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PERFIDIE ET MACHISME DE L'ENTOURAGE

Mardi 15 mai 2007

Il y a un problème sur Over-Blog indépendamment de notre volonté depuis qu'ils nous ont passé en V2. Les articles sont bien postés mais ils n'apparaissent pas...

 

 

Ségolène et la nuit des longs couteaux



par Mustapha Tossa



Alors que l’ensemble du gotha socialiste s’attendait à un réquisitoire pour juger des «incompétences» de Ségolène, des défaillances de sa campagne, la première dame socialiste a pris tout le monde de court en proposant une idée qui bouleverse l’agenda politique…


Même si le Parti socialiste français est familier des déchirements spectaculaires et des luttes fratricides, les fractures qu’il vit au lendemain de ces présidentielles ont de fortes chances d’être les plus mortelles de son histoire. La défaite fut difficile à cuver. Et sans attendre que le temps électoral ait fait son œuvre, les raisons de la « non victoire» ont été crûment expliquées par Ségolène Royal elle-même : «A droite, la discipline a été sans faille. De mon côté, tous les matins, en ouvrant le journal, je me demandais quel était le socialiste qui allait porter une critique sur ce que je disais, parfois sur des «fondamentaux» de gauche comme la valeur travail». Avant d’enfoncer le clou : «J'ai toujours subi des critiques si ce n'est des trahisons». 


Ce diagnostic de la défaite dénonce publiquement un flagrant déficit de solidarité de la part des partenaires les plus proches. Ceux-là même, mauvais perdants, qui avaient croisé le fer avec elle lors de primaires inédites au PS. Alors que l’ensemble du gotha socialiste s’attendait à un réquisitoire pour juger des « incompétences» de Ségolène, des défaillances de sa campagne et des incuries de sa stratégie, une manière de plomber à jamais son avenir politique, la première dame socialiste a pris tout le monde de court en proposant une idée qui bouleverse l’agenda politique : «Il faut que le candidat ou la candidate soit désigné beaucoup plus tôt, qu'il ne soit pas épuisé dans des querelles et conflits internes». Ce simple énoncé, en forme de diagnostic du présent et de projection vers le futur, a suffi pour enflammer les esprits. Les langues se sont déliées portant les critiques les plus acerbes. «Vraiment, c'est une question qui me paraît sans intérêt», avait lâché, goguenard Dominique Strauss-Kahn, l’homme qui se porte en concurrent potentiel de Ségolène Royal pour la reprise en main de la rénovation du Parti socialiste. DSK était pressenti comme le locataire de Matignon en cas de victoire des socialistes. 


La stratégie de Ségolène Royal au lendemain de sa défaite face au candidat de la droite, semble revenir à des fondamentaux de la vie politique française. La route de l’Elysée passe par le verrouillage parfait d’un parti politique, transformé à l’occasion en machine de guerre électorale, fidèle, solidaire comme l’a si bien réussi Nicolas Sarkozy avec l’UMP. Les élections législatives de juin prochain seront un test majeur de cette possible reprise en main. Du score réalisé pour empêcher le tsunami Sarkozy de submerger l’Assemblée nationale dépendent le degré et la profondeur de recomposition que la gauche en général et le Parti socialiste en particulier auront à subir. Pour l’instant la campagne du PS pour ces législatives semble prendre quelques distances avec le «Pacte présidentiel» de Ségolène Royal et verse dans une sobriété traditionnelle. Son slogan «La gauche qui agit, la gauche qui protège» invite à un retour vers les fondamentaux de la gauche et la défense des acquis sociaux. 


Mais la conquête la plus dure pour Ségolène Royal, qui pense déjà aux présidentielles de 2012, concernera le poste vital tant envié du premier secrétaire du Parti socialiste. Cette fonction présente l’originalité d’être occupée en ce moment par François Hollande, son compagnon et père de ses quatre enfants. La volonté de Ségolène de s’emparer, à terme, de ce poste stratégique nourrira sans aucun doute la polémique qu’a provoqué un livre signé de deux journalistes du journal «Le Monde», Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué intitulé «La femme fatale» aux éditions Albin Michel. 


Le livre, qui a suscité l’ire du couple Hollande-Royal au point de porter plainte contre l’éditeur, revient longuement sur les relations houleuses au sein du couple avant le choix décisif. Voici comment le livre parle de Julien Dray, un ami de la famille : «Le député, l'ami du couple passé avec armes et bagages dans le camp Royal, s'en va expliquer discrètement aux journalistes, avec des airs de conspirateur et un ton de conseiller conjugal, que la crise est désormais ouverte entre Royal et Hollande». «Ségolène tient une grenade dégoupillée à la main, assure-t-il . Elle lui a dit : «Si tu vas chercher Jospin pour me faire barrage, tu ne reverras jamais tes enfants !». 


Sources Aujourd'hui le Maroc

Posté par Adriana Evangelizt




Par Adriana EVANGELIZT
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Samedi 12 mai 2007

 

Royal et Strauss-Kahn en concurrence pour rénover la gauche et le PS

 

Une bataille interne feutrée s'est engagée pour conduire la rénovation du PS après la défaite du 6 mai à l'élection présidentielle, avec Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn pour le moment seuls en première ligne.

La candidate malheureuse a déclaré à l'AFP vendredi que, comme elle l'avait annoncé en mai 2006, elle n'avait "pas l'intention" d'être candidate à sa réélection le mois prochain comme députée des Deux-Sèvres, mais son entourage a pris soin de réaffirmer qu'elle était "disponible" pour mener les combats à venir.

De son côté, Dominique Strauss-Kahn, battu par Mme Royal dans la compétition interne pour l'Elysée, s'est placé jeudi soir en champion de la rénovation de la gauche, disputant ce statut à la présidente du Poitou-Charentes.

Ces prises de position interviennent à la veille d'un Conseil national du PS qui doit tirer les premières leçons de la sévère défaite de la gauche à la présidentielle et préparer la campagne des législatives.

Affirmant au soir de sa défaite que "quelque chose s'est passé qui ne s'arrêtera pas" avec la fin de la campagne présidentielle, Mme Royal s'était fait fort d'"approfondir la rénovation de la gauche". Elle reste dans cet état d'esprit et "entend être au premier rang de la rénovation", a assuré vendredi un de ses proches.

La candidate a justifié sa non-candidature aux législatives par le souci de "s'appliquer à elle-même le non-cumul des mandats" dont elle avait défendu le principe lors de la campagne.

Nombre de socialistes interrogés par l'AFP estiment que n'être pas députée signifie plus ou moins être à l'écart de la vie politique, quand bien même Mme Royal resterait présidente d'une région. Ils estiment que Mme Royal s'est piégée en renonçant il y a un an à concourir aux législatives.

A l'inverse, d'autres affirment qu'elle n'a pas besoin de cela pour continuer d'exister et que ce n'est pas en jouant de son statut de députée qu'elle a conquis l'investiture des militants pour la présidentielle. D'ailleurs, Mme Royal n'est pas non plus membre des instances dirigeantes du PS.

Cependant, pour certains, sa décision n'apparaît pas définitive: Mme Royal dit qu'elle n'a "pas l'intention" de se présenter, elle évoque "une situation compliquée" dans sa circonscription, son ex-directeur adjoint de campagne, Patrick Mennucci, dit "regretter" sa décision et "ne désespère" pas qu'elle "change d'avis".

Pour sa part, Dominique Strauss-Kahn continue de disputer à l'ex-candidate le terrain de "la rénovation". Jeudi soir, il s'est attaché à "redresser le message" qu'il avait envoyé dimanche en commentant sans détour l'échec des socialistes et qui avait été compris comme une critique de la candidate.

Lui rendant hommage pour avoir "fait bouger les lignes", il a concentré ses attaques sur le premier secrétaire François Hollande. Pour le député du Val-d'Oise, les sources de la défaite sont à rechercher dans "l'unanimisme comme stratégie et l'habileté comme méthode" au sein de la direction du PS.

Comme Mme Royal - qui avait glissé le 6 mai à quelques journalistes que M. Strauss-Kahn serait son Premier ministre si elle était élue -, l'ancien ministre affirme que "tout doit être remis à plat, tout doit être reconsidéré", et sans "tabou", pour reconstruire la gauche, qui se trouve selon lui dans la situation de 1969, avant la refondation du PS et après l'élimination du socialiste Gaston Defferre au 1er tour de la présidentielle.

Appelant ses amis à appeler un chat, un chat, et une défaite, une défaite, DSK entend dès maintenant travailler pour bâtir "une gauche efficace, une gauche crédible, une gauche concrète".

 

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Jeudi 10 mai 2007

Eh oui... ça va recommencer...

Dominique Strauss-Kahn "disponible"

pour la rénovation et les législatives

Dominique Strauss-Kahn a redit jeudi sa disponibilité pour "deux choses": permettre au PS de retrouver de la "crédibilité" et "à plus court terme" participer à la campagne des législatives.

Après les critiques au PS contre ses commentaires de dimanche soir après la défaite de Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn a expliqué sur France Inter qu'il était "un peu en colère", car la gauche "devait gagner".

Le député du Val-d'Oise a déploré que le PS n'ait pas "assez fait de travail de rénovation depuis 2002" et se soit laissé bercer par "tout un tas d'illusions" (victoire aux régionales et aux européennes de 2004, crise du CPE...).

Selon lui, "les socialistes se sont éloignés du réel" alors que les Français veulent "une gauche efficace, crédible".

"Je suis disponible pour deux choses: pour intervenir sur le fond et faire en sorte que nous retrouvions la crédibilité que nous devons avoir, et à plus court terme pour les législatives". "Je veux aider les socialistes à avoir le meilleur score possible et le plus d'élus possible" à l'Assemblée nationale.

"Mon mot d'ordre, c'est le collectif et la rénovation", a-t-il dit.

Dominique Strauss-Kahn a également exprimé la volonté de "favoriser l'émergence d'une nouvelle génération", "de nouvelles têtes".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Jeudi 10 mai 2007

L'"ouverture" de Nicolas Sarkozy séduit certains socialistes

par Philippe Ridet

"De droite ? sûrement. Démocrate ? évidement." Ce jugement est signé Jacques Attali. Dans le numéro spécial que L'Express consacre cette semaine à l'élection présidentielle, l'ancien conseiller de François Mitterrand revient sur son "amitié" paradoxale avec Nicolas Sarkozy : "Il aurait dû détester tout ce que je représentais, pourtant il n'hésitait pas à me dire son admiration pour François Mitterrand et son mépris pour la plupart de ses amis politiques."

A l'heure où M. Sarkozy a promis des "surprises" et une "ouverture à gauche" dans son prochain gouvernement, l'hommage d'un des principaux mitterrandiens n'est pas inutile. Ce sont d'ailleurs ceux-là qui regardent le prochain chef de l'Etat avec le plus d'indulgence. Roger Hanin et Max Gallo l'ont rejoint.

FRANÇOIS MITTERRAND "QUI AVAIT DES LETTRES"

L'écrivain et éditorialiste Georges-Marc Benamou, qui fut le confident du président socialiste, a travaillé pour lui au cours de la campagne. Anne Lauvergeon, ex-sherpa de François Mitterrand, l'a chaleureusement guidé lors d'une visite chez Areva à Chalon-sur-Saône. Le sénateur PS du Puy-de-Dôme, Michel Charasse, l'a reçu dans sa mairie de Puy-Guillaume.

"Il y a de l'homme d'Etat en Sarkozy", explique M. Benamou pour expliquer l'attraction qu'exerce le président de l'UMP sur les proches de l'ancien président. En retour, M. Sarkozy a vanté dans certains meetings François Mitterrand - "qui avait des lettres" - pour mieux enfoncer le Parti socialiste de François Hollande et de Ségolène Royal qui s'offusquait de ses références à Jean Jaurès et à Léon Blum.

D'autres contacts ont eu lieu avec des jospinistes. Claude Allègre, ancien ministre de l'éducation nationale et opposant de l'intérieur à Ségolène Royal, a été photographié en sortant du QG de la rue d'Enghien à la veille du second tour.

"LE SECRET DU VOTE"

Dimanche 6 mai, M. Sarkozy a évoqué devant ses visiteurs les noms de Jean-Pierre Jouyet, ancien directeur de cabinet de Jacques Delors et proche du couple Hollande-Royal, et Denis Olivennes, patron de la Fnac et réputé proche de Laurent Fabius, en affirmant qu'ils l'avaient "rejoint" après avoir affiché leur soutien à François Bayrou pendant la campagne.

Cités dans un article du Figaro expliquant qu'ils voteraient Sarkozy au second tour de la présidentielle, ils s'étaient tous deux abrités derrière "le secret du vote" pour corriger, sans la démentir, cette information.

Des liens ont également été noués avec certains autres des signataires de l'appel des Gracques, ces hauts fonctionnaires qui avait appelé le PS à s'ouvrir au centre.

Ces approches et ces amabilités suffiront-elles à faire aboutir son projet d'"ouverture à gauche" ? Pour l'heure la constitution du "pôle gauche" confié à l'ancien responsable des questions économiques du PS, Eric Besson, n'a produit aucun ralliement. M. Besson a animé dans l'entre-deux-tours deux réunions avec des hauts fonctionnaires et des anciens membres de cabinet de ministres de gauche. Il a également réfléchi à l'organisation d'une structure commune avec l'association La Diagonale, qui regroupe les "sarkozystes de gauche".

BERNARD KOUCHNER FAIT RÊVER LES SARKOZYSTES

"Je gère ceux qui viennent à moi, mais je ne cherche à débaucher personne", explique le député de la Drôme, assurant qu'"aucun grand élu" ne l'a contacté. Donné comme possible ministre d'un premier gouvernement Fillon, il explique que M. Sarkozy "ne lui a rien proposé" et qu'il "ne lui a rien demandé".

Mais l'homme qui fait rêver les sarkozystes s'appelle Bernard Kouchner. Ils ont noté avec satisfaction que l'ancien "French Doctor" s'était élevé contre le procès en diabolisation intenté contre le candidat de l'UMP.

Pour l'heure, M. Kouchner prône "un programme commun avec le centre". Mais si le Mouvement démocrate que s'apprête à lancer François Bayrou échouait ? "Kouchner, je trouverais ça formidable !", s'enthousiasme M. Benamou. "Il n'a pas dit de saloperies", s'est déjà félicité M. Sarkozy. M. Besson n'a pas entendu parler d'un éventuel rapprochement entre les deux hommes : "S'il existe, il m'échappe totalement." Porte-parole du candidat de l'UMP, Rachida Dati, qui entretient des liens d'amitié avec M. Kouchner, pourrait se charger d'une mission de reconnaissance.

Un autre proche de M. Sarkozy évoque des "contacts" avec Martin Hirsch, le directeur de l'association Emmaüs. Il explique toutefois qu'il y a "d'autres façons pour des gens de gauche de servir Sarkozy qu'en entrant au gouvernement". Un élu ironise : "L'ouverture au centre marche trop bien, nous avons plus de candidats que de postes. A gauche, c'est plus problématique : il y a plus de postes que de candidats déclarés."

Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Mardi 8 mai 2007

Nous parions gros qu'il va prendre Kouchner. Les manigances du "french doctor" ne nous ont pas échappé. C'est sans compter qu'ils ont de nombreux points communs.

Des ministres de gauche au gouvernement ?


Interrogé sur LCI, l'ex-directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, a rappelé que le nouveau président souhaite avoir une majorité constituée de trois pôles «l'UMP, un pôle centriste, un pôle de gauche».

Nicolas Sarkozy pourrait fort bien avoir des ministres de gauche dans le premier gouvernement de son quinquennat, a confirmé Claude Guéant.

"Des ministres de gauche ça correspond effectivement à l'intention du président de la République", a déclaré l'ex-directeur de campagne du président-élu.

Claude Guéant, qui était interrogé sur LCI, a rappelé que Nicolas Sarkozy souhaitait avoir une majorité présidentielle qui soit constituée de trois pôles "l'UMP, un pôle centriste, un pôle de gauche".

"Il a toujours dit (...) qu'il aurait dans son gouvernement des personnalités d'horizons divers", a ajouté Claude Guéant, qui n'a par ailleurs pas démenti les informations qui font de lui le prochain secrétaire général de l'Elysée.

Nicolas Sarkozy, élu dimanche avec 53,06% des voix, prendra officiellement ses fonctions de chef de l'Etat le 16 mai.

Sources
Libération

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Lundi 7 mai 2007

 Il a raison Hollande ainsi que Peillon et Bianco. Les donneurs de leçons feraient mieux de tenir leur langue et de se regarder dans une glace. Ils sont loin d'être parfaits. L'arrogance, l'orgueil, la présomption, un égo démesuré étant l'apanage de certains. Ah parader à la télé et déverser leur bile, ils savent faire ! Qu'à cela ne tienne... la France les juge. Ils se croient mâlins et plus forts que les autres, c'est leur propre impression. La preuve, on l'a eu dimanche. Un peu plus d'humilité et d'autocritique au lieu de critiquer les autres. Les mentalités de concierge n'ont rien à faire au PS.

 

Hollande prévient qu'il ne tolèrera aucun règlement de comptes

 

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François Hollande et Jack Lang sur le plateau de TF1 le 6 mai 2007

 au soir de la défaite de Ségolène Royal

François Hollande, premier secrétaire du PS, a prévenu lundi qu'il "ne tolérerait" aucun "règlement de comptes" au PS au moment où il y a "un défi à relever" avec les élections législatives des 10 et 17 juin.

Après la défaite de Ségolène Royal qui a obtenu dimanche 46,94% des suffrages face à Nicolas Sarkozy, François Hollande a déclaré sur France 2 qu'il "n'était pas, dans ce moment-là, pour des règlements de compte ou des analyses rétrospectives".

"Il y a sans doute des décisions à prendre mais là je ne tolérerai rien", a-t-il dit, car "en ce moment, il y a un défi à relever". Selon le numéro un du PS, les législatives doivent permettre l'émergence "de contre-pouvoirs", car "ceux qui ont eu le suffrage (dimanche) veulent tout, veulent décider de tout". Il a ajouté que "Ségolène Royal a pris une force qui sera utile à la gauche".

Un peu plus tard sur France Inter, M. Hollande a souligné que Mme Royal "a pris une position forte dans cette campagne", mais "qu'il y a aussi un premier secrétaire du Parti socialiste qui a joué tout son rôle". "La légitimité du PS c'est ce que j'incarne, la légitimité de la candidate c'est Ségolène Royal, et il y a aussi la légitimité de ceux qui peuvent être utiles, pas seulement à eux-mêmes, pas seulement à leur famille politique, mais utiles à la France", a-t-il dit.

Pour M. Hollande, "la gauche doit être maintenant en ordre de bataille". "L'enjeu est trop important, trop grave. Il est de savoir si c'est l'UMP qui doit avoir tous les pouvoirs ou si on crée une force d'équilibre et de préparation de l'avenir". "Ma responsabilité c'est d'amener tout le monde dans cette bataille, et de faire en sorte ensuite de rénover autant qu'il sera possible la gauche, de la refonder, la rassembler, l'élargir, l'ouvrir, bref de la mettre dans la perspective de 2012", a poursuivi le numéro un PS.



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Ségolène Royal à la sortie de la Maison de l'Amérique latine le 6 mai 2007

 

Les législatives de juin, "ce n'est pas la revanche", a toutefois estimé M. Hollande. "L'élection présidentielle est terminée, il y a un président, ce n'est pas celui que j'ai choisi mais il est là. Maintenant il s'agit de choisir quelle Assemblée nationale on propose". "Il y a des élections, donc tout est ouvert. Beaucoup ont dit qu'il ne faut pas qu'il y ait une concentration du pouvoir dans les mêmes mains, les électeurs ont demain cette capacité d'équilibre (...) Il faut mener pleinement cette bataille là, et ne pas le faire d'une manière défensive", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de campagne de Ségolène Royal, Vincent Peillon, a pour sa part appelé le PS à "mettre les compteurs à zéro" lundi, au lendemain de la défaite de la candidate socialiste, et à "se tourner vers l'avenir" mais "pas avec la génération en arrière". Pour ce travail de "refondation politique", M. Peillon a souligné qu'il ne fallait "pas revenir à des gens qui ont déjà exercé la responsabilité, à la génération en arrière".

"On a entendu hier sur le plateau parler du +fabuleux combat entre Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius+. Mais le peuple de gauche n'en veut pas, nous voulons aller de l'avant. Rangez vos querelles d'ego dans les poches revolver de vos costards", a-t-il poursuivi. Pour M. Peillon, l'avenir du PS "ce n'est pas François Hollande, c'est tous les autres". "Ségolène Royal a dû mettre les compteurs à zéro, maintenant travaillons pour une politique nouvelle".

Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a estimé lundi sur France Info que Ségolène Royal "doit être au coeur" de la bataille des législatives et que "l'entreprise de rénovation qu'elle a engagée doit se poursuivre". Pour lui "le PS n'a pas fait suffisamment l'analyse de son échec de 2002. Tout le monde a une part de responsabilité, qu'il s'appelle Laurent Fabius ou Dominique Strauss Kahn", a-t-il assuré. Il s'en est pris à Dominique Strauss-Kahn qui "a sa part de responsabilité aussi dans cette situation". "Ce n'est pas la peine d'essayer de se positionner comme challenger, comme s'il y avait là un enjeu personnel, cela ne sert à rien", a-t-il souligné.



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Jean-Louis Bianco lors d'un meeting le 24 avril 2007 à Montpellier

 

Jean-Louis Bianco, l'un des deux directeurs de campagne de Ségolène Royal, a estimé lundi matin qu'il avait manqué au PS "une vraie rénovation idéologique" pour avoir une chance de gagner l'élection présidentielle. "Qu'est-ce qui a manqué le plus?", s'est interrogé M. Bianco sur i-TELE. Et de répondre: "Là-dessus, je suis d'accord avec Dominique Strauss-Kahn, c'est qu'on n'a pas fait, malgré les progrès, une vraie rénovation idéologique. On n'a pas fait ce que l'UMP a fait."

"On a tous notre part de responsabilité et c'est Ségolène qui a dû bousculer les lignes en trop peu de temps. Donc il faut continuer ce travail de rénovation et pas tirer les uns sur les autres", a ajouté l'ancien ministre de François Mitterrand. Quant aux législatives du 10 et 17 juin, M. Bianco a estimé qu'elles se dérouleraient, pour le PS, sous la bannière du Premier secrétaire François Hollande. "C'est François Hollande qui conduira le Parti socialiste à la bataille des législatives, c'est une évidence", a-t-il dit.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT
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Lundi 7 mai 2007

L'heure des règlements de compte, affiche le Figaro. Mais qu'avons-nous eu d'autre à part cela depuis le départ ? La première faute de Ségo est de ne pas avoir coupé les ponts avec les éléphants, allant même jusqu'à dire qu'elle prendrait DSK comme Premier Ministre. Ce n'était pas vraiment ce qui était prévu dans les  premières intentions de Royal. Il fallait qu'elle fasse comme Sarkozy, la rupture nette avec l'establishment en place. Cela aurait davantage porté ses fruits. Et maintenant, nous allons avoir droit au scénario habituel. Il faut un fautif. Ce sera elle. Ou Hollande. Les ambitions personnelles vont reprendre le dessus, DSK se déclare "disponible" pour "mettre en oeuvre ce renouveau"... il croit peut-être qu'il aurait fait mieux qu'elle. Nous en doutons fort. Il faut que Ségolène Royal fasse le grand ménage dans cet éternel capharnaüm. Le renouveau pour nous c'était elle. Et tant que la poussière ne sera pas faite, nous nous désolidariserons de ce Parti Socialiste et de ses luttes intestines qui minent son image. Place nette. Ou rien.

L’heure des règlements de comptes au PS

Dès hier soir, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ont ouvert le feu sur la direction socialiste. Mais avec des objectifs stratégiques différents.

 

C'EST Dominique Strauss-Kahn qui a tiré le premier. Hier soir, à peine les résultats connus, l'ancien rival de Royal à la candidature socialiste a parlé de « très grave défaite ». « Je pense que Ségolène Royal a mené un combat courageux, mais je pense aussi à ces millions de Françaises et de Français qui, dès le premier tour, n'ont pas porté leurs suffrages sur la gauche parce qu'ils n'ont pas vu dans la gauche la possibilité de porter leur espoir de changement », a-t-il déclaré sur France 2. Notant que « jamais la gauche n'a été aussi faible », DSK a estimé que cela s'expliquait par le fait que « la gauche française n'a toujours pas fait sa rénovation ». Et il s'est déclaré « disponible » pour « mettre en oeuvre ce renouveau ».

 
Tonalité offensive, aussi, pour Laurent Fabius. « Le drapeau de la gauche est à terre », a-t-il déclaré sur la même chaîne, ajoutant qu'il « faut le relever ». « Nous n'avons pas convaincu suffisamment que notre candidate pouvait être chef de l'État », a ajouté l'ancien premier ministre, réclamant « une gauche qui n'hésite pas sur sa stratégie » lors des prochaines législatives, allusion à peine voilée à une éventuelle nouvelle main tendue au centre, que ne souhaite pas Fabius.
 
États d'âme et sarcasmes en coulisse
 
C'est que, depuis sa désignation par les militants le 16 novembre dernier, les concurrents de Ségolène Royal et ses opposants à l'intérieur du PS ont toujours eu l'impression d'avoir été victimes d'un hold-up. Par discipline de parti pour certains, par opportunisme pour d'autres, ils ont fait taire leurs critiques pendant des mois, rongeant leur frein et distillant, en coulisse, leurs états d'âme et leurs sarcasmes. Aujourd'hui, c'est l'heure des comptes. Et ils ne sont pas bons. De cette défaite ils lui feront porter le poids, tandis qu'elle n'hésitera pas à les accuser de l'avoir insuffisamment soutenue, oubliant qu'elle les a tenus en lisière et même parfois humiliés. « Elle a tout joué sur sa personne, la Madone qui avait un fluide avec le pays », résumait un fabiusien quelques jours avant le second tour.
 
Mais Royal, qui a affiché dès hier soir sa volonté de continuer le combat, aura, pour toujours, l'étiquette de la candidate, certes perdante, mais qui a effacé l'humiliation du 21 avril 2002. Grâce à sa candidature, le PS a doublé le nombre de ses militants. Avec sa démocratie participative, elle a bousculé l'appareil, mais elle a aussi créé un lien direct entre elle et les militants, sans oublier les électeurs, qui ne s'éteindra pas du jour au lendemain.
 
Le premier reproche que ses adversaires feront à Royal, c'est d'avoir brouillé les cartes dans l'entre-deux-tours. Avec sa main tendue à l'UDF, son débat avec Bayrou et ses déclarations laissant entendre qu'elle pourrait nommer des ministres UDF, voire même un premier ministre centriste, Royal a rompu avec le dogme de l'union de la gauche. Certes, en 1988, François Mitterrand lui-même avait fait l'ouverture au centre. Mais il s'agissait plus d'un débauchage de personnalités sans grande aura politique que d'une discussion avec un parti. Comparer les deux attitudes serait « une erreur historique », avait déclaré le sénateur PS Michel Charasse, marginal dans son parti mais gardien sourcilleux du temple mitterrandien, soulignant que, contrairement à Royal, « chaque fois, François Mitterrand prenait soin d'informer le Parti socialiste afin de ne pas briser son unité ».
 
Méthode Coué
 
En remettant le candidat arrivé troisième au centre du débat après le premier tour, Royal pensait convaincre plus efficacement ses électeurs. Sa défaite montre que cette main tendue n'a pas eu l'effet escompté. Pire, elle a démobilisé la partie la plus à gauche de son électorat potentiel de second tour qui ne se voyait pas voter Royal pour se retrouver avec des ministres UDF.
 
Son entreprise d'ouverture, basée sur le modèle italien de Romano Prodi, était en effet visionnaire, mais le fait qu'elle ait été menée à la hussarde, sans aucune consultation du parti, décidée dans le secret de son équipe rapprochée du 282 boulevard Saint-Germain et donc sans travail d'explication vis-à-vis de son électorat, n'a pas permis l'aggiornamento du PS français en direction d'une social-démocratie apaisée.
 
Royal a eu beau, dans la dernière semaine, s'afficher avec les candidats de la gauche de la gauche - José Bové, Dominique Voynet - et rectifier le tir par la méthode Coué en affirmant que « la gauche n'est pas inquiète », cela n'aura pas suffi. Dès le 27 avril, Henri Emmanuelli avait pris date en appelant à la constitution d'un « grand parti progressiste » de toute la gauche, réunissant « antilibéraux » et « réformistes de gauche ». Laurent Fabius, resté tapi dans l'ombre pendant la campagne, était attendu pour sonner l'heure de la remise en question, lui qui avait prôné une ligne « de gauche » pendant la campagne interne. Ce qu'il a fait dès hier soir, avec Dominique Strauss-Kahn.
Sources Le Figaro

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Lundi 7 mai 2007

Les dirigeants du PS s'interrogent sur les raisons de la défaite mais c'est sur leur comportement et leur attitude dès le départ qu'ils feraient mieux de s'interroger. On les a vus fustiger Royal, la critiquer, on en a vu certains aller carrément proposer leur service à Nicolas Sarkozy comme Kouchner, par exemple... et que dire de Besson qui tourne casaque pour tailler un portrait au vitriol de Royal. Tout a été fait pour la saper de toute façon. Trop d'arrogance. Trop d'impudence. Trop d'ambitions non dissimulées quitte à écraser son voisin par son mépris. Inutile donc qu'ils viennent geindre aujourd'hui. Ils n'ont que le résultat de ce qu'ils ont semé. Le résultat de leur division. Et c'est Ségolène qui en a payé le prix.

 

 

Les dirigeants du PS s'interrogent sur les raisons de la défaite

 

 

Dominique Strauss-Kahn, ancien candidat à l'investiture socialiste, a réagi sur l'antenne de TF1 au score de la candidate socialiste. "C'est une très grave défaite pour la gauche", c'est la "troisième fois consécutive que [les socialistes] perdent l'élection présidentielle." Il a dit porter un jugement "sévère" sur "le fonctionnement du Parti socialiste depuis cinq ans", sous la direction de François Hollande, en affirmant que le PS "n'avait pas su faire une gauche moderne".

Il a affirmé partager "l'inquiétude" de certains Français après l'élection de M. Sarkozy. Et a salué le "combat courageux" de Ségolène Royal. "Jamais la gauche n'a été aussi faible au premier tour, a-t-il déclaré. Pourquoi ? Parce que la gauche française n'a toujours pas fait sa rénovation." "J'ai tenté une révolution sociale-démocrate, elle n'a pas abouti", a-t-il jugé. A la question de savoir si François Hollande devait être remplacé à la tête du PS, M. Strauss-Kahn a répondu : "peu importe, (...) ce qui m'importe, c'est la refondation".

L'ancien premier ministre socialiste Laurent Fabius a, lui, estimé que, dimanche soir, "le drapeau de la gauche était à terre" et qu'il "fallait le relever". Le député PS de Seine-Maritime a avancé des "raisons multiples" à la défaite. "Nous n'avons pas convaincu suffisamment que notre candidate pouvait être chef de l'Etat", a-t-il estimé. M. Fabius a jugé "indispensable qu'on ait une gauche qui se rassemble et qui redonne de l'espoir" et "qui n'hésite pas sur sa stratégie" lors des prochaines législatives, dont la campagne devra être menée "collégialement", a-t-il insisté. "Demain matin, ce sera la douche froide", a mis en garde M. Fabius, ajoutant qu'il ne fallait "pas commencer des bisbilles internes au Parti socialiste".

Le porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray, a assuré sur France 2 "que la gauche, et tous ceux qui sont attachés à son projet, ont désormais une grande dirigeante" avec Ségolène Royal, malgré les "chausse-trappes" qui lui ont été tendues durant sa campagne présidentielle. Revenant sur le climat interne au sein du PS, le député de l'Essonne a mis en cause "un certain nombre de responsables socialistes qui étaient toujours en train de se demander si [Ségolène Royal] n'allait pas chuter". M. Dray s'est dit "très fier" d'avoir mené campagne au côté de Ségolène Royal. "C'est elle qui maintenant va entraîner la gauche", notamment lors des prochaines législatives, a-t-il ajouté, estimant que "quelque chose de nouveau commence".

De son côté, Patrick Mennucci, directeur adjoint de la campagne de la candidate socialiste, a insisté sur "la ferveur qui ne se dément pas" autour de Mme Royal. "Ce qui est important, c'est de dire que dans l'avenir, il faut compter sur elle" pour "continuer la modernisation du Parti socialiste", a-t-il déclaré.

Jean-Louis Bianco
, l'autre directeur de la campagne de Ségolène Royal, a, lui aussi, estimé que l'ex-candidate socialiste à la présidentielle entendait jouer un "rôle central"  dans la rénovation du PS et de la gauche. L'ancien secrétaire général de l'Elysée a affirmé que, dans l'intervalle, François Hollande, le premier secrétaire du PS, devait conduire la "bataille des législatives" en juin. "Premièrement gagner les législatives, et ça c'est le parti rassemblé derrière François Hollande, et deuxièmement rénover la politique, rénover la gauche et, là, Ségolène Royal – je n'en doute pas – aura un rôle central", a-t-il déclaré sur TF1.

Sources Le Monde

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Vendredi 16 mars 2007

"Tout dépend de moi", dit Ségolène Royal,

qui reprend sa liberté

Ségolène Royal revendique sa liberté par rapport au Parti socialiste dans la course à l'Elysée, estimant qu'une présidentielle est "par nature un lien direct entre une personne et le peuple français".

"Tout dépend de moi! Tout dépend de moi et c'est pourquoi ce combat est absolument crucial et c'est pourquoi je suis déterminée à me faire comprendre des Français", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2.

"Ce 'pacte présidentiel', ils l'ont construit avec moi (...) Je connais la France qu'ils ne veulent pas et la France qu'ils veulent", a-t-elle ajouté.

"Une élection présidentielle, par nature, est un lien direct entre une personne et le peuple français. Ce n'est pas l'élection d'un parti politique. Ce n'est pas une élection législative", a souligné la présidente de la région Poitou-Charentes à cinq semaines du premier tour. "Il m'appartient d'être libre et d'être en cohérence avec mon histoire et avec ce que je propose pour les cinq ans qui viennent".

S'il a fallu qu'elle "compose" avec le Parti socialiste après la primaire socialiste et la phase de débats participatifs, la candidate a cependant estimé que c'était "une chance" d'être soutenue par le PS.

"Mais aujourd'hui je suis dans la dernière phase et aujourd'hui je reprends toute ma liberté", a-t-elle souligné.

Deux jours après ses propos sur la lenteur mise par certains "éléphants" du PS à faire campagne pour elle, Ségolène Royal a assuré n'avoir rien à leur "reprocher".

"Mais c'est vrai qu'ils ont un peu de mal (...) Ce n'est jamais désagréable quand même que tout le monde fasse bloc. Je comprends qu'ils aient mis du temps sur le plan humain", a-t-elle expliqué.

Sources Boursier com

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 16 mars 2007

Nom d'une pipe, il faut bien choisir son entourage Madame Royal ! Ne regardez pas les gens avec les yeux de votre visage seulement mais avec ceux de votre âme ! Votre maladresse fait peine. Choisissez donc des partenaires qui sont sur la même longueur d'onde que vous et possédant des idées novatrices auxquelles vous pourrez adhérer dans l'avenir. Choisissez des êtres qui vous aiment vraiment pour ce que vous êtes et non des individus qui ne voient en vous qu'une opportunité qui satisfera leur ambition si vous réussissez. Que toutes les épreuves accumulées servent de leçon pour trouver enfin la bonne voie. En toute amitié.

 

Contre Ségolène Royal, Besson persiste dans un livre au vitriol


PARIS (Reuters) - Après avoir claqué la porte du Parti socialiste pour cause de divergences sur l'orientation de la campagne présidentielle, Eric Besson publie un ouvrage à charge contre Ségolène Royal, qu'il accuse de démagogie et de populisme.

La sortie en librairie de "Qui connaît Madame Royal", mardi prochain, survient quelques jours après la parution de "10 + 1 questions" de Claude Allègre, autre "jospiniste" historique, ami personnel de l'ancien Premier ministre et autre grand adversaire de Ségolène Royal.

Selon l'ancien ministre de l'Education, sous l'égide duquel Ségolène Royal a travaillé pendant les années de "gauche plurielle", "elle n'a pas de pensée politique construite, mais des idées pratiques et des solutions aux petits problèmes des gens".

Pour la première fois depuis qu'il a accepté de figurer dans "l'équipe du pacte présidentiel" de Ségolène Royal, Lionel Jospin anime samedi une "rencontre publique" à Lens, au coeur de la deuxième plus grosse fédération socialiste de France.

Mercredi prochain, l'ancien chef de gouvernement, qui n'avait pas ménagé ses critiques contre la candidate pendant la primaire socialiste, fera de nouveau campagne, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, où il milite aux côtés de ses fidèles, Daniel Vaillant, Bertrand Delanoë et Annick Lepetit.

Trois ou quatre autres réunions de ce type, dont une à  Nantes, sont programmées avant le premier tour, a-t-on appris dans l'entourage de Lionel Jospin. Aucun meeting commun entre l'ancien premier ministre et la candidate n'a été annoncé pour l'instant.

Le Figaro et Le Monde reproduisent vendredi des extraits de "Qui connaît Madame Royal" d'Eric Besson, dont le titre est un clin d'oeil rageur aux propos de Ségolène Royal lors de sa démission. "Qui connaît Eric Besson?", s'était-elle interrogée en visitant une usine dans la Somme.

L'ancien secrétaire national du PS chargé de l'Economie s'y réjouit implicitement d'une éventuelle défaite de Ségolène Royal en mai prochain.

"Si elle gagne, je plains son Premier ministre. Il devra appliquer une politique imprécise sous l'égide d'une présidente invitant au culte de la personnalité, tournant le dos à l'histoire de la gauche progressiste (...) Si elle perd, le PS sera une nouvelle fois en crise majeure", écrit le député de la Drôme.

"MENSONGER ET DANGEREUX"

"Mais je préfère voir le PS obligé d'opérer enfin sa mue et devenir un parti réformiste assumé plutôt que de risquer l'embolie de mon pays", affirme celui qui ne votera Royal "ni au premier ni au deuxième tour (...) sauf évidemment si elle était opposée à Jean-Marie Le Pen".

Eric Besson assure n'agir ni "par vengeance" ni pour "purger je ne sais quelle humiliation", se défend d'être un "sarkozyste honteux" et prévient qu'il ne "reviendra jamais dans ce Parti socialiste-là".

"Je le dis calmement mais fermement: ce que construit Ségolène Royal dans cette campagne présidentielle est mensonger et dangereux pour la gauche et pour la France", explique-t-il, heureux de s'être délivré d'un "parti pris de fidélité" à son parti et à la candidate qu'il s'est choisie.

Et de faire la liste de ses griefs envers la candidate, tour à tour accusée de jouer "de sa victimisation" et d'instrumentaliser le féminisme et "les souffrances des exclus pour asseoir son pouvoir".

"Seule sa propre gloire la motive. Elle use et abuse de la démagogie", attaque Eric Besson. "Je vous résume: pouvoir personnel de fait, affaiblissement des élus et des contre-pouvoirs, diabolisation morale de ceux qui s'opposent au bien".

Au-delà de la personne, Eric Besson attaque également les cent propositions de la candidate, qu'elle a présentées mi-février lors d'un grand meeting à Villepinte au terme d'une phase de deux mois de débats participatifs.

"Jamais programme présidentiel à gauche n'a été inventé dans une telle imprécision, dans un tel secret", estime le "chiffreur" en chef du projet socialiste. "Mon boulot, et celui du PS, ce n'était plus de construire mais de cacher cette réalité", déplore-t-il.

Des critiques balayées d'un revers de main jeudi soir par Ségolène Royal lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2. L'ouvrage d'Eric Besson fait partie des "péripéties" de campagne, a assuré la candidate, qui aurait préféré que le député socialiste "qui a du talent, parle de la France".

Sources Boursier com

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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