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Mardi 8 mai 2007

La démocratie participative daterait de la Révolution... et sera stoppée par Napoléon Bonaparte... doit-on y voir un signe ?

 

La Révolution invente la démocratie participative


Par Paule Valois




A u début de la Révolution française, les clubs, les sections ou les sociétés populaires, instaurés dans la capitale et dans les villes de province, sont des lieux d'échanges et de propositions : une forme de démocratie participative prônée par Ségolène Royale (photo). Dans tous les cas, les citoyens « d'en bas » participent au débat public et veulent influer sur les décisions politiques qui s'ensuivent. Entre 1789 et 1794, on estime que 5 221 communes ont eu au moins une société. Au sein de ce mouvement, la présence des femmes se révèle importante. Celles que l'on appelle les « tricoteuses » ne se contentent pas d'écouter ou de huer les orateurs, elles participent. Même si elles ne possèdent pas de droits politiques, elles débattent et donnent leur avis, notamment dans les sociétés « mixtes ». A l'exception des clubs des Jacobins et des Cordeliers qui, eux, n'admettent pas les femmes, sauf comme spectatrices.

« Le parti démocratique se développa grâce à la multiplication des clubs populaires », écrit Albert Soboul dans La Révolution française. Il ajoute : « Ces sociétés populaires, qui admettaient les citoyens passifs (exclus du suffrage censitaire en 1791), constituèrent en mai 1791 un comité central. » Il évoque aussi la participation des femmes en indiquant que l'instituteur Dansard fonda, le 2 février 1790, la Société fraternelle des patriotes de l'un et l'autre sexe. Puis naissent des clubs spécifiquement féminins : on en compte une trentaine en province entre 1789 et 1791. Leurs membres envoient des députations aux assemblées, chargées de défendre des idées qui ne concernent pas seulement le sort des femmes. Dominique Godineau explique dans Citoyennes tricoteuses que : « C'est en oeuvrant pour le bien général qu'elles s'efforcèrent alors de donner un sens au mot [citoyenne]. Or, pour les révolutionnaires, c'est de la réunion que l'on peut attendre les meilleurs bienfaits. »

A Paris, en mai 1793, les représentantes du Club des citoyennes républicaines révolutionnaires sont reçues au club des Jacobins afin d'y lire leurs propositions pour « sauver la patrie ». Elles se rendent dans ces clubs pour s'adresser aux députés et s'invitent à l'Assemblée. En février 1793, des femmes de la section des Quatre-Nations demandent à la Convention d'agir contre la crise de l'approvisionnement ; en mai 1793, une députation de la section du faubourg Saint-Antoine profère des menaces d'insurrection s'il n'y a pas de mesures sur la limitation du prix des denrées. Cette période de démocratie participative sera stoppée par le général Bonaparte !

Sources
Historia

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 20 avril 2007

Ségolène Royal promet une présidence sans gaspillages
La candidate PS fustige les dépenses somptuaires de l'Elysée.
Par David REVAULT D'ALLONNES
Adieu gaspillages inconsidérés, dépenses publiques somptuaires et autres frais de bouche démesurés ! Promis, juré : Ségolène Royal la jouera modeste. «La présidence de la République doit devenir économe et transparente», a-t-elle expliqué hier, à Paris, soucieuse de «mettre fin à cette dérive monarchique qui consiste à faire croire qu'un chef de l'Etat peut dépenser l'argent public sans contrôle et sans limite». 
Déclarant que le budget de l'Elysée avait «augmenté de 798 %» sous les deux mandats de Jacques Chirac «sans que le Parlement ait eu accès à une explication sur les raisons de cette inflation financière», la candidate, à cinq jours du premier tour, a donc opportunément sorti de sa besace électorale cinq mesures contre «l'opacité» du train de vie de l'Etat. «Pour faire en sorte que la présidence de la République devienne vraiment républicaine», explique-t-elle. Et, surtout, mettre à gauche les électeurs, en attendant de faire de même avec les deniers publics.
«Un euro dépensé est un euro utile», a coutume de dire Royal, qui annonce un budget de la présidence «soumis au débat parlementaire dans le cadre de la loi de finances, dans la totalité et la précision des dépenses», ainsi qu'au contrôle de la Cour des comptes. Un budget d'où seront expurgées, s'engage-t-elle, «toutes les dépenses à vocation privée. Déplacements, vacances, prise en charge de la famille ou des amis seront désormais interdits» au chef de l'Etat comme aux ministres. «Il n'y aura plus de ministre logé, nourri, blanchi aux frais du contribuable dans les ministères», assure la candidate qui, se fondant sur les travaux du député (PS) René Dosière, entend «réduire de moitié les frais de réception». «On peut incarner la grandeur de la France en faisant en sorte que les frais de réception restent dans des limites raisonnables.» Et mettre en place une commission chargée d' «évaluer l'inventaire des propriétés qui dépendent de l'Elysée et des ministères». Laquelle commission «proposera l'ouverture au public de tous les parcs et jardins qui dépendent de ces propriétés» .
Un patrimoine accessible au peuple, donc. Et des annonces qui le sont tout autant. Royal prédit «un Etat impartial, républicain, citoyen, transparent, qui donne l'exemple». Un modèle qu'elle a évoqué lundi soir à Nantes, et sur lequel elle devrait s'étendre dans les prochains jours. Sans s'économiser ?
Sources Libération

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 30 mars 2007

C'est sûr qu'ils mentent pour les chiffres du chômage. D'abord, ils ne comptent pas tous les chômeurs qui sont radiés des listes et qui passent dans les minimas sociaux, RMI et Allocation Spécifique de Solidarité. Ceux là passent à l'as et il y a une explosion de Rmistes. Nous avons plusieurs connaissances travaillant en ANPE qui savent de quoi il retourne. D'ailleurs pourquoi ont-ils fait grève Jeudi ? Une des raisons est qu'ils faut qu'ils reçoivent un maximum de chômeurs et qu'ils sont un minimum, il y a donc surcharge de travail. Les chiffres sont trafiqués.

Les chiffres du chômage contestés,

Royal propose un "contrat première chance

Plusieurs candidats ont contesté vendredi les chiffres du chômage, tandis que Ségolène Royal proposait une nouvelle mesure pour l'emploi des jeunes et que Nicolas Sarkozy continuait de dominer les sondages.

Les statistiques officielles annoncées jeudi -recul de 1% en février du nombre de chômeurs et de 0,1 point du taux de chômage à 8,4%- ont valu au gouvernement d'être accusé de tricherie par plusieurs candidats.

Guillaume Peltier, porte-parole de Philippe de Villiers (MPF), mais aussi Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal (PS), ont dénoncé chacun de leur côté une "manipulation".

"Qui va croire ces balivernes?", s'est emportée Arlette Laguiller (Lutte ouvrière), assurant comme Marie-George Buffet (PCF) que le chômage serait en fait beaucoup plus élevé.

A Guéret, la socialiste Ségolène Royal a lancé l'idée d'un "contrat première chance", proposant aux artisans et commerçants de recruter sans frais pendant un an des jeunes non qualifiés, pour les embaucher ensuite de manière ferme. Les régions paieraient, soutenues par l'Etat.

Nicolas Sarkozy, qui était en meeting à Nice, demeure en tête dans les quatre sondages publiés vendredi. Le candidat UMP est stable ou en légère progression, avec 26% à 31,5% des intentions de vote au premier tour.

Ségolène Royal est stable dans l'ensemble, en deuxième position, entre 23% et 27%, tandis que François Bayrou baisse dans les quatre enquêtes. Son score s'échelonnerait entre 17,5% et 21%.

Enfin, Jean-Marie Le Pen progresse dans deux études, passant à 12% (+1) chez TNS-Sofres et à 15% (+2) pour CSA, trouvant un niveau qu'il n'avait pas atteint depuis des mois.

Au second tour, Nicolas Sarkozy serait élu face à Ségolène Royal, obtenant de 52% à 54% des voix selon les études.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Dimanche 25 mars 2007

Devant les étudiants de l'Unef,

Royal parle insertion professionnelle

La candidate du PS à la présidentielle Ségolène Royal a privilégié dimanche devant le congrès de l'Unef à Lille l'insertion professionnelle, dans une adresse à "une génération inquiète" et "cernée de discours de terreur et culpabilisants", celle qui a terrassé le CPE.

Alors qu'elle avait failli annuler sa venue devant les 800 délégués Unef, Ségolène Royal était très attendue sur les questions d'autonomie des universités, de sélection, de frais d'inscription ou encore de réforme de la Licence, terrains sur lesquels elle n'a pas encore de position arrêtée.

Elle a choisi de déplacer son propos sur l'emploi des jeunes, l'Europe et l'environnement. Manifestement fatiguée, elle s'est en effet dite soucieuse de ne pas s'adresser à "une corporation" de plus, les étudiants.

"Je n'accepte pas qu'on continue à dire que les jeunes sont moins bien formés. Non seulement ils sont bien mieux formés que ma génération, mais ils sont bien moins rémunérés et mal accueillis dans le système économique", a-t-elle déclaré. Elle a répété plusieurs fois que les jeunes formés et diplômés devaient avoir "un droit au premier emploi" dans les six mois suivant leur sortie d'études.

"J'appelerai les entreprises à faire confiance aux jeunes, et je suis convaincue qu'elles le feront parce qu'elles ne pourront plus s'en passer", a précisé Mme Royal devant les journalistes après son discours.

Ponctuant régulièrement son discours de quelques applaudissements, les délégués Unef lui ont réservé une longue ovation à l'issue de sa prestation.

La candidate leur a rappelé leur rôle crucial dans la mobilisation contre le CPE. "J'ai besoin que vous gardiez intacts votre goût du combat, votre colère, vos refus: la France a besoin de vos capacités d'indignation, de mobilisation, d'imagination", a-t-elle assuré.

Mme Royal a aussi repris la revendication phare de l'Unef, comme elle l'avait déjà annoncé à Grenoble fin janvier, d'une "allocation autonomie jeunesse sous condition de ressources".

Pour elle, contrairement à "ce que (lui) dit la droite", une allocation jeunesse "rapporte à l'intérêt général". "Ce qui coûte effroyablement cher, c'est l'échec, c'est le désespoir", a-t-elle lancé, provoquant un tonnerre d'applaudissements.

"Il fallait un certain courage pour venir affronter une salle qui ne lui était pas acquise", a commenté devant la presse Bruno Julliard, président de l'Unef. Il a estimé que Mme Royal avait "pris de la hauteur sur les questions de jeunesse et d'insertion professionnelle, qui est aujourd'hui le souci majeur de toute une génération". "Sur un certain nombre de points, évidemment, si elle gagne, on devra négocier", a-t-il néanmoins précisé.

"Elle est restée beaucoup sur des sujets généraux, elle n'a pas repris tous les points sur lesquels on avait interpellé les candidats, mais je suis contente qu'elle ait fait l'effort de venir", a commenté Lauriane Veran, 21 ans, déléguée Unef de Paris II, satisfaite aussi pour l'allocation jeunesse. "J'espère qu'elle va se prononcer plus tard sur l'autonomie des universités ou les frais d'inscription", a-t-elle ajouté.

"Elle a fait un discours plus en direction de la jeunesse qu'en direction de l'Unef", a renchéri Daniel Alexander, 20 ans, étudiant à Sciences-Po, pour qui "il y a quand même quelques propositions".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 16 mars 2007

Ségolène Royal s'engage à rouvrir le débat sur l'EPR


PARIS (Reuters) - Ségolène Royal s'engage à rouvrir le débat sur l'EPR, dans une lettre rendue publique par le réseau "Sortir du nucléaire".

Sa publication a eu lieu deux jours avant une manifestation nationale contre la construction du réacteur nucléaire de troisième génération.

"Je considère que la décision de lancer l'EPR a été prise par le gouvernement actuel dans des conditions d'analyse et de débat tout à fait contestables", écrit la candidate socialiste à l'élection présidentielle dans ce courrier, dont Reuters s'est procuré une copie.

"Je considère qu'on ne peut engager l'avenir énergétique de notre pays sans un débat approfondi non seulement sur l'EPR mais sur l'ensemble du dossier. J'engagerai donc ce débat", dit-elle.

Ségolène Royal déplore l'absence d'une "étude d'impact" au Parlement et remarque qu'aucune "justification précise n'a été apportée non plus quant au choix géographique de Flamanville et à la nécessité qui en découle de construire 150 kms de lignes à très haute tension".

S'il aurait préféré "une annulation pure et simple", le réseau "considère avec intérêt la perspective d'un nouveau débat pluraliste et équilibré".

L'organisation, qui regroupe plus de 700 associations écologistes, demande que la discussion publique soit précédée d'un moratoire suspensif sur les travaux en cours.

Samedi, "Sortir du nucléaire" organise cinq manifestations simultanées à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon et Toulouse pour "peser sur les candidats à la présidentielle".

Début février, le réseau avait demandé à tous les candidats leur position sur le nucléaire, précisant qu'il appellerait à ne pas voter pour ceux qui "ne se prononceront pas au moins pour l'annulation de l'EPR".

Dans son "pacte présidentiel", Ségolène Royal ne se prononce ni sur le réacteur de nouvelle génération, dont les décrets de construction n'ont pas encore été publiés, ni sur la future part du nucléaire dans la consommation d'électricité en France.

Lors d'un déplacement en Basse-Normandie, la région où doit être implanté le réacteur nucléaire, elle avait été interpellée par des manifestants écologistes qui réagissaient aux propos de son porte-parole, Arnaud Montebourg, selon qui la candidate s'acheminait vers un maintien de l'EPR.

Elle a en revanche affiché à de maintes reprises son intention de "soutenir massivement" les énergies renouvelables afin qu'elles représentent 20% de la consommation en 2020, une part qu'elle espère porter "le plus rapidement possible" à 50%.

Dans son courrier au réseau "Sortir du nucléaire", elle se réjouit que l'objectif de 20% ait été repris par l'Union européenne la semaine dernière. Elle estime cependant que cela ne pourra pas se faire "dans le cadre actuel".

"Voilà pourquoi le débat sur l'énergie doit être remis globalement à plat pour que nos choix nationaux nous engagent collectivement", écrit celle qui se présente comme la future présidente de "l'excellence environnementale".

Sources Boursier com

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Par Adriana EVANGELIZT
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Lundi 12 mars 2007

Ségolène Royal pour une euthanasie active sous conditions



Si elle était élue présidente, Ségolène Royal ferait voter au Parlement une loi permettant l'euthanasie active sous conditions, a confirmé lundi François Hollande. Selon le Premier secrétaire du PS, ce texte reprendrait la proposition de loi citoyenne défendue par Marie Humbert, qui prévoit d'inscrire dans le Code pénal une "exception d'euthanasie".

"Nous voulons en ce domaine légiférer, légiférer avec précaution, légiférer avec respect", après concertation avec les professions de santé et les familles, a confirmé M. Hollande lors d'un point presse. Précisant le contenu et la forme de cette loi, il a indiqué que le PS et sa candidate étaient "favorables à ce que la proposition de loi qu'on appelle Vincent Humbert puisse être déposée et discutée" pour instaurer, "avec toutes les précautions nécessaires", "le droit à mourir dans la dignité".

Avec l'association "Faut qu'on s'active", Marie Humbert milite pour l'inscription dans le Code pénal d'une "exception d'euthanasie" qui serait "strictement encadrée". Elle a bénéficié d'un non-lieu pour avoir aidé son fils Vincent, tétraplégique de 22 ans, à mourir en septembre 2003, avec le Dr Frédéric Chaussoy.

"Je serai satisfaite le jour où je verrai (Ségolène Royal) et où elle signera un engagement", a déclaré à l'Associated Press Marie Humbert. "Ça fait cinq ans que des promesses, j'en ai. Maintenant je veux du concret".

Alors qu'on lui demandait si des médecins et infirmières seraient autorisés à donner la mort, M. Hollande a répondu: "dans certaines conditions" et "avec strict respect de ces conditions". Parmi celles-ci, il a cité "l'intervention des familles", des "personnes concernées" quand elles le peuvent et des médecins. Ce faisant, le PS prend position en faveur de l'euthanasie active, quoique sous "contrôle". Celle-ci suppose l'administration d'un médicament pour provoquer la mort, tandis que l'euthanasie passive est l'arrêt d'un traitement, le débranchement d'un appareil ou le refus de l'acharnement thérapeutique.

Le 19 février, Ségolène Royal avait déjà annoncé qu'elle souhaitait "ouvrir le débat" sur l'euthanasie pour "apaiser les souffrances les plus intolérables". "L'ensemble des parties prenantes sera conduit à venir débattre et le Parlement sera saisi d'un texte de loi", avait-elle indiqué, confiant avoir elle-même été "confrontée à ce drame terrible". La candidate PS n'avait pas précisé si elle souhaitait une euthanasie active ou passive. Elle n'avait pas non plus dit si elle envisageait un projet de loi gouvernemental ou une proposition de loi d'origine parlementaire, seconde option que François Hollande semble privilégier.

Cette clarification du PS intervient alors que s'est ouvert lundi à Périgueux le procès d'une infirmière et d'un médecin, qui encourent jusqu'à 30 ans de réclusion pour avoir mis fin à la vie d'une patiente atteinte d'un cancer du pancréas en phase terminale en août 2003. Il y a quelques jours, 2.000 médecins et soignants ont appelé à une dépénalisation de l'euthanasie.

Ce débat sur la fin de vie s'est imposé au coeur de la campagne électorale. Nicolas Sarkozy a ainsi fait un pas en faveur de l'euthanasie, jugeant qu'"on ne peut pas rester les bras ballants devant la souffrance". François Bayrou a jugé lundi que "les dernières minutes, ça se passe entre le malade et le médecin. C'est une question de confiance, une question de regard et une question de conscience" et "ce n'est pas à la loi d'entrer dans cet instant-là". Le président du FN Jean-Marie Le Pen refuse, lui, toute euthanasie médicalement assistée.

La loi Leonetti sur la fin de vie du 22 avril 2005 a institué un droit à "laisser mourir" en autorisant un patient à refuser toute "obstination déraisonnable" quand il n'y a plus d'espoir, sans légaliser l'euthanasie.

Sources Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Lundi 5 mars 2007

Gouvernement: Royal ne doit rien à personne,

choisira "les plus compétents"


Ségolène Royal présentant son plan pour la défense le 3 mars 2007 à la Maison de la Chimie à Paris

Ségolène Royal choisira, si elle est élue présidente, "les plus compétents" pour former le gouvernement "en ayant naturellement la parité pour objectif" mais n'a "personne à placer et ne doit rien à personne si ce n’est au peuple français".

"Le gouvernement devra, chaque année, rendre compte de son action et vérifier qu’il dispose toujours bien de la confiance de l’Assemblée nationale", précise Mme Royal dans un entretien au Monde daté de mardi.

"Je ne suis liée à aucun réseau, aucune puissance d’argent, aucun lobby, aucun grand média, aucune grande entreprise. Je n’ai personne à placer et ne dois rien à personne si ce n’est au peuple français. Je suis d’une indépendance d’esprit totale", affirme Mme Royal.

Tout en se disant "fière d’appartenir" au PS, elle s'estime "suffisamment autonome pour ne (se) laisser enfermer dans aucun dogme".

Interrogée sur la présence d'autres personnalités que celles issues du PS dans un futur gouvernement, Mme Royal estime que "tous ceux qui se reconnaîtront dans le pacte présidentiel auront vocation à rejoindre le gouvernement et la majorité présidentielle".

La candidate indique qu'elle fonctionnera "forcément" très différemment de François Mitterrand car son élection "sera l'incarnation d'un changement profond de la présidence de la République, de son pouvoir comme de son allure".

"Je pense qu'il est possible de concilier la grandeur de la fonction et la simplicité, exercer pleinement le pouvoir, conduire une politique étrangère conforme à notre génie national et résister en même temps à cette tentation monarchique à laquelle la République a trop souvent cédé".

Pour autant la candidate PS, qui veut fonder son mandat "sur le principe de responsabilité" notamment en renforçant le contrôle de l'Assemblée sur l'Exécutif, n'envisage pas une diminution des prérogatives présidentielles.

"Présider, c'est arbitrer, décider, mais aussi parfois entrer dans le détail", explique-t-elle.

La réforme institutionnelle qui inclura notamment une limitation du cumul des mandats, la réforme du Sénat et la création de jurys citoyens sera soumise aux Français "à l’automne par voie référendaire" rappelle-t-elle.

Sources AFP

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Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 2 mars 2007

Royal se saisit du dossier Airbus en exploitant

la puissance des régions PS

 

La candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, s'est saisie du dossier Airbus, vendredi avec ses collègues présidents PS des régions, face à ce qu'elle a appelé "l'inertie gouvernementale" devant le plan de suppression de 10.000 emplois du constructeur aéronautique.

En campagne depuis jeudi dans le Sud-Ouest, terre natale d'Airbus, Mme Royal devait rencontrer dans la soirée l'intersyndicale d'Airbus, qui devait la retrouver sur le lieu d'une réunion publique à Pau, après la proposition de huit régions socialistes, dont la sienne, d'une entrée dans le capital d'EADS.

Devant plusieurs milliers de personnes à Mont-de-Marsan, la candidate PS s'était alarmée du "séisme industriel" que constitue à ses yeux le plan de restructuration avalisé par les Etats actionnaires (France, Allemagne, Espagne) d'EADS, la maison-mère d'Airbus.

Selon Ségolène Royal, "l'actuel gouvernement est responsable de ce désastre". "Il n'y a qu'en France qu'on voit ça. Il y a de quoi se mettre en colère, les choses ont été laissées à vau-l'eau", s'est-elle indignée devant la presse, entre deux réunions publiques à Anglet et Mourenx (8.000 habitants), la cité du gaz de Lacq où 2.500 personnes s'étaient rassemblées sur la place François Mitterrand.

Son équipe a passé une partie de la journée à organiser le rendez-vous avec l'intersyndicale, le contact ayant été pris par Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, selon Mme Royal.

Mme Royal, M. Malvy et le président de la région Aquitaine Alain Rousset devaient discuter avec les syndicats de leur proposition de contribuer à "stabiliser le capital de l'entreprise", suivant ainsi l'exemple des "Laender allemands".

M. Malvy a évoqué une prise de participation de 5 à 10% (entre 1 et 2 milliards d'euros), une initiative qui nécessite un décret en Conseil d'Etat, selon le code général des collectivités territoriales.

Ségolène Royal a envisagé aussi une autre solution: la possibilité pour les régions "d'intervenir au niveau de la trésorerie" par "des prêts à taux préférentiel" à Airbus ou par "une garantie d'emprunts".

La candidate a dit partager l'avis du numéro 1 de la CGT Bernard Thibault: Airbus a un carnet de commandes rempli, il fait des bénéfices, "on ne va pas faire payer les salariés au motif qu'il existe un problème de trésorerie", a-t-elle protesté.

L'initiative des régions, selon Mme Royal, est à la fois "une façon de dénoncer l'inertie gouvernementale", d'"obliger le gouvernement à se positionner" et de "faire une proposition constructive".

Il s'agit de s'appuyer sur "un rapport de forces politiques" au moment où "les salariés vont se mettre en mouvement", avec un arrêt de travail mardi, a-t-elle expliqué, tout en disant son refus d'"instrumentaliser le problème des salariés".

Mme Royal compte aborder le dossier Airbus lors de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, mardi à Berlin. Elle a critiqué le système de la "gouvernance bicéphale, une source d'inefficacité". "Je ne suis pas sûre que l'esprit européen l'ait toujours emporté", a-t-elle ajouté, accusant le gouvernement français d'avoir confondu "son rôle d'actionnaire" avec "le pilotage politique" de l'entreprise.

La candidate s'est plainte "des informations contradictoires" sur le maintien en France du secteur recherche-développement du constructeur. "Il faut absolument garder le nerf de la guerre", a-t-elle affirmé.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Mercredi 28 février 2007

Ségolène Royal a rencontré pour la première fois

 les dirigeants patronaux

La candidate socialiste Ségolène Royal a rencontré mercredi, pour la première fois officiellement, les principaux dirigeants patronaux, Laurence Parisot (Medef) et Jean-François Roubaud (CGPME), qui réclamaient ces entrevues depuis longtemps.

"Sur certains éléments de diagnostic, nous avons une approche qui n'est pas éloignée l'une de l'autre. Sur les solutions et les remèdes, il peut y avoir un certain nombre de divergences", a reconnu Mme Parisot à l'issue de sa réunion avec Mme Royal, tenue au siège de campagne de cette dernière.

"Tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a un enjeu de compétitivité fondamental pour les entreprises et pour notre pays", a estimé la présidente du Medef.

La rencontre a aussi porté sur le "dialogue social" et "la représentativité des syndicats", selon Mme Parisot. "Nous sommes d'accord sur le fait qu'il faut qu'il y ait des adhésions plus massives aux organisations syndicales", a-t-elle ajouté.

La présidente du Medef n'a pas précisé s'il avait été question de sujets plus conflictuels, tels la proposition socialiste d'augmenter le Smic à 1.500 euros, très critiquée par le patronat.

Reçu juste après, Jean-François Roubaud, président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), a indiqué avoir abordé ce point. "Je lui ai dit: si c'est un but à atteindre en 2012, même si le chiffre nous paraît très élevé, on est capable de se mettre autour d'une table" pour en discuter, a-t-il rapporté.

"Par contre, j'ai trouvé des blocages au niveau des 35 heures", a-t-il regretté, estimant qu'il n'y avait "pas d'ouverture possible" de la part de la candidate sur ce sujet.

La question des allègements de charges sociales pour les entreprises a également été abordée, selon M. Roubaud. "Je crois qu'elle a compris notre proposition (...) d'un allègement de charges sur les 150 ou 200 premiers euros de tous les salaires", a-t-il dit.

Autre "sujet de satisfaction" pour la CGPME: Mme Royal lui a paru "tout à fait ouverte" à un "Small Business Act à la française" réservant une part des marchés publics aux petites entreprises.

La candidate socialiste a aussi accepté de dialoguer avec 500 chefs d'entreprises de la CGPME "dans les semaines qui viennent", s'est réjoui le président de la Confédération.

D'autres débats de ce type sont prévus avec les principaux candidats -- François Bayrou (UDF), Jean-Marie Le Pen (FN) et Marie-George Buffet (PC) -- a-t-il rappelé rappelant qu'une rencontre avec Nicolas Sarkozy (UMP) avait déjà eu lieu.

Le Medef et la CGPME avaient réclamé à plusieurs reprises une rencontre avec la candidate socialiste, qui avait jusque là laissé leurs invitations sans réponse.

Outre les responsables patronaux, Ségolène Royal devait rencontrer mercredi une délégation du syndicat CFTC. Des réunions avec les autres centrales syndicales (CGC, CGT, CFDT et FO) sont par ailleurs prévues d'ici la mi-mars, a-t-on appris auprès de ces organisations.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Mercredi 28 février 2007

A Clichy, Mme Royal fait de la banlieue son "grand chantier présidentiel"

 

Ségolène Royal à Clichy-sous-bois le 27 février 2007 en compagnie du maire de la ville Claude Dilain

Ségolène Royal veut faire des quartiers populaires son "grand chantier présidentiel", en affirmant qu'ils étaient "une partie de la solution aux problèmes de la France", lors d'un déplacement mardi à Clichy-sous-bois (Seine-Saint-Denis), d'où étaient parties les émeutes de 2005.

"On a besoin de vous, on a besoin de vos talents", a-t-elle affirmé à des habitants réunis à la Maison de la jeunesse, où elle a signé le "contrat social et citoyen" de l'association AC Le feu, rédigé sur la base de cahiers de doléances compilés après les violences urbaines de l'automne 2005.

Elle a écarté une trentaine de points (sur 105), concernant notamment des propositions fiscales, qu'elle a considérés comme divergeant de son "pacte présidentiel".

"Mon grand chantier présidentiel sera la réussite des quartiers populaires", qui ne sont pas "un problème, mais une partie de la solution aux problèmes de la France", a-t-elle déclaré. "Car je veux que l'énergie des jeunes des quartiers, l'inventivité, la créativité, l'envie d'avancer, constituent un élément fort de la relance de la croissance économique".

Refusant "assistanat" et "tutelle", elle a insisté sur le droit au logement ou au premier emploi, la lutte contre la précarité, le soutien aux jeunes entrepreneurs. "Tout à l'heure l'un d'entre vous m'a offert un beau tailleur rose, c'est formidable de créer comme ça une activité !", a-t-elle lancé. Elle s'est dite favorable aussi à la police de proximité. "Chaque fois qu'il y a un acte de délinquance chez un jeune, s'il n'y a pas la première réponse et la première sanction, on recommence", a-t-elle ajouté.

"On va réussir à renverser l'image de marque", "l'engagement que je prends, c'est d'agir vite !". "Rien ne peut se faire sans vous", a dit encore Mme Royal. "J'ai envie que vous réussissiez. J'ai besoin de vous dans cette nouvelle France qui se lève" "Elle est bien, elle a du coeur, Ségolène Reine de la France !", a lancé un jeune. "Ségolène présidente!", criaient d'autres.

Accompagnée de membres de leur famille, elle avait auparavant déposé une gerbe de fleurs blanches au pied de la stèle érigée à la mémoire de Zyed et Bouna, les deux adolescent dont la mort dans un transformateur électrique après avoir été poursuivis par la police avait déclenché les émeutes.

La candidate a aussi rencontré des femmes au siège d'une association d'entraide scolaire, dans une cité, avec trois salariés qui aident 80 enfants de 6 à 18 ans à faire leurs devoirs. "Je veux que tous les enfants puissent avoir un soutien scolaire gratuit au moment où ils en ont besoin", a déclaré Mme Royal. "C'est le coeur de tout, encadrer les enfants pour qu'ils réussissent, et très tôt", a-t-elle confié, s'étonnant de "la pénurie de moyens des associations" et estimant "capital" de "remettre du service public".

"Les choses peuvent rebasculer très rapidement si rien n'est fait, il faut reprendre les choses à la base", a dit Mme Royal.

La candidate socialiste a été la première à signer le contrat, suivie de peu par Olivier Besancenot (LCR). Marie-George Buffet (PCF) et José Bové devraient le faire jeudi. Quant à Nicolas Sarkozy, "il pourra le faire quand il ne sera plus ministre de l'Intérieur", a dit le président du collectif, Mohammed Mechmache.

"Revenez quand ce sera Sarkozy, ça se passera un peu différemment", glissait un jeune de Clichy aux journalistes.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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