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LES SOCIALISTES

Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /2007 18:46

 

 

Des proches de Mme Royal menacés de perdre leur siège de député



par Jean-Baptiste de Montvalon


En dépit des tensions internes suscitées par la défaite de Ségolène Royal à la présidentielle et les tentatives de débauchage de Nicolas Sarkozy, le PS se met en ordre de bataille pour les législatives des 10 et 17 juin. Même si la candidate socialiste est arrivée en tête, le 6 mai, dans plus d'une soixantaine de circonscriptions détenues par la droite, la vague sarkozyste s'est aussi fait fortement sentir à l'inverse. Plusieurs proches de Mme Royal devront batailler pour conserver leur siège.

 

Nicolas Sarkozy est ainsi arrivé en tête – avec 52,44 % des suffrages exprimés, contre 47,56 % à Mme Royal – dans la première circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, détenue depuis 1997 par Jean-Louis Bianco, codirecteur de campagne de Mme Royal. Au premier tour, le score de M. Sarkozy (28,86 %) était de près de 2 points en deçà de sa moyenne nationale. A l'évidence, le candidat de l'UMP a bénéficié de très bons reports des voix centristes (16,03 %) et lepénistes (11,96 %). Le porte-parole de la candidate socialiste, Arnaud Montebourg, qui avait été confortablement réélu en 2002, au terme de son premier mandat, dans la 6ecirconscription de Saône-et-Loire, n'a pas davantage convaincu la majorité de ses électeurs de voter en faveur de Mme Royal. M. Sarkozy l'a nettement emporté dans sa circonscription, en obtenant 53,87 % des voix, contre 46,13 % à Mme Royal.

Ancienne candidate à la présidentielle de 2002, Christiane Taubira avait rejoint l'équipe de Mme Royal après avoir dû renoncer à sa propre candidature. Dans la première circonscription de Guyane, dont elle est l'élue (app. PS) depuis 1993, M.Sarkozy est arrivé en tête, avec 54,47 % des voix. Responsable de la campagne de Mme Royal pour l'outre-mer, le député de Guadeloupe Victorin Lurel a également vu M.Sarkozy arriver en tête dans sa circonscription : le candidat de l'UMP y a obtenu 53,85 % des suffrages exprimés, contre 46,15 % à la candidate socialiste.

Autre cas : Jean-Pierre Chevènement, l'un des plus fervents soutiens de Mme Royal pendant la campagne, n'est pas en très bonne posture non plus. Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen, ancien ministre de Lionel Jospin, qui avait annoncé vouloir reconquérir sa circonscription, la 2e de Belfort, devra affronter le candidat UMP sortant, Michel Zumkeller. Or au second tour de la présidentielle, M. Sarkozy devance Mme Royal (52,99 %, contre 47,01 %), tout comme dans la ville de Belfort dont M. Chevènement est maire (51,14 %, contre 48,86 %).

Sources Le Monde  

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : LES SOCIALISTES
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /2007 08:43

Et pourquoi pas François Hollande comme Premier Ministre ? Il nous semble que Royal voulait casser l'image du PS et prendre de la distance avec les éléphants. Qu'en est-il ?

Matignon: Fillon pour Sarkozy, Strauss-Kahn pour Royal


Au moment où les deux prétendants à l'Elysée tentent de séduire l'électorat centriste, les noms de François Fillon pour Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn pour Ségolène Royal sont les plus fréquemment cités comme futurs premiers ministres.

Du côté du candidat UMP, François Fillon et Claude Guéant se sont longtemps livré une bataille sourde, avec Matignon pour objectif.

Leur rivalité semble avoir pris fin peu avant le premier tour avec une répartition des rôles: Fillon à Matignon, Guéant à l'Elysée comme secrétaire général (ce dernier a évoqué ce poste pour lui-même le 18 avril).

Plusieurs fois ministre, François Fillon a les faveurs des élus UMP. D'abord parce qu'il est un élu (sénateur de la Sarthe). Ensuite, ce juriste de 53 ans représente la fibre "gaulliste sociale" de l'UMP et peut se prévaloir d'être l'auteur de la réforme des retraites, réputée infaisable.

Longtemps proche de Philippe Séguin, un des artisans de la victoire de Jacques Chirac à la présidentielle de 1995, il a conduit le projet législatif de l'UMP.

Claude Guéant, 61 ans, était jusqu'à 2002 peu familier des arcanes de la politique, avant de succomber à ses joies au contact de Nicolas Sarkozy qu'il n'a plus quitté, jusqu'à devenir son directeur de campagne. A l'Elysée, son rôle serait éminent, certains, à l'UMP, le voyant en une sorte de Premier ministre bis.

Le nom du ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo - que les Français préféreraient voir nommer par M. Sarkozy à Matignon, selon un sondage TNS-Sofrès - avait également été cité, mais le candidat UMP a semblé ne pas le retenir même s'il s'est affiché avec lui samedi.

Du côté de l'équipe Royal où circulaient divers scénarios, les choses se sont clarifiées lundi. Dans un entretien au Monde, la candidate PS a évoqué pour la première fois la possibilité de nommer à Matignon Dominique Strauss-Kahn (deuxième, derrière François Bayrou, des Premiers ministres préférés pour Royal, selon le même sondage).

Cette hypothèse n'était guère privilégiée, compte tenu notamment de leurs relations peu cordiales. Certains au PS voyaient dans la concurrence de DSK et de Ségolène Royal lors de la primaire socialiste un inconvénient majeur. D'autres, au contraire, rappelaient que François Mitterrand avait nommé à Matignon Michel Rocard, qu'il n'appréciait guère, mais qui était populaire.

Réputé brillant, mais un peu dilettante, cet économiste de 58 ans a tout pour séduire les modérés, de droite ou de gauche. Avant le premier tour, l'UDF François Bayrou avait d'ailleurs suggéré qu'il pourrait choisir ce social-démocrate comme Premier ministre.

Ministre des Finances dans le gouvernement Jospin, Dominique Strauss-Kahn a laissé une excellente image, non entachée par sa démission fin 1999 à la suite d'une mise en cause dans une affaire pour laquelle il a été ensuite lavé de tout soupçon.

Outre DSK, les noms de Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS, et Michel Sapin, ancien ministre des Finances et président de la région Centre, sont également cités.

Très proche de Mme Royal, Julien Dray a évoqué, avant le premier tour, Jean-Pierre Chevènement, qui s'est affirmé auprès de la candidate.

Mais après le 22 avril, nombre d'élus au PS écartaient cette éventualité, au regard des quelque 7 millions d'électeurs centristes réputés pro-européens.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : LES SOCIALISTES
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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /2007 14:58

Jacques Delors : "Je partage des valeurs avec Royal"

par Robert Schneider

L'ancien président de la commission européenne affirme dans le Nouvel Observateur du 15 mars que Ségolène Royal a su "dépasser les lignes", se faire entendre des Français", et défendre "l'autorité" et la "famille".

Quand François Bayrou évoque ces sociaux-démocrates dont il se sent si proche, il pense avant tout à Jacques Delors. Ah ! Delors ! S'il était plus jeune, c'est lui qu'il prendrait comme Premier ministre. Et Bayrou de laisser entendre ainsi que l'ancien président de la Commission est prêt à le rejoindre. Comme si leur alliance était naturelle ! D'ailleurs, si Delors se tait, s'il ne dit mot, c'est qu'il consent à ce rapprochement qui va de soi. Seulement voilà : Delors, comme son ami Rocard, que Bayrou a tenté de récupérer lui aussi, comme Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC dont le nom a été lancé pour Matignon, est et reste socialiste, même si le PS ne s'est pas toujours bien comporté avec lui. «J'ai de la sympathie pour Bayrou», reconnaît volontiers Delors. Mais il ajoute aussitôt : «Avec Ségolène Royal, je partage des valeurs. J'ai découvert trois joyaux dans sa campagne. Elle a su dépasser les lignes. Elle a su se faire entendre des Français qui ont le sentiment d'être rejetés par la politique. Elle défend des valeurs - l'autorité, la famille - auxquelles je suis très attaché. Et ces valeurs, elle a réussi à les faire émerger grâce à ses débats participatifs.» C'est clair et net. Bayrou devra chercher une autre figure symbolique de la social-démocratie.

Sources Nouvel Obs

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : LES SOCIALISTES
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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /2007 15:42

Ségolène Royal espère en avoir fini avec les turbulences


Par Laure Bretton

 



ROUBAIX, Nord (Reuters) - Après avoir défendu sa méthode de campagne présidentielle tout au long de la semaine, Ségolène Royal a joint le geste à la parole vendredi, présidant un de ses "débats participatifs" emblématiques sous les yeux de plusieurs "éléphants" socialistes.

A Lille et à Roubaix, la candidate PS à l'Elysée a clos une séquence de turbulences de sept jours - depuis les propositions de François Hollande sur l'augmentation des impôts jusqu'au "couac" d'Arnaud Montebourg - par une journée placée sous le signe du rassemblement.

Après avoir reçu une nouvelle fois la bénédiction de Pierre Mauroy, elle a trouvé à ses côtés Martine Aubry, maire de Lille et l'une de ses plus farouches opposantes internes pendant la bataille pour l'investiture, puis Bertrand Delanoë, ancien partisan de Lionel Jospin.

"On a défendu chacune nos idées. Pour moi il n'y a aucun doute, on est tous derrière, le Parti socialiste est derrière elle", a déclaré l'ancienne ministre des Affaires sociales qui a assuré avoir parlé de "tout" avec la candidate, réforme des 35 heures comprise.

Pour ne pas gâcher ces retrouvailles, les deux femmes ont mis au rancart leurs divergences sur la réduction du temps de travail, l'une des réformes-phares du gouvernement Jospin, mise en place par Martine Aubry.

"CATALOGUE DE LA REDOUTE"

En aparté, l'édile a confié avoir "assez rouspété" contre les socialistes ne suivant pas la ligne du parti pour ne pas commettre cette erreur aujourd'hui.

Après la "phase d'écoute" qui doit durer jusqu'au 11 février, il faudra veiller à ce que les propositions soient en conformité "avec les valeurs qui sont les nôtres", a-t-elle fait valoir.

Si la candidate a raison de ne pas "faire un catalogue de La Redoute", il faudra quand même "quelques grandes mesures".

Arborant une veste rose sur une robe grise, Ségolène Royal s'est dite "très heureuse" d'être reçue par "Martine" pour ce déplacement consacré aux problèmes de logement.

"Dans cette démarche participative de débat, j'ai beaucoup à apprendre des élus de terrain enracinés sur leur territoire et qui sont visionnaires", a souligné la présidente de Poitou-Charentes.

Après leurs retrouvailles, elles ont visité à bord d'un bus le quartier de Lille Sud, cible d'un vaste projet de réhabilitation urbaine sur les cinq dernières années. Les journalistes suivaient à distance, dans un bus aux couleurs de la fédération locale du PS.

Comme elle l'avait fait à Pékin il y a dix jours, Ségolène Royal est allée à la rencontre d'une famille habitant dans un HLM, la résidence des "Hauts Moulins", un petit immeuble de briques claires à trois étages.

"FEMMES QUI SE BARRENT DANS LA NUIT"

En début d'après-midi, Pierre Mauroy avait apporté son écot à la campagne "Royal", cherchant à dissiper l'impression de malaise qui émane du Parti socialiste depuis quelques jours.

"Les miasmes qui volent par-ci par-là etc., les petites phrases ou je ne sais trop quoi, c'est peu de choses face à cette volonté de rassemblement", a-t-il estimé, la candidate à ses côtés dans le hall de la Communauté urbaine de Lille.

Cette phase de débats "parfois critiquée, moquée avec une certaine condescendance, un certain mépris" est pour Ségolène Royal "une condition essentielle de la crédibilité de la parole" politique.

"C'est pourquoi je ne renoncerai pas à cette démarche et je lui accorderai le temps qui a été prévu", a-t-elle une fois encore prévenu à Roubaix.

Dans un décor tendu de bleu - la couleur de son association Désirs d'avenir - elle a dressé la liste de ses priorités en matière de logement, revendiquant le droit à la "rupture" en la matière, mot cher à Nicolas Sarkozy, dont elle n'a pas cité le nom en deux heures.

Après un jeu de questions-réponses plutôt convenu, la soirée a basculé dans l'émotion avec le témoignage d'une femme battue sans emploi, qui "cohabite tous les jours avec le Front national", dont son mari est partisan.

Le micro dans une main tremblante, Maryline a demandé à la candidate ce qu'elle comptait faire "pour les femmes qui se barrent en pleine nuit avec leurs gamins dans l'abribus sous la pluie" mais qui "qui reviennent toujours avec leur mari parce qu'elles n'ont pas de travail, pas de logement". Silence dans la salle.

"Plus socialiste que moi tu meurs (...) Moi tout ce que je voudrais, une fois que t'es passée, c'est que tu (n'ailles) pas qu'au Liban ou en Chine mais que tu t'occupes aussi de nous".

Sources La Tribune

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Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : LES SOCIALISTES
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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /2007 00:22

Il est bien que Martine Aubry apporte son soutien à Royal car c'est une femme de poids en politique.

Martine Aubry vient au secours de Ségolène Royal


Le maire de Lille, Martine Aubry, très critique à l'égard de Ségolène Royal lors du choix du champion socialiste pour la présidentielle, lui a apporté un soutien précieux en la recevant avec des égards vendredi dans sa ville, au moment où la campagne de la candidate connaît des ratés.

Pour sa troisième visite à Lille depuis qu'elle s'est lancée dans la bataille présidentielle, Ségolène Royal a été enfin reçue à l'Hôtel de ville par Mme Aubry, appréciant visiblement l'attitude de la première magistrate de la capitale des Flandres.

"Il n'y aucun doute, on est tous derrière elle", a affirmé Mme Aubry, très souriante et détendue, après un entretien d'une demi-heure. Les deux femmes étaient "ravies" de se retrouver, selon le maire de Lille.

Lors de la campagne interne à l'automne, Martine Aubry avait ardemment souhaité que Lionel Jospin porte les couleurs du PS pour 2007, reprochant à Mme Royal de se retrancher derrière "l'opinion des Français" plutôt que de proposer un destin.

L'ancien ministre avait déploré que l'image l'emporte sur le fond chez Mme Royal. La politique, avait-elle lancé, n'est pas "une question de mensurations".

Après le renoncement de M. Jospin, Martine Aubry n'avait pris position pour aucun des prétendants socialistes mais s'était ralliée franchement à Ségolène Royal dès le lendemain de sa désignation.

Le président de Lille Métropole (communauté urbaine), Pierre Mauroy, ne s'est pas privé de souligner cet appui, en espérant "que tous les socialistes suivront l'exemple". Ségolène Royal "va à l'Hôtel de Ville. Elle est la championne du rassemblement", s'est-il félicité.

Au cours de cette visite consacrée au logement, Mme Royal a salué "une élue de terrain" et un maire "qui a eu le souci" de "garder la mixité sociale, et d'assurer le rayonnement de la ville, national mais aussi international".

Les deux femmes ont visité des HLM rénovées dans le quartier populaire de Lille-sud, avant de se retrouver à Roubaix pour un "débat participatif" sur le thème de la journée.

Alors que Mme Royal connaît des difficultés, Martine Aubry a appelé les socialistes à "laisser" la candidate à l'élection présidentielle "porter sa campagne selon son style et sa sensibilité", et à "s'y inscrire", affirmant qu'elle n'avait "pas d'inquiétude" sur son parcours.

Même les 35 heures, que Mme Aubry a fait entrer dans les faits sous le gouvernement Jospin, et qui sont pomme de discorde entre elles, n'ont apparemment pas fait d'ombre.

Si Ségolène Royal avait qualifié mercredi les 35 heures de "progrès social", elle avait critiqué leur application "technocratique". Elle s'est montrée réservée sur ce sujet dans un entretien à La Voix du Nord, vendredi.

Mais Martine Aubry a estimé qu'elle-même et Ségolène Royal étaient "d'accord sur l'avenir" des 35 heures, y compris pour "reprendre le mouvement" pour leur extension.

Le sujet a été brièvement abordé lors de leur entretien. "Avec Ségolène Royal, nous parlons de tout, parce que nous sommes des femmes. De ce que nous avons en commun, et aussi des désaccords que nous pouvons avoir, dans une grande clarté", a déclaré l'ex-ministre des Affaires sociales.

Sources AF¨P

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Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /2006 00:07

Ségolène Royal mène campagne à distance du Parti socialiste

par Isabelle Mandraud




Aucun poing, aucune rose rouge. Tout était bleu, mercredi 20 décembre, dans le gymnase d'Illkirch-Graffenstaden : la scène, le fond de scène, les panneaux-slogans et même les badges. Bleu comme le logo de l'association de campagne Désirs d'avenir, de Ségolène Royal. Bleu comme aucune réunion du PS ne l'est habituellement.

Les élus socialistes étaient présents, membres de l'équipe de la candidate, comme Jean-Louis Bianco, son codirecteur de campagne, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste de l'Assemblée, ou bien élus du cru, comme l'ancienne maire de Strasbourg, Catherine Trautmann, ou le maire de Mulhouse, Jean-Marie Bockel. Même Henri Emmanuelli était là, en sa qualité de "coordinateur du projet socialiste". Mais chacun a été prié d'intervenir brièvement, ou pas du tout. Mme Royal tient le parti en lisière.

Depuis l'investiture de la candidate, la jonction entre son équipe, restreinte, et le parti paraît laborieuse. Nommé codirecteur de campagne, François Rebsamen, numéro deux du PS, n'est jamais visible. Les informations circulent au compte-gouttes. Les dirigeants socialistes avaient appris au dernier moment le déplacement de Mme Royal au Proche-Orient. C'est encore le cas pour sa visite annoncée en Chine, début janvier. Tout se décide selon l'intuition de la candidate, qui n'en fait qu'à sa tête. "Elle n'écoute pas", s'agace un membre de son équipe.

Le siège de la campagne, a-t-elle assuré, sera celui du parti. Mais elle emménage avec sa seule garde rapprochée boulevard Saint-Germain, à Paris, presque en catimini. Les mesures sociales et économiques exposées par François Hollande, dans Le Monde du 19 décembre, ont été abondamment commentées. Elle n'en a pas dit un mot. Mieux : le jour de la parution de l'entretien, Mme Royal a annulé deux conférences de presse sans explication. Voulait-elle échapper aux questions sur l'intervention du premier secrétaire du PS ?

Son attitude a entretenu le doute sur leur rivalité potentielle. Cette ambiguïté n'a pas été dissipée par M. Bianco. Interrogé sur RTL, jeudi matin, il a précisé à propos de la CSG retraite, évoquée par M. Hollande, que ce sujet avait été "débattu dans le cadre du projet", mais "pas inscrit dans le projet". "C'est une idée en débat. (...) Que François Hollande (...) participe au débat participatif, c'est tout à fait son droit", a fait valoir M. Bianco.

La candidate avait annoncé son intention d'étoffer son équipe, mais rien n'est venu. Au grand dam de dirigeants socialistes, qui attendaient un signe. Sur le terrain, les tensions sont parfois sensibles entre les comités Désirs d'avenir et les fédérations socialistes. Certes, le PS se met en ordre de marche. Mais la méthode très personnelle de la candidate déroute le parti.


Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /2006 18:37

Fin de partie pour Chevènement

34 jours après avoir annoncé sa candidature à la présidentielle, JP.Chevènement se retire et se rallie à Ségolène Royal. Il l'a annoncé officiellement ce dimanche en présence de la candidate PS.

Candidature éclair. Le 6 novembre, au 20h de TF1, Jean-Pierre Chevènement annonce d'un "oui" franc et massif sa candidature à l'élection présidentielle. Quand PPDA lui demande si sa décision est irrévocable, il répond : "Quand on part, c'est pour aller jusqu'au bout". Pendant un mois le candidat du MRC a toujours répété qu'il se battait pour ses idées, pour "faire entendre une voix utile". Visiblement, les contingences matérielles ont eu raison des belles envolées lyriques. Le MRC a négocié le retrait de son candidat contre une monnaie sonnante et trébuchante en politique: des sièges de députés. En juin 2007, le PS soutiendra le candidat du MRC dans 10 circonscriptions. Dans 6 autres, le MRC occupera le poste de suppléant du député PS. JP.Chevènement, le rebelle de la gauche, se vendant pour une poignée de sièges ? Le trait est sans doute un peu forcé. Celui qui en son temps dénonçait les "sauvageons" a de vraies affinités avec la candidate socialiste en matière de sécurité. L'un et l'autre se sont déchirés lors du référendum européen ? Justement, a lancé JP.Chevènement ce dimanche, Ségolène Royal à ses côtés: "C'est la réconciliation entre la gauche du oui et la gauche du non". Pour Ségolène en tout cas, c'est une belle victoire. A 5 mois du 1er tour de l'élection présidentielle, elle a réussi à rallier le PRG de Christiane Taubira et le MRC de Jean-Pierre Chevènement. Les voix qui ont manqué à Lionel Jospin le 21 avril 2002 ne lui feront pas défaut. (Dioranews)

Sources AFP

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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /2006 14:17

Chevènement attaque Sarkozy,

critique le PS et ménage Royal

Jean-Pierre Chevènement, candidat du Mouvement républicain et citoyen (MRC) à l'élection présidentiel de 2007, a de nouveau attaqué le probable candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, et critiqué le Parti socialiste tout en ménageant sa candidate.

"Qu'il soit clair que je me suis présenté contre Nicolas Sarkozy, parce qu'il diviserait gravement le pays s'il était élu et qu'il n'y a rien de bon à attendre d'une thérapie de choc libérale", a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur et de la Défense lors d'un meeting au gymnase Japy, dans le XIe arrondissement de Paris.

"Je ne me suis donc pas présenté contre Ségolène Royal", a ajouté Jean-Pierre Chevènement, qui avait obtenu 5,3% des voix au premier tour de l'élection présidentielle de 2002.

"Je vous mets en garde contre la tentation de faire chorus avec ceux qui se sont toujours trompés et qui croient au virage à droite du PS depuis que Ségolène Royal a été désignée", a-t-il déclaré.

L'ancien défenseur du "non" au traité constitutionnel européen s'est réjoui que la candidat socialiste ait déclaré que ce projet était "caduc" et qu'il fallait "faire l'Europe par la preuve". "Cette formulation rationaliste ne saurait nous déplaire", a-t-il dit.

"Ségolène Royal s'est mise à l'écoute. Espérons qu'elle entendra la voix des sans-voix, de ceux que le système prive de toute capacité d'expression pour protester contre le sort injuste qui leur est fait", a ajouté Jean-Pierre Chevènement.

Le président d'honneur du MRC a été plus sévère envers le PS et son projet pour 2007.

"Cet été encore, je privilégiais, pour faire obstacle à Nicolas Sarkozy (...), un accord politique avec le Parti socialiste. Puis j'ai pris connaissance dans le détail du projet du PS et j'en ai conçu de fortes inquiétudes pour l'avenir de notre pays", a-t-il expliqué.

Sur la sécurité et l'école, le PS "est encore très loin d'être au clair avec lui même", a-t-il estimé, jugeant le projet "pas clair sur la manière de relancer l'économie ni de relancer l'Europe" et les propositions sur les institutions "dangereuses".

Sources L'Express

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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /2006 14:27

Eh bien oui, pardi... mieux vaut tard que jamais. Faute de mieux. Quand on regarde tout ce microcosme politique à tous les niveaux et dans tous les partis, croyez-le, on est souvent saisi de nausées. Entre les opportunistes de dernière heure qui tournent casaque en pensant très fort "Peut-être que je décrocherai un ministère..." Ceux qui jouent à fond les hypocrites... ceux qui font le dos rond ou l'autruche, on pourrait écrire un roman. Voilà pourquoi il nous serait impossible de faire de la politique car il est évident qu'il nous serait impossible de faire bonne figure à ceux qui nous ont joué mille tours de cochons et qu'ils n'auraient aucun ministère. Pour commencer. Le reste viendrait plus tard. Mais nous n'en sommes pas là. Et heureusement.

Lionel Jospin apporte son soutien à Ségolène Royal

Lionel Jospin a apporté son soutien à Ségolène Royal, élue la semaine dernière candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle, expliquant que ce choix allait "de soi".

"Ségolène Royal a été désignée de façon très nette par les adhérents du PS. Elle est désormais la candidate de tous les socialistes dont je suis. Dans un combat que je sais difficile, je lui souhaite bonne chance", explique l'ancien Premier ministre dans un bref message publié sur son blog.

"D'une façon ou d'une autre, je m'efforcerai de contribuer à la victoire contre la droite", ajoute le candidat malheureux à la présidentielle de 2002.

Lionel Jospin avait envisagé entre pendant l'été de briguer l'investiture présidentielle, avant de renoncer fin septembre.

Gardant pour lui quel prétendant il soutenait pendant la campagne pour l'investiture, il avait néanmoins clairement indiqué qu'il ne voterait pas pour la présidente de la région Poitou Charentes.

Ségolène Royal sera désignée officiellement candidate du PS dimanche lors du congrès d'investiture du parti.

Sources Boursier com

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Samedi 18 novembre 2006 6 18 /11 /2006 13:28

«Le PS a compris comment il pouvait gagner»

par Stéphanie Germanier, Berne


La socialiste Yvette Jaggi, ancienne syndique de Lausanne, conseillère nationale et sénatrice à la retraite, applaudit.



Le Temps: En tant que femme socialiste, on imagine que le choix des militants du PS français doit vous réjouir...

Yvette Jaggi: Bien sûr que c'est réjouissant qu'une femme soit candidate à la présidence de la France. Il était temps. Mais le critère du genre ne suffit pas.

- Qu'entendez-vous par là?

- Le fait qu'elle soit une femme n'explique pas à lui seul qu'elle ait été plébiscitée par la base. D'autres choses sont réjouissantes, à commencer par le changement de génération. Peut-être qu'un homme jeune n'aurait pas réussi à passer l'épaule devant «les éléphants» du PS français. Ségolène Royal a aussi amené de nouvelles méthodes de campagne. Elle était très professionnelle, tout comme son entourage dans sa communication tant auprès des médias qu'au niveau interpersonnel. C'était une campagne de proximité virtuelle et cela est complètement nouveau. Sa méthode tranche de celle des grands penseurs socialistes. Elle a choisi une façon de faire adéquate et d'ailleurs ses concurrents n'ont pas réussi à la distancer sur ce point

- On lui reproche justement de s'investir beaucoup dans le paraître, mais d'avoir peu de convictions sur le fond...

- C'est un procès d'intention. Elle a quand même des états de service qui l'ont amenée là où elle est. Ce n'est pas avec du vide qu'on fait ce qu'elle est en train de faire. C'est faux de dire qu'elle ne pense pas, qu'elle ne pense rien. Jusqu'à présent, elle a prouvé qu'elle avait fait ce qu'il fallait, dans le cadre de primaires en tout cas. Les affaires sérieuses commencent maintenant pour elle, mais je suis prête à prendre le pari qu'elle saura continuer à trouver l'adéquation. Et de toute façon il n'y a pas d'autre choix. J'espère que le PS a compris que désormais c'est une chance avec elle et aucune chance sans elle.

- Les jeunesses socialistes suisses se sont fendues aujourd'hui d'un communiqué qui disait que Ségolène Royal était une coquille vide. Une preuve qu'elle divise la base plus à gauche, ici comme en France?

- Plus on regarde à gauche, plus on constate que le rapport au pouvoir est ambigu. Il est clair que les socio-démocrates ont davantage envie de gagner que les purs et durs. On dit que Ségolène Royal a apporté de la fraîcheur à la politique, mais je dirais plutôt qu'elle a apporté le «sens du ménage». Les femmes sont plus pratiques. Ségolène Royal va son chemin avec des petits pas pragmatiques, plutôt qu'avec de grandes idées qui font avancer lentement.

- Certains disent déjà qu'elle l'a emporté sur ses concurrents parce que les sondages ont annoncé qu'elle serait la seule à avoir une chance contre Nicolas Sarkozy et non pas parce que la base croit en son pouvoir de changement...

- Elle a obtenu plus de 60% des voix. Il est donc clair que c'est un signe que lui a donné sa base. Les gens veulent un changement. Et les socialistes veulent aussi gagner. Ils avaient misé sur Lionel Jospin et ses cheveux blancs il y a trois ans et ne se sont pas remis du traumatisme de sa défaite au premier tour. Ils ont compris qu'ils avaient besoin de nouveauté pour gagner.

Sources Le Temps

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : LES SOCIALISTES
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