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  • : Le blog d'Adriana Evangelizt... Segolene Royal présidente... pourquoi pas ? Une idée séduisante que nous opposons à Dominique de Villepin. Un vrai face à face en finale aux présidentielles. Qui va gagner ? Le noble ou la Joconde... ? Faites vos jeux, e
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Plaidoyer relatif en faveur de Ségolène Royal

 

 

"Tout ce qui est réel est rationnel, tout ce qui est rationnel est réel", vous connaissez tous à fond cette fameuse formule hégélo-marxienne, laquelle bien maîtrisée vous aura permis de piger avec un max d’acuité dialectique tout le bordel ambiant, ses tristes évidences, ses blablas autoaffabulateurs.

C’est bien, citoyens, que vous ayez compris les banlieues, la crise crasse du logement, l’augmentation des prix du champagne concomitante, la vocation des Grandes écoles et notamment de Sciences po Paris à incarner la très promotionnelle justice sociale républicaine (AC ! IEP, DAL, HEC, ascenseurs Combalusiers, tous ensemble, tous ensemble ! Même combat !)

Aujourd’hui néanmoins, on va reprendre pour vous à son départ le cas spécifique Ségolène Royal. Vous n’êtes en effet certainement pas au mieux sur le sujet. Pour abréger et faire pédagogique, l’étude de cas et ses conclusions se présenteront sous la forme d’un plaidoyer (relatif) en faveur de Ségolène Royal.

Au départ donc, l’affaire Ségolène Royal démarre de façon impromptue, Ségolène annonce tout de go se présenter aux élections présidentielles. Bon ! bhof ! On n’a pas encore à ce moment une vue globale, on a seulement une vue particulière : bref, pour tout dire, on n’a rien absolument contre mais franchement rien pour non plus sspécialement.

Ségolène, belle, royale, grande jeule, exhibitionniste en diable mais jamais nue, portée comme Socrate sur l’accouchement en public, Ségolène avait toujours plus ou moins représenté pour nous l’incarnation du socialisme bobo radical, énarchique et suffisant qui vous fout spontanément des plaques d’urticaire, qui a foutu Lionel en l’air avec le clip télé du 20 avril 2002.

Eh bien, disons-le cette approche négative et mauvaise doit être éradiquée : L’hostilité à Ségolène relève du machisme le plus primaire. Les "Chiennes de garde" à juste titre et le Nouvel Obs ont fait beaucoup de pédagogie là-dessus. Ils continuent.

-1° Première approche. Si Ségolène vous paraît mégalo et imbuvable, les mecs dirigeants du PS le sont autant et plus, donc y a pas de raison de pas la prendre elle.
-2° Si vous vous croyez féministe parce que vous soutenez Arlette, vous êtes un beau salaud, car l’expérience montre qu’Arlette n’a concrètement aucune chance d’être élue.
-3° Si vous pensez que le candidat progressiste idéal à la présidence 2007 serait une femme, mère, pas mariée, noire, lesbienne, etc., vous vous enferrez parce que Christiane Taubira n’est pas lesbienne.
-4° Bref, Ségolène a les meilleures chances pour elle, elle a les meilleurs sondages chez les ados socialistes ségolènistes, elle sauvera la France sans ouïr de voix et sans zouir François.
-5° Cette première approche met un terme à la question "particulière", celle de la personnalité, elle met un terme à la question de la compétence qui n’a pas de sens au niveau de la présidence. Ségolène est fiable.

*** La deuxième approche, plus délicate, est celle de la logique globale du PS et de la gauche. Passons sur les apparences (Les choix à première vue les plus absurdes dissimulent forcément une finalité cachée). Le PS veut-il ou ne veut-il pas être élu, voilà la question ? Dans les deux cas, Ségolène serait le truc gagnant même en perdant.

-6° Avec son programme d’augmentation des impôts et l’idée de piquer aux riches, le PS ne peut que plaire aux plus fauchés, mais qui ne votent pas PS, il déplait forcément aux 5 millions de fonctionnaires qui en paient un petit peu et qui votent pour lui : choix perdant mathématiquement. Ségo, en revanche, a les maths de son côté. Elle perd les hommes qui sont massivement machistes, gagne les femmes qui ne le sont pas, s’offre en sus les types atypiques et progressistes : Calcule comme tu veux ça te fait au finish plus de 50%. Gagnant !

-7° En outre, si elle se présente contre Villepin qui est un vieux copain (de l’ENA). Qu’elle perde ou gagne, une cohabitation sereine redevient possible au sommet de l’Etat, cela n’est pas négligeable

-8° Même si au pire le PS sort un assez mauvais programme général, on sait que Ségolène restaurera le Service militaire qui est notoirement démocratique, intelligent et performant, et qui évitera de se tromper de coupable quand on tient à étouffer peinardement un dangereux "violeur" ivoirien (On suppose que vous avez suivi l’histoire ? Pour la discrétion en tout cas c’est loupé !). On peut attendre aussi de Ségolène une réforme plus poussée de l’orthographe française, qu’elle a commencée, cela ne fera de peine à personne, la dictée est partie à la retraite avec Pivot.

-9° Dernier point : On ne peut entretenir toutes les haines contre Ségolène, Ségolène reste la seule, rappelons-le, à vouloir fermer le Sénat.

-10° Donc pour résumer (bis repetita placent), Ségolène a d’excellentes chances de réussite et on ne voit personne d’autre capable de réformer la France d’une façon aussi crispante et marrante. Nous estimons que c’est in fine la raison essentielle de voter pour elle.

Sources : BELLACIAO

Posté par Adriana Evangelizt

 

Du cas spécifique Ségolène Royal à l'idée générale d'une candidature féminine à la présidentielle

 

 

Depuis la rentrée, le Nouvel Observateur s'active au pas de charge et au clairon dans la promo de Ségolène Royal pour la présidentielle. Vous trouverez cette semaine la photo de Ségo en page de couverture et ses bons mots à l'intérieur.
-  
http://permanent.nouvelobs.com/poli...

La semaine prochaine vous aurez ses voeux de Noël, ensuite ses voeux de bonne année, puis viendront sa recette de la galette des rois et ses trucs sympas de mardi gras.

Est-ce trop ? Est-ce trop tôt ? Est-ce surtout le bon lot ? : Nous ne jugerons ici ni du timing, ni du tempo, ni du choix spécifique de Ségo.

Oublions donc Ségo un moment, une chose dans cette affaire mérite nous semble-t-il d'être avancée : l'idée d'une candidature féminine s'est finalement trouvée accréditée, sans donner lieu aux réticences débordantes que certains-certaines avaient cru devoir pronostiquer.

Soit que tout le monde s'en foute en vérité, soit que tous trouvent désormais la chose normale sans y penser, l'idée d'une femme présidente ne déclenche, dieu merci, pas le moindre tapage.

Eh bien si c'est ça, c'est l'occase de foncer ! Bien sûr à cet argument féministe s'oppose le contre-argument que femme ne constitue pas en soi une raison suffisante quand il s'agit de choisir le meilleur ou la meilleure pour devenir président ou présidente d'une nation.

Sauf que, contre-argument du contre-argument, depuis Marie de Médicis les femmes ont été rares et que ces 20 dernières années, les hommes ont été élus quasi-exclusivement sur des bobards. A elles donc, les femmes, il convient de ne pas faire grief d'avoir des sous-calfs et des nibards qui n'ont à voir dans cette histoire.

Le monde sera-t-il meilleur parce qu'il aura une femme présidente ?

Non ! mais alors qu'il ne bouge sur rien, il bougera sur quelque chose. Les femmes entreront un peu mieux dans le gouvernement, dans les cabinets, à l'Assemblée. Si peu que ce soit, ce sera bien, Et pour la classe politique ce sera, soyez en sûr, une véritable punition.

Déclarons 2007, année des candidates.

Outre Ségo, on ne manque pas de ressources à gauche : Marie-Georges, Arlette, Christiane Taubira, (qui mettrait tant de baume au coeur des domiens, notez cela), Elisabeth, Martine....

Il faut unir la gauche sur cette idée ! (euh évidemment en l'imposant, y a pas moyen autrement ! Mais rien que de voir leurs têtes ce sera très marrant).

Un deuxième mérite de l'idée, beaucoup plus fort encore, c'est qu'il n'est pas impossible de l'imposer à droite également. Là, je te dis pas, si on y arrive, ce sera le big bang de l'hilarant !

Et pour se replacer pour finir dans l'optique propre qui est celle du Nouvel Obs, ce n'est pas à un duel final Royal-Sarkozy que nous devons vouer nos efforts, c'est à un duel Royal-Sarkoza. Nous sommes nous faits très clairement comprendre ?

Sources : OCSENA

Posté par Adriana Evangelizt

 

La tornade Ségolène

par Philippe Bidalon


Le souci permanent de son image et l'autoritarisme de ses décisions irritent ses propres amis politiques, alors que les conflits avec ses vice-présidents révèlent le malaise de l'institution régionale… Mais, forte de sa popularité, la Zapatera du Poitou maintient le cap qu'elle s'est fixé

La Laguna glisse doucement vers l'établissement régional d'enseignement adapté (Erea) Anne-Frank, à Mignaloux-Beauvoir, dans la banlieue de Poitiers. Massés devant la grille d'entrée, élèves, éducateurs, professeurs et proviseur patientent sagement. Tous attendent Mme la présidente du conseil régional. La bonne fée apporte des chèques «permis de conduire» aux six premiers bénéficiaires de cette nouvelle aide, accordée par l'assemblée qu'elle dirige: 1 200 euros pour les jeunes ayant obtenu un CAP dans un métier «difficile» (bâtiment, hôtellerie, restauration), qu'elle entend réhabiliter de la sorte.


Discours du directeur, réponse de la star locale, qui regrette au passage «la suppression du service national, bien pratique pour apprendre à conduire» et dénonce «la discrimination sociale qui résulte du coût trop élevé de cet examen». La nostalgie de la fille de colonel d'artillerie laisse vite la place à la députée socialiste... En aparté, elle savoure d'avoir devancé et dépassé le projet du gouvernement - six jours plus tard, Dominique Perben annoncera le lancement du «permis à 1 euro par jour», un prêt bonifié pour les 16-25 ans. Sous les yeux ronds des jeunes et les flashs de la PQR, la mise en scène est parfaite: remise de la médaille de la région au proviseur de l'établissement, présentation des six impétrants et photos de groupe avec un énorme chèque factice, derrière lequel la menue Ségolène Royal pourrait presque disparaître. Pas grave… sa signature est suffisamment ostentatoire pour que les lecteurs de la presse locale ne s'y trompent pas.
 
«On a l'impression de travailler davantage pour l'image de Ségolène Royal qu'en faveur des habitants de la région»
Cet épisode anodin résume assez bien le malaise qui saisit l'assemblée régionale depuis mars 2004. La présidente travaille-t-elle plus pour son image que pour celle de Poitou-Charentes? La question en taraude plus d'un du côté de la rue de l'Ancienne-Comédie, à Poitiers, siège de la Maison de la région. Curieusement, c'est dans son propre camp - et dans les services de l'institution régionale - que les ressentiments se révèlent les plus forts. Il est vrai que, assommée par la défaite, la droite locale a mis du temps à remonter sur le ring. Les critiques les plus acerbes proviennent donc des partis de la majorité - PS, PC, Verts - dont certains conseillers s'irritent des méthodes de Mme Royal. «Autoritaire, cassante, méprisante, menteuse, démagogue, populiste…»: les camarades ont la dent dure. Souvent off, bien sûr, car chacun est soucieux de ne pas envenimer des relations déjà difficiles, voire exécrables, avec la présidente de la région. Ils regrettent le manque de collégialité et de transparence des décisions. Il faut dire que la culture du PS et des Verts se nourrit de débats et de votes multiples.

«Elle n'écoute pas, court-circuite tout le monde», se plaint une élue (PS), agacée de voir surgir en commission permanente des propositions concernant son domaine de compétence sans en avoir été avertie préalablement. «On aimerait que la "démocratie participative" [chère à la présidente] s'applique aussi au sein du conseil», remarque Marie Legrand, vice-présidente chargée de l'environnement (Verts), qui discerne toutefois des «avancées». D'autres, moins indulgents, s'inquiètent de la personnalisation du pouvoir et d'une communication au service exclusif de la présidente. «On a l'impression de travailler davantage pour l'image de Ségolène Royal qu'en faveur des habitants de la région», lâche l'une de ses colistières. Un sentiment que partagent plusieurs journalistes locaux. D'abord emballés par le style Royal et par la multiplication des points presse, ils se sont lassés de ces annonces incessantes. Certains se sont même sentis manipulés. L'un d'eux raconte comment, en pleine controverse sur le Gaucho (l'insecticide tueur d'abeilles), invité à suivre Ségolène Royal chez un apiculteur, il a vu débarquer l'équipe technique de Sagas, l'émission people de Stéphane Bern sur TF 1: «Elle n'avait rien à dire. Nous n'étions là que pour jouer les figurants de la séquence consacrée à Mme Royal!» s'insurge-t-il encore.
Mais Ségolène ne compte pas que des déçus ou des ennemis en Poitou-Charentes. Sa popularité n'a pas faibli. Dans la rue, petits et grands se précipitent pour lui demander un autographe. Au-delà de sa garde rapprochée, nombre de ses colistiers demeurent sous le charme de cette femme séduisante, «à la forte capacité de décision», comme elle se définit elle-même lorsqu'on la titille sur son autoritarisme. «Certains vous diront que les rapports avec Ségolène sont difficiles, prévient Paul Fromonteil, vice-président (PC). Pour ma part, je lui dis souvent: "Tu es exigeante, mais tes exigences sont stimulantes."»

A l'énoncé des reproches qui lui sont adressés, la présidente veut relativiser la fronde. «Les débuts ont peut-être été compliqués pour certains, surpris par le rythme de notre travail. Il fallait vite marquer le changement de majorité, mettre en œuvre notre programme. C'est vrai, je secoue les gens, mais nous sommes responsables devant les électeurs. La région a un devoir d'impulsion. Les fonctionnaires doivent être au service des gens, pas des papiers», explique-t-elle de sa voix suave. «Aujourd'hui, nous avons trouvé une vitesse de croisière, les problèmes sont derrière nous. Chacun est à la bonne place et connaît sa mission», conclut la presque candidate à l'Elysée. Avant d'annoncer, pour illustrer sa bonne volonté, quatre nouvelles délégations de signature. Les heureux récipiendaires comptent parmi ses réputés proches.

Jusqu'à présent, seul Jean-François Fountaine, premier vice-président (PS), bénéficiait de ce privilège, pourtant assez répandu dans les collectivités territoriales. Mais les relations du vice-président de la communauté d'agglomération de La Rochelle, navigateur et patron d'un chantier naval renommé, avec la présidente ont vite mal tourné. Contacté, Fountaine n'a pas souhaité s'exprimer. Leurs conflits sont devenus quasi publics, notamment lorsque Royal a voulu supprimer la subvention au Grand Pavois, le Salon nautique rochelais. Ou lorsque le marin lui a déchiré sous le nez une délibération sur la suppression d'un organisme de formation, la mettant au défi de réunir une majorité à la commission permanente sur cette question. «Elle a reculé. Elle n'oubliera pas», augure un familier du palais. «Il aurait pu être le n° 1 de la gauche, en 2004; il espérait devenir le "n° 1 bis" et s'accommode mal de n'être que le n° 2», tente d'expliquer, un brin malicieux, Denis Leroy, autre élu rochelais (PS) et véritable porte-flingue de la présidente.
 
«Mme Royal est un formidable produit de marketing politique. Son nom claque comme une marque»
 

Reste que les deux têtes de l'exécutif - Mme Royal n'en voit évidemment qu'une - ne communiqueraient plus que par écrit. Ambiance! Et ce ne sont pas les soudaines promotions de Catherine Quéré, Brigitte Tondusson, Jean-François Macaire et Jean Grellier, tous vice-présidents (PS), qui changeront quelque chose: les trois premiers passent pour des inconditionnels de «Super Ségolène»; le quatrième, respecté maire de Cerizay (Deux-Sèvres), se tient en dehors des soubresauts de la majorité régionale. «Ces délégations affaiblissent plus Fountaine, qui doit partager, qu'elles ne démontrent le souci de collégialité de la présidente», grince un proche de l'ancien navigateur. «Elle préfère décidément s'entourer d'admirateurs plutôt que de collaborateurs», persifle une conseillère socialiste.

Beaucoup, à droite comme à gauche, s'inquiètent par ailleurs de la confusion entre la direction générale des services et le cabinet. Le maire (PS) de Poitiers, Jacques Santrot, rappelle la règle qui prévaut dans sa ville: «La première met en œuvre les mesures votées par la majorité; le second vérifie la conformité entre la décision politique et le traitement administratif. Cela suppose une séparation claire entre les deux. La bonne marche de l'institution en dépend.» Or, depuis 2004, le DGS, Jean-Luc Fulachier (qui cumula même les deux directions durant plusieurs mois), et ses adjoints exercent un rôle éminemment politique à la tête des services. Efficacité redoublée ou dysfonctionnement?

Ségolène Royal ne cache pas que les lenteurs administratives l'agacent: «Le temps administratif doit rejoindre le temps citoyen, théorise-t-elle. Les contrôles tatillons troublent la visibilité de nos actions, les dossiers sont instruits avant le vote: pourquoi recommencer après?» poursuit-elle, faussement ingénue.

A l'en croire, la région serait donc passée du train de sénateur de l'ère Raffarin-Morin au rythme effréné de la Zapatera du Poitou. Pas si simple, car, si la présidente apprécie les méthodes commando et cède au culte de l'efficacité, il n'en reste pas moins qu'on entend sourdre, aux quatre coins de Poitou-Charentes, le trouble et l'agacement de tous ceux, corps intermédiaires ou particuliers, qui attendent la suite donnée à leurs courriers et à leurs requêtes. «Le nouveau mode d'emploi à suivre n'est pas clair. Il m'a fallu, par exemple, un an pour obtenir une réponse concernant une subvention à une association que je préside, observe Geneviève Gaillard, l'autre députée PS des Deux-Sèvres. Mes interlocuteurs habituels, agents des services et vice-présidents issus de mon département, étaient dans le bleu. Moi aussi, jusqu'à ce que la présidente m'informe que je devais en discuter avec elle... et seulement avec elle.» Un centralisme outrancier qui ralentit pour le moins l'action de la région.

 
«Son populisme m'effare: elle est souvent à la limite de la diffamation et cherche sans cesse à discréditer ses adversaires»

Dès le mois de juin 2004, la fronde de certains vice-présidents amène la présidente à consulter un cabinet-conseil sur le fonctionnement de l'institution régionale. Pour un peu moins de 90 000 euros, juste la limite avant l'appel d'offres et la publicité de l'opération, César Consulting - dirigé par l'ancien ministre UDF Gérard Longuet! - a «audité» l'exécutif et ses rouages. «Ils ont fait des propositions intelligentes, certaines suivies d'effet, note Marie Legrand. Mais, un an après, le malaise est toujours perceptible dans le quotidien de l'institution régionale.»

Pourtant, au soir du 28 mars 2004, l'avenir semblait radieux pour la gauche picto-charentaise. Elue avec 55% des suffrages, Ségolène Royal veut jouer la transparence totale en lançant le slogan «Un euro dépensé = un euro utile» et en instaurant la démocratie participative. «L'argent allait à l'argent, affirme-t-elle. Il fallait en finir avec la région guichet, où les aides et les financements se renouvelaient chaque année sans contrôle.» Vœux pieux? En tout cas, des propos terriblement efficaces auprès de cette «France d'en bas» que son vieil ennemi Raffarin voulait écouter. Royal, elle, préfère lui parler, persuadée de la comprendre, quitte à flatter ses instincts les moins élevés. Volontiers moraliste, elle se fait vite procureur, dressant des réquisitoires implacables, jetant l'opprobre même, comme lorsqu'elle laisse entendre, durant la campagne, que l'équipe UMP se servirait dans la caisse et réclame sur leur gestion un audit à la cour régionale des comptes, qui lavera Elisabeth Morin et son équipe de l'infamante allusion. Sous le joli minois de la Dame du Poitou percent alors les traits d'un Robespierre en jupons.

Des économies symboliques

«Mme Royal est un formidable produit de marketing politique, assène Dominique Clément, maire (divers droite) de Saint-Benoît (Vienne) et conseiller régional. Son nom claque comme une marque.» Et cet ami de Jean-Pierre Raffarin parle en expert: lui-même est un professionnel de la communication. «La salle des trophées est pleine, celle des projets, vide !» clame-t-il dans un communiqué offensif. Il lui est plutôt pénible, comme à Elisabeth Morin, d'assister à la démolition des réalisations de l'équipe UMP: Ségolène Royal a notamment fermé la Maison Poitou-Charentes, à Paris, l'Ecole des projets et Caprilia, puis remis en question la desserte de Ryanair à Poitiers. «Un lieu de cocktails pour l'UMP dans la capitale à de rares exceptions près, des débats bidon où glosaient les copains de Raffarin, une structure déficitaire sans représentation réelle des éleveurs, un comportement de voyou qui rançonne les collectivités locales...»: les actes d'accusation sont sommaires, mais sans appel!

A peine élue, la nouvelle présidente annonce des économies... toutes symboliques: la légère diminution des indemnités des conseillers, l'interdiction signifiée aux élus d'opposition d'assister aux repas de la commission permanente et le changement du véhicule mis à sa disposition, une Vel Satis, jugée trop rutilante; elle réclame une autre voiture, plus humble. Va pour une Laguna diesel de cylindrée moyenne. Mais, la région étant liée par un contrat de location-vente portant sur la Vel Satis, cette dernière restera discrètement bâchée, de longs mois, dans le parking de la rue de l'Ancienne-Comédie. Résultat: peu d'argent public épargné, mais qu'importe, l'essentiel était dans l'annonce, le «coup», qui ravit l'électeur, toujours prompt à stigmatiser le train de vie des élus et à soupçonner les prébendes.

«Elle construit son personnage depuis longtemps, déclare Elisabeth Morin, l'ancienne présidente (UMP). Son populisme m'effare: elle est souvent à la limite de la diffamation et cherche sans cesse à discréditer ses adversaires. Ainsi, quand elle a débarqué sans prévenir, tout juste élue, à la Maison Poitou-Charentes, à Paris. Elle a eu du mal à cacher sa déception de ne pas trouver l'appartement dissimulé au milieu des bureaux qu'elle espérait. Son existence aurait bien évidemment étayé tous les fantasmes sur l'abus de biens publics auquel se serait livré l'ancien exécutif régional.» «Ces bureaux étaient très pratiques pour les rendez-vous professionnels dans la capitale, constate Geneviève Gaillard. Tous les élus et les chefs d'entreprise y étaient les bienvenus. Je n'ai pas compris la brutalité de la décision de Mme Royal.» «Même François Mitterrand appréciait d'y passer un moment», glisse Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture et élu dans la Charente-Maritime, comme pour mieux faire sentir l'ineptie de cette fermeture. Reste que la vente des murs devrait rapporter à la région 1,3 million d'euros: les économies sont ici bien réelles. A l'image de celles opérées sur les dépenses de communication institutionnelle (quelque 4 millions d'euros). «La région, c'est moi!» aurait-elle l'habitude de dire. Il est vrai qu'avec Ségolène, Poitou-Charentes n'a pas fini d'être à la Une…
Sources : L'EXPRESS

SA GARDE RAPPROCHEE

 

Ils sont huit, hommes et femmes, et tiennent les principaux rouages de l'administration régionale. Point commun: un total dévouement à leur patronne. Portraits


Sans réseaux ni féaux, la première dame de Poitou-Charentes ne s'appuie que sur une poignée de collaborateurs, dont certains étrangers à la région. Aux avant-postes, Jean-Luc Fulachier, 43 ans, directeur général des services (DGS), passe - avec raison - pour le «grand vizir» du palais. Ce bourreau de travail, formé à l'ENA, est un pur produit des cabinets ministériels - notamment au ministère de la Famille, de mars 2000 à 2002, où il dirigea le cabinet de Ségolène Royal, après avoir travaillé auprès de Dominique Strauss-Kahn, à Bercy. C'est l'homme de confiance, celui qui sait tout et par lequel tout passe, le cerbère des parapheurs, dont les piles dans son bureau impressionnent. Manifestement transi d'admiration pour sa patronne, il sort son stylo de sa poche, tel un mamelouk son sabre pour protéger sa suzeraine.


Dans sa tâche, il est secondé par trois adjoints qui tiennent l'administration régionale sous surveillance et attribuent parfois un rôle politique à leur action. Daniel Barillot, 53 ans et ancien des cabinets Royal, de 1995 à 2002, a la haute main sur l'économie, l'agriculture, l'environnement, les territoires, et François Scarbonchi, 47 ans, arrivé de la communauté urbaine de Bordeaux, s'occupe de la DRH et des finances. Plus «techno», Sylvie Petitjean, ancienne patronne de l'ANPE Poitou-Charentes, veille sur les lycées et la formation (près de 50% du budget).


L'un des conseils prodigués par César Consulting était de mettre un terme au cumul exercé par Fulachier des directions des services et du cabinet. Danielle Mailhé, 54 ans, a ainsi été nommée à la tête du second, en février dernier. Cette ancienne sous-préfète de Jonzac, puis chargée de la politique de la ville en Loire-Atlantique, rompue aux arcanes des collectivités locales et au travail avec les élus, emporte l'estime de tous avec une rare unanimité - conseillers de gauche et de droite, personnel des services. «Elle fait ce qu'elle peut pour mettre de l'huile dans les rouages, mais ses pouvoirs sont réduits», regrette toutefois une vice-présidente, tandis qu'un élu d'opposition confie que «sa principale tâche consiste à mettre du baume sur les bobos à l'âme et à l'ego des membres de la majorité»! «Elle ne contrôle même pas les deux cow-boys», pointe une élue, au sujet des deux chargés de mission, Guillaume Choisy et Benoît Pichard. Le premier, châtelleraudais de 29 ans, était permanent de la Confédération paysanne avant de devenir l'attaché parlementaire de Ségolène Royal, voilà deux ans. Pichard, né à Poitiers en 1975, a été successivement le collaborateur de l'ex-député PS de la Vienne Philippe Decaudin et du maire socialiste d'Aurillac (Cantal), René Souchon. Les deux sherpas ne répondraient de leurs faits et gestes qu'à la présidente, qu'ils accompagnent partout, à tour de rôle.


L'âme, enfin, de cette garde rapprochée n'a bizarrement pas de bureau au conseil régional. Denis Leroy, 52 ans, patron d'une structure culturelle rochelaise durant quinze ans, conseiller général PS et adjoint au maire de l'ancienne cité huguenote, a été nommé par la présidente, faute de pouvoir en faire son directeur de cabinet, à la tête du comité régional du tourisme. C'est lui qui a dirigé la longue et efficace campagne de 2004. «Il y a chez Ségolène une vérité authentique et un grand courage, elle ne triche pas...», déclare l'inconditionnel. Toujours derrière elle sur les plateaux de télévision - il n'oublie jamais de lui organiser une surprise pour son anniversaire - cet homme courtois et avisé compte parmi ceux qui croient le plus au destin national de son égérie. Nul doute qu'il le lui répète plus qu'à l'envi.
Sources : L'EXPRESS

L'exception charentaise


par Philippe Bidalon

 

Entre les militants socialistes de Charente et la présidente, le courant a du mal à passer


L'air de l'atypique et complexe Charente semble ne pas réussir à la nouvelle présidente du conseil régional. Aussi surprenant que cela paraisse, c'est dans ce département, qui lui a offert son meilleur score (57,9%), qu'un oursin rose s'est glissé dans ses escarpins. Il faut dire que cela avait mal commencé: en contestant et en modifiant, en 2004, l'ordre de la liste départementale qu'elle avait adoubée, les militants socialistes charentais l'avaient passablement irritée. Puis, au lendemain de son sacre régional, le basculement à gauche du conseil général l'obligea à partager la Une de La Charente libre. Enfin, au sein de la fédération du PS, les vigoureux appels à voter non, en juin dernier, et, récemment, à renvoyer le premier secrétaire, François Hollande, dans son foyer ne risquaient pas de détendre l'atmosphère ! Jusqu'à la divine surprise de la victoire de la motion Hollande, qui fragilise les fabiusiens à la tête du PS charentais.


La Walkyrie du Poitou n'aime pas qu'on lui résiste. Est-ce pour cela qu'elle s'est opposée au choix du nouveau site du Fonds régional d'art contemporain (Frac) à Angoulême, et a annoncé la fin des subventions à Magelis et aux Gastronomades, avant, à chaque fois, de se raviser ? A la Maison de région, elle débaptise la salle Chardonne, écrivain charentais très prisé par Mitterrand et qui avait choisi le mauvais camp pendant l'Occupation. En visite à Cognac, en compagnie d'une des vice-présidentes PS, Catherine Quéré, productrice de pineau en Charente-Maritime, Royal déclare devant les caméras d'Envoyé spécial (France 2) que, «pour prendre cette ville à la droite, il faudrait une femme notable de centre gauche…». Michel Gourinchas, secrétaire fédéral du PS et candidat déclaré à la mairie, a apprécié ! Aussi, lorsque la présidente a fait savoir qu'elle ne pourrait pas être présente au vernissage de l'exposition Cent Ans de socialisme, au couvent des Récollets, les militants cognaçais du PS se sont vite consolés.
Sources : L'EXPRESS

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