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Lundi 29 mai 2006

Alors deux mots sur la position de Ségolène et de l'Europe. Nous voyons que la candidate socialiste a mûri. Comme nous l'avions déjà signalé, un des seuls qui se soit prononcé en faveur du Non est Laurent Fabius, ce que nous n'avons pas oublié. Il est sans doute lui aussi au courant des manoeuvres étatsuniennes dans l'Europe. Nous avons un blog essentiellement axé sur l'Union Européenne et les dangers qu'elle présente actuellement. Il faut savoir, pour commencer, que tous les pays "démocratisés" nous sont imposés par les USA dans un but bien particulier. Installer des bases de l'Otan dans les pays de l'Est et créer une ceinture qui sépare l'Europe de la Russie. Prenez un atlas, regardez et vous verrez... la seconde chose qui nous choque c'est que le trois-quart de ces pays sont pratiquement d'extrême-droite... lire la Pologne vire au brun... la Lettonie a carrément réhabilité le nazisme... et le révisionnisme ainsi que les discriminations raciales sévissent dur dans les Pays Baltes... et que nous nous battons assidûment contre ce genre de dérives bien que certaines entités nocives sont persuadées du contraire. Donc oui, l'Europe telle qu'on veut nous l'imposer n'est pas vraiment ce dont nous rêvions...

Mme Royal distingue la "bonne Europe, utopique, et la mauvaise, apparue réelle"

par Isabelle Mandraud

En campagne dans les fédérations du PS, Ségolène Royal s'est arrêtée, samedi 27 mai, à Lorgues, une petite commune varoise qui organisait sa traditionnelle "Fête de la rose". Dans ce département, où le non à la Constitution européenne, un an auparavant, l'avait emporté à une écrasante majorité, la candidate à l'investiture du PS pour l'élection présidentielle de 2007 a pour la première fois abordé ce sujet "un peu austère" devant des militants.

"Je n'ignore pas le score du non ici", a-t-elle commencé, ni celui au niveau national qui a entraîné dans le même sens "plus de 67 % des électeurs de gauche." Partisane "vigoureuse" du oui, comme elle l'a rappelé - la présidente PS de la région Poitou-Charentes avait été la seule en 2005 à affronter sur un plateau de télévision un socialiste du non, le sénateur de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon - Mme Royal estime que "la relation des Français avec l'Europe ne va pas de soi" et qu'elle est "contradictoire".

Ils ont "un attachement profond à l'Etat, un Etat homogène qui garantit des mêmes droits, a-t-elle expliqué. Or, l'Europe est un espace où les frontières bougent sans que les Français soient consultés." Le "malaise social", selon elle, a amplifié le rejet du traité constitutionnel. "Il y a la bonne Europe qui a des valeurs, qui rend fort collectivement et la mauvaise Europe qui n'a pas su protéger, a-t-elle poursuivi. La bonne Europe est parue utopique, ou déjà réalisée, avec la paix. La mauvaise Europe, elle, est apparue bien réelle."

Aujourd'hui, Mme Royal estime qu'il n'est plus nécessaire de remettre la Constitution au centre des priorités, mais de prendre du temps : "Quand le chômage de masse aura reculé, nous construirons l'Europe sur l'environnement, la recherche, la rénovation... Ensuite, nous expliquerons qu'il faut peut-être des règles communes. Petit à petit, cette Constitution, au lieu d'être assénée par le haut, va remonter des citoyens. Il faut que l'Europe réelle rejoigne l'Europe de l'utopie".

FABLE DE LA FONTAINE

Bien accueillie dans une fédération qui avait poussé la délicatesse jusqu'à disposer sur les bouteilles de vin du repas de midi des étiquettes "Cuvée Ségolène", elle s'est affichée comme la candidate de la réconciliation du oui et du non. Un rôle qu'elle compte bien disputer à ses concurrents, comme Dominique Strauss-Kahn, militant du oui, ou Laurent Fabius, figure du non.

Entourée du maire de Lorgues, Barthélémy Mariani, et du premier secrétaire de la fédération, Robert Alfonsi, qui ne cachent plus leur préférence pour Mme Royal, mais aussi des premiers secrétaires des départements voisins, Eugène Caselli, pour les Bouches-du-Rhône, et Patrick Allemand, des Alpes-Maritimes, Mme Royal a lancé un appel au "rassemblement" des socialistes et de "tous les candidats potentiels" autour du projet du PS. Elle s'en est pris vivement au gouvernement. "En 2007, qu'ils s'en aillent, ils ont fait assez de dégâts, ils ont presque tout raté, même les complots entre eux", a-t-elle lancé avant de défendre la "République du respect". "La question morale devient une question politique", a-t-elle souligné.

Mme Royal a alors cité la fable de LaFontaine, Les animaux malades de la peste, entraînant une partie de la salle, où avaient pris place quelque 600 personnes, à réciter avec elle : "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

Sources : Le Monde

Par Isabelle Mandraud

Par Adriana EVANGELIZT
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Mercredi 10 mai 2006

Ségolène Royal : le DADVSI porte atteinte aux libertés numériques

par Ariane Beky

Lors de la marche pour les libertés numériques, la députée PS a déclaré refuser "la logique passéiste qui oppose les intérêts des créateurs à ceux du public."

Ségolène Royal intervient officiellement dans le débat houleux sur le projet de loi droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information (DADVSI).

Dimanche 7 mai 2006, à l'occasion de "la marche pour les libertés numériques" initiée par les collectifs stopDRM, APRIL, Audionautes, Dadaprod.org, Eucd.info, FFII, Framasoft, FSF France, Musique-libre.org et Ligue Odebi, la présidente de la région Poitou-Charentes et députée socialiste des Deux-Sèvres a indiqué :

"Refuser la logique passéiste et simplificatrice [du gouvernement] qui oppose les intérêts des créateurs à ceux du public." De plus, a ajouté la candidate potentielle à l'élection présidentielle 2007, "la rémunération de la création ne saurait justifier la généralisation du verrouillage numérique des œuvres."

Ségolène Royal estime en outre qu'en "renforçant juridiquement les dispositifs de contrôle d'usage (DRM – digital rights management), le projet de loi DADVSI menace le droit à la copie privée, bride l'innovation et porte atteinte aux libertés numériques."

La "personnalité de gauche préférée des Français" s'oppose clairement au projet de loi DADVSI alors que le PS est divisé sur la question.

Le projet, adopté dans un climat de fronde parlementaire par les députés de la majorité en mars dernier (la "licence globale" a été rejetée, les sanctions pénales entérinées), est examiné actuellement au Sénat dans une ambiance plus consensuelle.

Michel Charasse (PS), tout comme Michel Thiollière (UMP), rapporteur au Sénat sur le projet DADVSI, s'est déclaré favorable à la révision de l'article sur l'interopérabilité. David Assouline (PS) a souligné que "le dispositif [de licence] envisagé par l'Assemblée n'est pas sans risque." Enfin, Catherine Tasca (PS) a ajouté que "l'efficacité des sanctions, sans intrusion à domicile, est essentielle."

Or, en juillet 2004, Ségolène Royal déclarait d'ores et déjà : "Plutôt que de stigmatiser des millions de citoyens qui échangent des fichiers musicaux ou vidéos, il est indispensable de prendre en compte ce nouveau mode de consommation, et de préparer une rémunération des auteurs par d'autres moyens."

Sources : NETECO

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Jeudi 4 mai 2006

Ségolène croit aux "citoyens experts"

par Véronique Richebois

Le concept de « consommateur expert » trouve sa déclinaison politique avec celui du « citoyen expert », revendiqué par la candidate socialiste.

La publication sur le Web du manuscrit de Ségolène Royal a fait l'effet d'un pavé jeté dans une mare déjà bien agitée. Là où le microcosme politique escomptait - comme prévu - le livre profession de foi que la présidente de Poitou-Charentes était censée cosigner chez Flammarion avec Pascale Amaudric, journaliste au « Journal du Dimanche », il a découvert un manuscrit dont les dix chapitres, rédigés sous forme de notes et d'observations, seront, tous les quinze jours, mis en ligne sur son site, www.desirsdavenir.org, lancé mi-février. Quant au « livre papier » final, il est en définitive prévu pour le 24 août, voire début septembre, selon la maison d'édition.


D'ici là, chacun de ses chapitres - ou plus exactement leurs éléments de « diagnostic » - seront bousculé, critiqué, enrichi, bref « co-créé » grâce à l'apport d'internautes, jugés non plus comme des électeurs lassés d'une vie politique désespérément répétitive, mais comme des « citoyens experts » impliqués, crédités d'une faculté d'analyse et de diagnostic qu'on leur avait, semble-t-il, toujours déniée. En revanche, « la partie propositions et lignes d'action, liée aux diagnostics finals, sera rédigée par Ségolène Royal, non diffusée sur le Net et publiée à la fin de l'été », ajoute Christophe Chantepy, président du site desirsdavenir.org, conseiller d'Etat et ancien directeur du cabinet de l'ex-ministre de la Famille entre 2000 et 2002.

Mais pas question pour l'instant de journal de campagne, de WebTV ou de Webblog, à la manière d'Howard Dean, ex-candidat démocrate à la précédente élection présidentielle américaine, qui s'était distingué par sa maîtrise de la communication en ligne. Et encore moins de SMS, utilisés par l'UMP mais jugés trop « intrusifs » par l'équipe de la députée des Deux-Sèvres. Seul, le dialogue est censé être la vedette maîtresse de ce « forum participatif ». Une expérience gratifiante : le 2 mai, les « citoyens experts » avaient déjà apporté 11.000 contributions, tandis que le site avait accueilli 300.000 visiteurs et que 1.300.000 pages avaient été lues.

« Modernité ! », ont alors applaudi certains, soulignant la virtuosité avec laquelle la démocratie participative initiée par Ségolène Royal depuis 2002 à partir de ses expériences gouvernementales et régionales, « croiserait » les opportunités offertes par les nouvelles technologies interactives. Même si ces dernières sont déjà assez largement utilisées par les partis politiques depuis l'explosion en 2004 du haut débit. « Artifice ! », ont grincé d'autres, dont Loïc Lemeur, vice-président Europe de Six Apart, concepteur de blogs, qui pointe un « buzz » « entretenu artificiellement par une classe journalistique toujours en quête de nouveauté, plutôt qu'un véritable phénomène de fond qui serait relayé par les bloggeurs eux-mêmes ».

Démythifier la vie politique

Demeure une intuition sociétale : la prise de conscience de l'irruption presque irrésistible d'experts issus de la société civile, n'appartenant à aucun parti, aucun grand corps, aucun institut d'études. Un phénomène qui a déboulé sur la scène politique l'an dernier à l'occasion du référendum sur la Constitution, avec notamment le succès inattendu de blogs réalisés par de parfaits inconnus.

Mais c'est l'industrie qui avait la première expérimenté le concept jumeau de « consommateur expert », responsable, intelligent, se plaçant en position d'arbitre face à une offre toujours plus abondante, et ce, dans un contexte économique plutôt morose. Bref, un consommateur qui, au fil de ses achats et au vu de la stagnation de ses revenus, a développé une expertise en matière de consommation et de marketing. « Now, the consumer is the boss », répète à satiété Kevin Roberts, président de Saatchi & Saatchi Monde. Et, sous la pression des nouveaux comportements de ces consommateurs, les professionnels du marketing avaient alors dû revoir prestement positionnement et mode de communication de nombre de grandes marques.

De la même façon que le consommateur, le citoyen surinformé a appris à décrypter et démythifier la vie politique, à en identifier les codes, « les petites phrases » concoctées sur mesure à destination du microcosme, les apparitions athlétiques balnéaires à La Baule... et à jauger le peu de place qu'on lui concède dans la prise de décision finale. Une expertise citoyenne toute nouvelle... que la classe politique identifie bien après des directeurs du marketing, plus prompts à saisir les enjeux de tels bouleversements sociologiques.


Une tentation populiste

Les opposants à Ségolène Royal évoquent d'ailleurs volontiers, dans ce primat offert à la participation citoyenne, une tentation populiste, teintée de démagogie et de marketing. Autant de remarques hérissant l'équipe des plus proches fidèles de l'ex-ministre, qui mettent en avant l'historicité de la démarche.

Surtout, pour l'équipe de la candidate socialiste, cette schizophrénie apparente - un consommateur expert qui persisterait à évoluer dans la peau d'un citoyen bonnet d'âne - serait d'abord due à l'archaïsme de la classe politique : « Il faut en finir avec la conception élitaire de l'expertise politique qui conduit à une action inefficace, s'agace ainsi Sophie Bouchet-Petersen, conseiller d'Etat, amie et conseillère de Ségolène Royal depuis leur passage commun à l'Elysée, en 1983. C'est vrai que l'expertise des citoyens s'est accrue, notamment par un accès plus large aux études et à l'information. Mais l'explication est un peu courte. Pendant des années, on a sous-exploité leurs compétences, leur savoir d'usage, leur capacité d'analyse, de diagnostic et de proposition, à la fois par arrogance, par ignorance et par paresse. »

Natalie Rastoin, directrice générale du groupe de communication Ogilvy, conseillère à titre personnel et bénévole de la présidente de Poitou-Charentes, n'est pas moins sévère : « Les hommes politiques semblent confondre le rejet dont eux-mêmes et leurs méthodes font l'objet, avec le fait que les citoyens se désintéresseraient de la vie politique... Pendant très longtemps, leur réflexion a d'abord été liée à une pensée quantitative des sondages, tandis que personne ne prenait au sérieux les propositions des citoyens. » Tandis que Sophie Bouchet-Petersen reprend : « Nous assistons à une accélération du tempo de la modernité. Organiser de grands rendez-vous politiques tous les cinq ou six ans ne permet plus les ajustements qui doivent s'effectuer en temps réel. »

Faut-il prophétiser pour autant une sanction des citoyens experts comme il y a déjà eu sanction des consommateurs experts ? Assez rapidement, ces derniers ont tranché, éliminant les marques milieu de gamme sans réelle valeur ajoutée, pour ne plus arbitrer qu'entre la brutalité efficace du discours des hard-discounters et la qualité réelle mais coûteuse des marques haut de gamme « à forte implication ». Reste à savoir comment seraient redistribués les rôles.

Sources : LES ECHOS
Par Adriana EVANGELIZT
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Samedi 29 avril 2006

Alors les pseudos-rebelles qui se prélassent dans les fauteuils crapauds pourront prendre exemple sur Ségolène en ce qui concerne la rebellion... elle n'a pas honte, elle, de s'insurger contre des choses qui en valent la peine... Oui, qu'elles copient au lieu de brasser du vent.

Ségolène Royal boycotte la signature d'un contrat de pôle de compétitivité

Ségolène Royal (PS), présidente de la Région Poitou-Charentes, a refusé de participer vendredi à Poitiers à la signature du contrat cadre du pôle de compétitivité "mobilité et transports avancés" (MTA) dénonçant, dans un communiqué, l'absence de crédits promis par l'Etat. Le pôle de compétitivité MTA, qui a été créé à l'initiative du Conseil général de la Vienne dirigé par l'UMP, doit être implanté sur la technopole du Futuroscope à Poitiers. "Ségolène Royal a refusé de participer à la mise en scène concernant la pseudo signature du pôle de compétition MTA, car aucun crédit d'Etat n'est encore arrivé sur les pôles de compétitivité qui attendent toujours l'aide promise", indique le communiqué de la Région Poitou-Charentes. Le ministre délégué à l'Aménagement du territoire Christian Estrosi, qui représentait l'Etat lors de la cérémonie de signature, a critiqué l'attitude de Mme Royal. "Je regrette la grande absente Ségolène Royal. Quelle erreur, quand on met autant d'ambition pour sa région et son pays, il y a des grands rendez-vous qu'on ne doit pas manquer", a-t-il déclaré à la presse. La région Poitou-Charentes a déposé un projet de pôle de compétitivité "des éco-industries", qui n'a pas encore été labellisé par l'Etat. "Il n'y a aucune raison pour que le gouvernement ne labellise pas le projet de pôle de compétitivité déposé par la région Poitou-Charentes", a estimé vendredi M. Estrosi.

Sources : 
FRANCE 3

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Jeudi 27 avril 2006

A Bruxelles, Ségolène Royal se fait la porte-parole des régions françaises

Consacrée à la question de la gestion des fonds européens, le déplacement des présidents de régions françaises mercredi à Bruxelles a été l'occasion pour Ségolène Royal de se poser en porte-parole des régions et chantre de la régionalisation.

Alors que pas moins de douze présidents de région et cinq vice-présidents avaient fait le déplacement dans la capitale belge, c'est incontestablement la présidente de la région Poitou-Charentes qui a été la vedette de cette journée.

Suivie, dès son départ de la gare du Nord par les caméras, Ségolène Royal, personnalité socialiste la plus populaire selon les sondages, tient à décliner sur ce terrain-là aussi les grandes lignes de ce qui pourrait être demain un programme.

Le matin même, sept présidents socialistes de régions sur les 20 à la tête d'éxécutifs régionaux ont annoncé dans un texte qu'ils créaient un forum sur le site de Ségolène Royal, "Désir d'avenir.org" pour "réfléchir à une réforme de la décentralisation" d'ici à 2007.

L'objectif, ajoutent-ils dans un texte rendu public par Ségolène Royal, est "d'apporter des réponses concrètes et pragmatiques pour pouvoir être efficace dès les premières semaines du prochain quinquennat". Une démarche qui n'est pas un ralliement, que certains des présidents intéressés refusent d'ailleurs à reconnaître, mais qui y ressemble fort.

Aux côtés du président de l'association des régions de France (ARF), Alain Rousset, un tantinet agacé, la députée des Deux-Sèvres a expliqué aux journalistes, exemples à l'appui, comment la gestion par les régions des quelque 12,7 milliards d'euros des fonds européens, apporterait "rapidité, efficacité et reponsabilité politique", alors qu'aujourd'hui ils "deviennent une variable d'ajustement pour les politiques territoriales de l'Etat".

Après la rencontre avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, c'est encore la présidente de la région Poitou-Charentes qui vole la vedette à Alain Rousset pour rendre compte de la teneur de l'entretien, entourée d'une nuée de micros et de caméras.

Juste le temps pour le président de l'ARF de rappeler que "la France ne peut pas rester le seul pays de l'UE où l'Etat gère directement les fonds européens" et Ségolène Royal, "qui a beaucoup insisté pour que la Commission interpelle l'Etat français sur cette question", se lance dans un plaidoyer en faveur de la régionalisation.

"Au-delà des clivages politiques, la vraie réforme de l'Etat c'est de renforcer la régionalisation, aller jusqu'au bout de la décentralisation, faire confiance aux gens qui se battent sur le terrain", lance-t-elle.

"Si on veut créer plus rapidement des emplois, il faut libérer les énergies dans les régions. Les citoyens verront concrètement les actions qui sont faites et pourront demander des comptes sur la bonne utilisation des fonds publics", assure encore la présidente de Poitou-Charentes, ajoutant que si on fait "confiance aux régions", on aura "une France qui avance".

Ironie du calendrier, au même moment, au Parlement européen tout proche, un autre candidat à la candidature socialiste, Laurent Fabius, rencontrait lui plusieurs responsables de groupes politiques de cette assemblée, dont son président Josep Borrell, pour parler relance de l'Europe.

Sources : Tageblatt

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Samedi 18 mars 2006

Fronde anti-CPE : Ségolène Royal suivie par d'autres présidents de région


Ségolène Royal a réussi son coup. A tel point que d'autres présidents de région socialistes suivent désormais son exemple. Hier, Jacques Auxiette (Pays de la Loire) et Martin Malvy (Midi-Pyrénées) ont « exclu » que leur région « puisse financer des aides à l'emploi qui porteraient sur des salariés recrutés en CNE ou en CPE ». « Tous nos dispositifs sont conditionnés par la pérennité de l'emploi. La semaine dernière, des entreprises ont écarté le recours au CNE pour lui préférer le soutien du conseil régional », a déclaré Malvy. Le 7 mars dernier, Ségolène Royal avait fait savoir par voie de communiqué que le Poitou-Charentes, qu'elle préside, avait « écarté des subventions régionales les entreprises qui utilisent la précarité CPE-CNE ». La droite s'était insurgée contre ce qu'elle considère comme un non-respect de la loi par une élue de la République, et François Hollande avait pris la défense de sa compagne : « Une région peut décider, dans ses modes d'intervention, dans ses subventions aux entreprises pour favoriser l'emploi, de poser des conditions, de faire que pour les entreprises qui utiliseraient le CPE ou le CNE, il n'y ait pas d'aides régionales. » Le président de la région Centre, Michel Sapin, est plus prudent dans sa formulation : « On n'empêche pas une entreprises d'utiliser des CPE ou des CNE, mais on ne comptabilise pas ces contrats comme des CDI. » Et de rappeler que cette politique qui consiste à demander des contreparties en matière d'emplois durables aux entreprises aidées est « en vigueur depuis 1998 ». « On n'a attendu ni Ségolène ni Villepin pour le mettre en oeuvre. »
Sources : LES ECHOS
Par Adriana EVANGELIZT
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Dimanche 26 février 2006

Pour le mariage homosexuel, personnellement je suis pour mais je ne suis pas catholique et plutôt moderne dans les concepts, loin des tabous, principes et préjugés. Il y a des milliers d'enfants qui ont un père et une mère mais qui ne sont pas heureux. Il y a des milliers d'enfants qui n'ont ni père ni mère, alors à tout prendre, le mariage homosexuel tout comme l'adoption d'enfant serait au contraire ouvrir une porte à la stabilité. Je possède de nombreux amis homos, ils sont sensibles, aimant, doux et possèdent de nombreuses qualités féminines qui font hélas cruellement défaut aux hommes étéro... pensée personnelle.

Ségolène Royal réaffirme son opposition au mariage homosexuel


Ségolène Royal, la personnalité la plus populaire à gauche selon les sondages, réaffirme son opposition à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe dans les colonnes du Parisien, ce matin.

La présidente de la région Poitou-Charentes, interrogée par les lecteurs du Parisien/Aujourd'hui en France, se démarque de la position du Parti Socialiste favorable au mariage homosexuel.

La candidate à l’investiture du PS rejette l’ouverture du mariage au gays et lesbiennes "pour ne pas bousculer les repères traditionnels". "La famille, c’est un père et une mère" explique-t-elle tout en promettant que "le débat aura lieu".

Ségolène Royal plaide pour une "union" -dont elle ne définit pas le statut exact entre le PaCS et le mariage hétérosexuel- et considère que "la loi doit pouvoir créer cette union en mairie pour permettre à chacun de construire librement sa vie, à égalité de droits et de devoirs".

Hostile de longue date au mariage homosexuel et à l’adoption pour les couples gay, la responsable socialiste prend soin d’expliquer que sa réflexion "est celle d’une mère". Elle précise qu’elle "s’est toujours refusée à instrumentaliser les questions de société pour faire "dans le coup" et qu’"il faut donc procéder avec tact et doigté". Un façon, peut être, de laisser la porte ouverte à des adaptations, au cas où elle serait investie par son parti, entre ses convictions personnelles et le programme voté par le PS.

Sources : ILICO

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Mardi 24 janvier 2006

Un discours de Ségolène en Septembre 2000, sur l'enfance maltraitée, un des maux de notre pays. Il faut quand même savoir que 40 000 enfants subissent des mauvais traitements en France, chaque année. Alors avant de voter des lois pour prévenir la délinquance comme le fait Sarkozy dans un but répressif, il faudrait comprendre d'abord d'où vient le mal. Car on ne devient pas délinquant si on grandit dans un foyer harmonieux. Mais la misère et la précarité entraînent de graves dérives, or l'actuelle chasse aux chômeurs dans le but de faire baisser le chômage entraîne une explosion de Rmistes et donc de précarité. Qui dit précarité dit que l'enfance en supportera les conséquences...

D'autres discours de Ségolène

"Enfance maltraitée, traitons-la mieux"

Journée nationale de l'enfance maltraitée

Grand amphithéâtre de la Sorbonne

26 Septembre 2000

Intervention de Ségolène Royal,
Ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance

 

Mesdames, Messieurs,

Nous voici au terme d’une journée dont j’espère qu’elle vous aura, comme à moi, fortement donné à réfléchir et que vous y aurez trouvé sinon toutes les réponses aux questions que vous vous posez (les réponses, vous le savez, n’épuisent jamais les questions) du moins matière à vous aider dans le travail difficile qui est, où que vous exerciez, le vôtre.

Il semble – et ce n’est pas le moindre intérêt de cette rencontre – que l’on a su ici évoquer les problèmes de l’enfance maltraitée, de l’accueil et des soins en se gardant des tentations simplificatrices et des dogmes rigides qui rusent en vain avec la réalité des situations vécues. Je m’en réjouis car nous devons, pour tenter d’agir juste, nous garder des fausses alternatives comme celles, pêle-mêle, qui opposent les droits de l’enfant et ceux de sa famille, le parti-pris du placement à «l’idéologie du lien», le tout judiciaire à la méfiance de principe à l’égard de la justice, le rôle de l’Etat aux responsabilités des conseils généraux, le secret professionnel au partage de l’information, l’évolution des relations de couple au maintien du lien de filiation, le «tout psy» au «tout systémique» autrement dit la souffrance individuelle de l’enfant à la pathologie de la relation familiale et bien d’autres encore que vous connaissez aussi bien que moi. Leur principal effet est de rendre aveugle à la complexité des choses.

«Enfance maltraitée, traitons-la mieux» c’est le titre que j’ai voulu pour cette rencontre. Question de regard, d’attention, de posture. De raisons d’agir plus justes et de façons de faire plus efficaces, ensemble. Et d’abord question de méthode:si poignante que soit la détresse des enfants maltraités, si ahurissantes que nous paraissent certaines perversions des relations familiales, si éloigné de leur mission que puisse se révéler le comportement de certains professionnels abusant de leur pouvoir, l’enfance en danger n’est pas une question «à part», un sujet sans rapport avec les autres, l’exception monstrueuse de situations que rien ne saurait prévenir. Tout, certes, n’est pas prévisible et l’on aurait tort d’inférer de tel ou tel contexte «à risque» l’assurance de maltraitances à venir. Ce déterminisme-là, qu’il soit social ou psychologique, ne fonctionne pas. Ce qui fonctionne, en revanche, dans de nombreux cas c’est d’enrayer à temps la descente vers le renforcement mutuel des délabrements économiques, psychologiques, affectifs, éducatifs d’une famille et son enfermement dans la solitude.

«Mieux traiter» l’enfance en danger, c’est l’inscrire dans un chantier plus vaste, à la fois ambitieux et pragmatique, celui de la bientraitance: bientraitance des enfants, des familles et des professionnels qui interviennent à leurs côtés. «Mieux la traiter» c’est prendre acte des progrès réalisés pour débusquer tous les décalages entre les textes adoptés ou édictés et leurs applications concrètes, entre les intentions affichées et les pratiques effectives, entre les façons de faire d’ici et celles de là-bas dont la disparité porte atteinte à l’égalité de traitement sur tout le territoire, dont l’Etat est garant, «Mieux la traiter», c’est veiller sans complaisance à ce que tous les établissements d’accueil assument correctement leur mission de suppléance familiale et de protection des enfants qui leur sont confiés. «Mieux la traiter», c’est mettre en place les soutiens et les outils nécessaires à la consolidation des compétences des professionnels du travail social, à une amélioration commune des pratiques, à un suivi et une évaluation partagés.

Tels sont les axes du plan d’action pour la bientraitance que j’entends mettre en place avec tous les partenaires de la protection de l’enfance dans le prolongement du rapport qui m’a été remis en juin par MM. Pierre Naves et Bruno Cathala, inspecteur général des affaires sociales et inspecteur des services judiciaires, dans le prolongement des premières conclusions que nous en avons, Martine Aubry, Elizabeth Guigou et moi, tirées en juillet dernier et des débats qui ont été aujourd’hui les nôtres. Ce plan d’action s’articule autour de 4 grands axes:

Pour que ça n’arrive pas, renforcer la chaîne des préventions.
Pour que ça ne continue pas: améliorer les prises en charge et garantir les droits des familles usagères de l’ASE.
Contre la maltraitance institutionnelle, lever la loi du silence et contrôler les embauches
Pour le soutien des personnels et l’amélioration des pratiques, mettre en place des formations adaptées à l’évolution du travail des professionnels de la protection de l’enfance, des outils de suivi, de coordination et d’évaluation.

Ces 4 domaines forment un tout et témoignent d’un parti-pris: ne pas se borner à améliorer tel ou tel segment du dispositif de protection de l’enfance, telle procédure isolément mais promouvoir, de l’amont à l’aval, de la prévention à l’évaluation, de l’enfant à sa famille, une démarche dont chaque dimension est solidaire des autres tout en ne faisant pas obstacle aux mises à l’abri nécessaires. Certaines mesures sont nouvelles et de la responsabilité directe de l’Etat. D’autres proposent la généralisation de démarches concluantes mises en place entre certains services de l’Etat ou par certains Conseils généraux ou par différents partenaires de la protection de l’enfance. Toutes visent, en somme, une meilleure application des grandes lois par lesquelles la nation a défini, dans le domaine de la lutte contre les maltraitances infligées aux enfants, les objectifs qui s’imposent à tous.

Premier domaine: pour que ça n’arrive pas, renforcer la chaîne des préventions.

L’effort doit porter sur deux fronts: des parents mieux à même d’exercer leurs responsabilités éducatives; des enfants et des jeunes acteurs de leur protection.

L’évolution des formes contemporaines de la famille est porteuse de libertés nouvelles pour les adultes mais aussi de risques inédits, en particulier pour les enfants, dès lors que la fragilisation du couple met en cause la solidité de l’axe de la filiation et l’exercice par les deux parents de leur commune responsabilité. En cas de séparation conflictuelle, les enfants peuvent être amenés à subir des formes de maltraitance psychologique qui les font otages ou victimes des déchirements de leurs parents, abandonnés par l’un, pris dans une relation fusionnelle avec l’autre, éventuellement manipulés par les deux et sommés de choisir entre le père et la mère. Contre ces situations malsaines porteuses de dérives maltraitantes, il importe que la réforme du droit de la famille rappelle plus clairement à chacun son rôle et sa place, ses droits et ses devoirs, conforte le double lien de filiation quelles que soient les vicissitudes du couple parental et garantisse à l’enfant le respect de son histoire. Les mesures actuellement examinées dans le cadre du groupe de travail interministériel sur l’autorité parentale, qui associe les partenaires de la politique de la famille, visent à préciser et à renforcer les modalités d’exercice de l’autorité parentale conjointe; ses propositions seront finalisées pour la prochaine conférence de la famille. Enfin, le développement de la médiation familiale permet de restaurer, au bénéfice de l’enfant, les conditions d’un dialogue apaisé entre ses parents.

Les difficultés économiques sont, elles aussi, sources de fragilisation éducative des familles et exposent les enfants à des risques de négligence et de carences affectives qui constituent une forme fréquente de maltraitance. Une solidarité mise en œuvre à temps peut permettre de restaurer, en même temps que des conditions de vie moins précaires, des capacités éducatives directement atteintes par des situations de pauvreté. Les centres de consultation conjugale, les réseaux de parents, les lieux d’accueil parents-enfants peuvent apporter de précieux conseils; le plan de développement des modes d’accueil collectifs de la petite enfance, les aides financière de l’ASE, des CASU, du Fonds de solidarité logement, l’intervention de travailleuses familiales, l’accroissement du nombre de places dans les CHRS familiaux, le développement de formes d’accueil intermittent des enfants, toutes ces touches du clavier solidaire peuvent être utilement mobilisées pour prévenir des situations préjudiciables aux enfants et à leurs familles. En ce sens, aider l’enfant c’est aider sa famille.

Les enfants et les jeunes ne sont pas objets passifs mais sujets de protection. Ils ont leur mot à dire (ce que reconnaît, dans la procédure judiciaire, la possibilité de recourir à un administrateur ad hoc) et un pouvoir de résistance qui est une dimension de la lutte contre les maltraitances dont ils peuvent être l’objet. La famille, première éducatrice, peut et doit les armer sans les alarmer inutilement. L’école également, dans le cadre de l’éducation à la vie et à la sexualité, en diffusant une culture de la responsabilité et du respect (de soi, des autres), en fortifiant leur aptitude à dire non à bon escient (dès la maternelle et avec des mots adaptés au jeune âge des élèves, on peut aborder le sujet en expliquant que «le corps de l’enfant n’est pas un jouet»).

Cette chaîne de prévention doit aujourd’hui être considérablement renforcée et mobiliser tous ceux qui peuvent, à leur place, y apporter leur concours. Si imparfaites soient-elles faute d’être globales, les statistiques dont nous disposons montrent bien que, du côté de l’enfance en danger, le nombre d’enfants réputés en risque nous renvoit à notre commune responsabilité. Notre regard s’est affiné, ces situations, fort heureusement, ne nous paraissent plus tolérables, à nous d’en tirer ensemble les conclusions qui s’imposent.

Deuxième domaine: pour que ça ne continue pas, améliorer les prises en charge et mieux garantir les droits des familles usagères.

Parce que l’enfant maltraité n’est pas divisible et ne saurait être balloté au gré des catégories administratives, il faut travailler en réseau. Parce que toute histoire est singulière et que, comme nous l’avons vu au cours de cette journée, nulle solution pré-mâchée n’est mécaniquement applicable (quoiqu’il y ait, cela va de soi, des principes – éthiques et pratiques - à respecter), il a droit à une prise en charge personnalisée dans les établissements sociaux et médico-sociaux ainsi qu’à une qualité de soins conforme aux recommandations du projet de réforme de la loi de 1975. En cette matière, je compte favoriser la diffusion de référentiels de bonnes pratiques qui ne sont pas des modèles mais de sources d’inspiration qu’il appartient à chacun d’adapter à son contexte d’intervention.

On a vu aujourd’hui l’importance des soins psychiques qui doivent être apportés à l’enfant et dont il est souvent utile que sa famille bénéficie aussi. Leur prise en charge posait jusqu’à aujourd’hui un problème bien connu de tous. Elle sera désormais possible pour les praticiens non médecins qui se regrouperont en réseau de professionnels autour de chacun des 36 pôles de référence hospitaliers institués par la circulaire du 27 mai 1997.

Le manque de moyens en pédopsychiatrie est aussi quelque chose qui porte atteinte au droit de tout enfant d’accéder aux soins dont il a besoin. C’est pourquoi le Projet de loi de finance de la Sécurité sociale pour 2001 prévoit la remise à niveau des lits d’hôpital en psychiatrie infanto-juvénile dans les 17 départements qui en sont actuellement dépourvus.

Le dispositif prévu dans les pôles de référence hospitaliers pour l’accueil et la prise en charge des enfant victimes d’abus sexuels sera par ailleurs étendu à ceux victimes de toutes les formes de maltraitances, ce qui n’est, à mon sens, que justice.

Enfin, j’engagerai en octobre une concertation relative à l’extension du remboursement à 100% des frais médicaux occasionnés par toutes les formes de maltraitance.

Conformément à l’esprit qui inspire le projet de réforme de la loi de 1975 et à la demande des mouvements engagés aux côtés des plus démunis, il me paraît important que les droits des familles usagères de l’ASE soient mieux garantis. Cela passe par le renforcement des mécanismes de leur représentation, par l’élaboration d’un guide des usagers en liaison notamment avec ATD Quart Monde à l’initiative de cette proposition et par un accès facilité, conformément à l’interprétation des droits élémentaires des justiciables qui prévaut dans le projet de réforme de la loi de 1975, au dossier les concernant dans le cadre des procédures d’assistance éducative.

3ème domaine sur lequel je compte faire porter tous mes efforts: la «maltraitance institutionnelle.

Il faut reprendre sur ce front le combat jamais achevé contre la loi du silence et les omertas institutionnelles. D’indéniables efforts ont été faits pour améliorer l’accueil en institutions depuis les célèbres critiques de «l’hospitalisme», la mise en évidence de l’absence de vertus thérapeutiques en soi de la séparation et des carences induites par les fonctionnements ordinaires. Reste à exercer une vigilance accrue sur les dérives des pratiques professionnelles qui aboutissent à maltraiter, physiquement ou psychologiquement, des enfants confiés à des institutions qui doivent théoriquement les protéger et suppléer aux carences familiales. Il y a quelque chose de particulièrement révoltant dans l’idée que la mise à l’abri d’un enfant puisse se transformer en cauchemar à huis clos. Les facteurs, chroniques ou conjoncturels, propices à ces violences sont connus. Dans le guide récemment édité par la DGAS sur le sujet, on trouvera nombre d’informations utiles relatives à la prévention et à l’inspection des établissements d’accueil. Le devoir de signalement est une obligation légale qui s’impose à tous, encore faut-il qu’il soit rendu plus aisé. C’est le but de la création d’une cellule d’écoute spécialisée au SNATEM et d’une cellule nationale de suivi des maltraitances en institutions dont je souhaite qu’elle se coordonne avec celle que j’avais mise en place à l’Education nationale et dont Catherine Champrenault nous a parlé ce matin. C’est le but également du renforcement de la protection des travailleurs sociaux contre tout licenciement en rapport avec un signalement, initialement prévu dans le cadre du projet de réforme de la loi de 1975 et dont l’examen pourrait être avancé au 12 octobre dans le cadre du projet de loi du groupe socialiste contre les discriminations, solution à laquelle, vous l’imaginez, je suis naturellement favorable.

Les violences et abus sexuels dans les institution posent aussi la question du recrutement des personnels. Les fonctionnaires sont astreints à la production d’un extrait de casier judiciaire. Le Ministère de la Jeunesse et des Sports a mis en place une commission de contrôle des embauches. Je souhaite que les personnels recrutés par le secteur associatif pour les établissements et services prenant en charge des mineurs ou accueillant des familles fassent l’objet d’une vérification préalable concernant leur absence de condamnation pour des faits contraires à l’honneur, à la probité ou aux bonnes mœurs.

4ème domaine, déterminant pour que les bonnes intentions ne restent pas lettre morte et que ceux qui exercent dans des conditions difficiles soient épaulés comme ils le méritent: des formations adaptées à l’évolution du travail social et, pour tous, des outils de suivi, de coordination et d’évaluation.

L’articulation de l’aide à l’enfance et de l’aide à la famille, de plus en plus nécessaire en matière de prévention et d’accompagnement des mesures éducatives, fait appel à de nouveaux savoir-faire. C’est pourquoi il me paraît utile (j’en saisirai le Conseil Supérieur du Travail social au mois de novembre) que les schémas national et régionaux de formation des professionnels de l’aide sociale à l’enfance intègre cette dimension familiale.

En matière de protection de l’enfance, le plus puissant «gisement de productivité» réside peut-être dans un effort de coordination plus résolu des différents intervenants du secteur, coordination naturellement respectueuse des compétences de chacun et soucieuse de mieux organiser leur complémentarité. Dire cela n’a rien de particulièrement sulfureux: certains départements fonctionnent déjà de la sorte et l’efficacité des interventions en faveur de l’enfance en danger en est la première bénéficiaire Je pense notamment à la démarche du département de la Meurthe et Moselle ou à celle du Puy de Dôme qui me paraissent des exemples convaincants de ces «bonnes pratiques» dont je souhaite promouvoir, auprès de tous, la diffusion. Je pense au remarquable dispositif mis en place par le Conseil général d’Ille et Vilaine: schéma départemental de l’ASE; n° vert; Charte de Prévention et de Protection de l’Enfance en danger associant le Président du Conseil Général, les Préfets de région et du département, le président du Tribunal de Grande Instance, l’Inspecteur d’Académie, le président du conseil de l’Ordre des Médecins, le président de l’UNAF et le député-maire de Rennes; Guide Pratique du signalement qui fourmille de renseignements précieux et de réponses aux questions que chacun peut être amené à se poser; Comité départemental de l’Observation de l’Enfance en danger avec tous les partenaires; Livrets d’accueil des enfants et des familles dont les enfants sont confiés à des établissements. Je pense aussi au département des Landes qui, outre la mise en service d’un n° vert départemental précédant celle du SNATEM, a mis en place avec l’autorité judiciaire un recueil permanent des signalements, quelle que soit leur origine, ainsi qu’un protocole sur le circuit et les méthodes de signalement d’enfants en danger que j’avais, alors que j’étais Ministre de l’Enseignement scolaire, signé avec le Président du Conseil général).

Sur quoi doivent porter les efforts? Beaucoup, ici, le savent:
sur l’amélioration du suivi et de la gestion des signalements reçus par les conseils généraux et les parquets, favorisée par la mise au point de guides du signalement et la généralisation d’observatoires locaux partagés;
- sur la confection d’une tableau de bord national de l’aide sociale à l’enfance accessible sur Internet, véritable outil de connaissance et d’évaluation des politiques mises en œuvre sur l’ensemble du territoire. Les professionnels en tireraient avantage et notre démocratie aussi qui n’exclut pas, à ma connaissance, d’informer les citoyens sur les politiques publiques résultant des lois votées par le Parlement;
c’est dans le même ordre d’idées que s’inscrit la relance des schémas départementaux des établissements et des services chargés de la protection de l’enfance à partir de l’évaluation en cours de l’Assemblée des Départements de France et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse;
partenaires, les services de l’Etat le sont aussi les uns des autres sans que leur collaboration soit, il faut bien le dire, toujours exemplaire, exempte de concurrence et de susceptibilité (ne noircissons pas le tableau à l’excès: il est des endroits où ces vices coutumiers n’ont pas prise et la tendance, à l’usage, me semble être bien davantage au rapprochement qu’à l’ignorance mutuelle). Afin de renforcer ce cercle vertueux, je vais demander aux préfets, chefs des services de l’Etat, de mettre en place un groupe de coordination départemental de tous ceux qui sont partie prenante de la protection de l’enfance: procureurs chargés des mineurs, présidents de tribunal pour enfants, inspecteurs d’académie, DDASS, directeurs départementaux de la PJJ, chefs de service pédo-psychiatriques, responsables des services de polices et de gendarmerie, tous corps de métiers dont je sais qu’ils comptent aujourd’hui nombre de représentants dans cette salle et sur l’engagement desquels je compte pour que l’action de l’Etat sur le terrain soit à la fois plus juste et plus efficace, plus respectueuse de l’intérêt des enfants et plus attentive à offrir à ses personnels des conditions satisfaisantes d’exercice de leur métier. Les Caisses d’Allocations familiales sont naturellement les bienvenues autour de cette table. Je souhaite que, dans chaque départements, une première réunion de ce groupe se tienne avant la fin de l’année et qu’un bilan soit tiré, pour le 31 mars 2001, du circuit local de traitement et du fonctionnement du dispositif permanent de recueil des signalements prévu par la loi de 1989, du renforcement des dispositifs de prévention et du recensement des cas de maltraitances avérées dans les établissements locaux.

Enfin, je vous donne rendez-vous aux Etats généraux de l’Enfance maltraitée qui se tiendront à l’occasion de la prochaine journée nationale, en 2001, et dont je vous disais ce matin qu’ils seront organisés de telle sorte que le temps de débattre y soit plus généreusement accordé qu’aujourd’hui et que nombre des participants que nous avons du refuser cette année puissent y être accueillis. Ces Etats généraux permettront notamment de faire, avec tous les acteurs de terrain, le bilan et l’évaluation de l’application des textes législatifs et règlementaires nombreux intervenus depuis les lois de décentralisation. Ce travail systématique n’a jamais été fait et vous conviendrez avec moi que cette mise à plat lucide n’est pas superflue.

Permettez-moi, pour conclure, de vous dire quelque chose qui me tient à cœur.
Votre travail est difficile parce que, du contact avec les enfants maltraités, nul ne sort indemne: nos certitudes en sont parfois bouleversées, notre confiance en l’efficacité de notre action parfois ébranlée, nos propres souffrances personnelles parfois ravivées.
Votre travail est difficile, aussi, parce que la violence des situations vécues par les enfants dont vous vous occupez n’épargne pas les relations que vous nouez avec eux. Parce que trouver la bonne distance, résister à l’appel d’une relation fusionnelle ou à la tentation d’une réaction de rejet, se garder de tout abus de pouvoir, même insidieux, et tenir toujours son rôle oblige à de constants efforts sur soi.
Vos métiers sont difficiles parce que vous affrontez des situations complexes dont toutes les dimensions ne sont jamais de votre seul ressort et parce que votre action doit s’articuler avec celle d’autres intervenants, aujourd’hui plus nombreux qu’hier.
Vous le savez bien, ce qui est nécessaire n’est pas pour autant aisé: il arrive que les identités professionnelles, de se frotter les unes aux autres, n’en soient pas toujours plus assurées. Il arrive que la considération que vous êtes en droit d’attendre ne soit pas au rendez-vous, qu’on vous reproche d’en faire trop ou pas assez. Il vous arrive aussi, certains me l’ont dit, d’avoir le sentiment d’être envoyés au charbon sans être suffisamment épaulés.
Je ne prétends pas avoir d’antidote magique à tous les doutes, toutes les solitudes, toutes les lassitudes mais certaines des dispositions que je compte mettre en place ont été conçues pour vous offrir de nouveaux points d’appui.
Peut-être la tâche de la Ministre de la Famille et de l’Enfance est-elle aussi de mieux faire comprendre au pays l’importance de votre mission, sa difficulté et sa grandeur.
Je tenais à vous le dire.
Ainsi qu’à dire à tous mes remerciements pour votre participation à cette journée, sans oublier les valeureux intervenants qui nous ont apporté des expériences et des réflexions fort éclairantes.
Chacun de vous recevra bien sûr les Actes de cette journée.
Je vous souhaite infiniment de courage et d’obstination dans l’accomplissement de vos métiers ainsi que le goût persistant du travail en équipe et en réseau. Je vous remercie.

Sources : FAMILLE GOUV

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Mardi 24 janvier 2006

Comme j'ai justement posé aujourd'hui sur un autre blog un article sur Nicolas, l'enfant martyr dont les parents nient les faits, voici un entretien de Ségolène qui s'exprime sur le sujet, entre autre... histoire de mieux faire appréhender aux lecteurs les idées et pensées de notre Royal dame...

"Il faut adapter le droit de la famille à l'évolution des moeurs"

Entretien avec Ségolène Royal

Entretien réalisé par Anne Rapin
et Stéphane Louhaur

Rencontre avec la ministre déléguée à l'Enfance et à la Famille qui évoque pour Label France les principales initiatives lancées depuis mars 2000.

Label France : La psychanalyste Françoise Dolto estimait que les pouvoirs publics devraient s'occuper en priorité des citoyens entre zéro et six ans. Quelle place tient la petite enfance dans la réflexion, les projets et le budget du ministère délégué à la Famille ?

Ségolène Royal : La France est l'un des pays au monde à se préoccuper le plus des enfants de moins de six ans. Je rappellerai d'abord que, ministre de l'Enseignement scolaire, j'ai porté le taux de scolarisation des enfants de trois ans en maternelle à presque 100 %. Quant aux plus petits, depuis que je suis ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance, je leur ai accordé une place particulière au sein du plan d'action présenté lors de la Conférence de la famille en juin 2000.

Notre priorité est de lancer un vaste plan en faveur de l'accueil collectif des tout-petits. Ce plan exceptionnel de 230 000 euros1 (1,5 milliard de francs) permettra la création de 30 000 à 40 000 places supplémentaires. Un premier bilan montre que 22 000 places sont déjà en cours de création.

Y a-t-il un modèle de garde qui soit privilégié par les pouvoirs publics en France ?

Il s'agit pour les pouvoirs publics, plutôt que de privilégier un mode d'accueil en particulier, d'offrir aux parents la possibilité de choisir le mode de garde qui leur convient le mieux et éventuellement d'en changer durant une même année selon leurs besoins. C'est pourquoi nous comptons promouvoir des structures passerelles entre la crèche et la maternelle et des modes de garde variés et souples en matières d'horaires et de présence, en milieu urbain comme rural. La politique du ministère est donc une politique de multi-accueil, qui s'adapte le mieux aux nouveaux besoins des familles.

Quelles sont les priorités en matière de lutte contre les mauvais traitements dont sont victimes les enfants ?

Il s'agit tout d'abord de clarifier et d'ordonner les circuits de signalement pour que toute situation de mauvais traitement reçoive une réponse adaptée. C'est l'objectif assigné au groupe de coordination départemental que j'ai créé et placé sous l'autorité des préfets2 auxquels j'ai personnellement demandé de mobiliser les services de l'Etat dans cette lutte.

« Il faut lever la loi du silence » 

Il s'agit ensuite de lever la loi du silence en matière de violence institutionnelle, après s'être attaqués au bizutage, au brimades, aux abus sexuels. C'est ce qui m'a conduit à créer une mission d'appui et de suivi en matière de violence en institution et à faire voter par l'Assemblée nationale une disposition protectrice des salariés qui dénoncent des faits de mauvais traitement. J'entends aussi faire en sorte que tout professionnel de l'enfance condamné pour violence sexuelle ne puisse plus jamais se retrouver au contact d'enfants.

Comment faire pour favoriser un réel partage des responsabilités entre hommes et femmes vis-à-vis des enfants et mieux impliquer les pères ?

Renforcer la place et le rôle du père me paraît fondamental. Je réfléchis à plusieurs mesures pour favoriser cette implication des pères à partir de la naissance de l'enfant. La réduction du temps de travail a permis, d'autre part, de dégager du temps disponible pour les relations familiales.

Aujourd'hui de nombreux pères se sentent souvent dépossédés de leurs enfants, notamment dans le cas de couples séparés dont les enfants sont confiés en garde à la mère. On confond trop souvent l'autorité parentale qui demeure commune aux deux parents, même en cas de séparation, et le droit de garde reconnu à la mère dans la majorité des cas. Lorsque j'étais à l'Education nationale, j'ai demandé que les livrets scolaires ne soient plus envoyés seulement aux mères mais aussi aux pères, afin d'éviter de les exclure de leurs responsabilités éducatives.

Enfin, dans le cadre de la réforme du droit de la famille, nous envisageons de promouvoir un système de garde alternée entre les deux parents pour mieux reconnaître les droits des pères et pour mieux les impliquer dans leur relation parentale. Cette garde alternée devra être organisée d'un point de vue pratique, bien évidemment, selon l'intérêt des enfants.

Le congé maternité, qui est actuellement de dix semaines après l'accouchement, vous paraît-il satisfaisant ?

Il me semble d'abord que le séjour en maternité des femmes qui viennent d'accoucher est quelquefois trop court. De retour à la maison, en pleine période de baby blues, les mères se retrouvent souvent isolées et livrées à elles-mêmes avec leur nouveau-né. D'une façon générale, je pense que les pouvoirs publics devraient davantage aider les mères et les pères pendant les premiers mois après la naissance d'un enfant. Nous savons en effet que la première année est particulièrement difficile pour le couple, surtout au premier enfant. Car être parent n'est pas inné, cela s'apprend et cela nécessite d'être soutenu et entouré. C'est dans cette perspective que je compte donner prochainement à tous les nouveaux parents un petit guide pour les aider dans leurs nouvelles responsabilités.

« Etre parent, cela s'apprend » 

Quelles sont les mesures envisagées par la France pour lutter contre l'exploitation sexuelle des enfants au plan national et international ?

Un travail interministériel avec Michèle Demessine, secrétaire d'Etat au Tourisme, est en cours. Il va être étendu à d'autres partenaires pour consolider l'action de la France en matière de prévention du tourisme sexuel, de formation des personnels des métiers du tourisme, mais aussi d'information à destination des personnels des consulats à l'étranger.

Une collaboration étroite avec l'Unicef et l'Ecpat [voir Premier procès de touriste sexuel] me conduit également à demander une enquête sur l'état de la prostitution enfantine en France et à réfléchir aux modes de prise en charge de ces mineurs.

Cette action menée au plan national est complétée par la mise au point d'outils juridiques de portée internationale : la France a signé le deuxième protocole sur le travail des enfants à la Convention des droits de l'enfant des Nations unies. D'autres part, l'action européenne devrait être renforcée après l'adoption de deux décisions-cadres3 qui vont être examinées sous présidence suédoise [janvier-juin 2001].

Quels sont vos chantiers prioritaires ?

L'adaptation du droit de la famille à l'évolution des mœurs et de la société avec notamment la multiplication des familles recomposées. Il s'agira par exemple de mettre fin au traitement particulier réservé aux enfants adultérins, de clarifier les règles de l'autorité parentale ; de mettre en place un système de garde alternée ou de réformer l'accouchement sous X dans le sens du respect du droit de l'enfant à connaître ses origines.

D'autre part, l'une de mes priorités est de faire en sorte que la pauvreté cesse d'être un motif de placement d'enfants en institution ou en famille d'accueil par décision judiciaire, comme le dénoncent aujourd'hui de nombreuses associations d'aide à l'enfance.

Quelles sont les propositions de la France pour construire l'Europe de l'enfance ?

Chaque pays européen doit profiter de l'expérience des autres pour définir mieux et plus vite les mesures propres à favoriser l'épanouissement des enfants et le respect de leurs droits, en tirant vers le haut les différents pays grâce à la valorisation des meilleures pratiques.

Lors de la réunion entre ministres européens responsables de l'enfance que j'ai organisée le 20 novembre dernier - la première du genre -, j'ai eu le plaisir de constater que mes collègues partageaient cette manière de voir.

Avec le réseau de correspondants nationaux désormais établi nous pouvons maintenir des contacts, échanger des informations, mais surtout nous lancer dans la définition d'outils communs. Je pense par exemple à la mise en place d'un Observatoire européen de l'enfance, à la mise au point d'outils permettant de prévenir les situations de violence ou d'y remédier.

Cette approche très pragmatique va aussi nous permettre de réfléchir à des positions communes dans la perspective de grands événements internationaux, comme le Sommet des enfants de l'ONU en septembre 2001. Nous serons particulièrement actifs au regard de la définition et de la mise en œuvre d'instruments juridiques permettant de mener une coopération internationale efficace face à des pratiques dont les enfants sont victimes, des pratiques qui ignorent les frontières nationales.

1. 1 € = 6,55957 francs.
2. Représentant de l'Etat au niveau de la région et du département.
3. Sur la traite des personnes et sur l'exploitation sexuelle des enfants et la lutte contre la pédopornographie.
Site internet :
www.famille-enfance.gouv.fr

 

Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 6 janvier 2006

Voila trois petites questions qui peuvent paraître anodines, comme ça à première vue, mais les réponses de Ségolène montrent bien que, malgré sa haute charge, elle n'a pas la folie des grandeurs et ne dépense pas à tort et à travers l'argent du contribuable. Comme certains, je me permets d'ajouter... on est loin là d'un Sarkozy qui se déplace avec une escouade de gardes du corps et autant de voitures... on voit bien que ce n'est pas lui qui paye. La simplicité de Ségolène est aussi un atout et une qualité que sont loin de posséder le trois-quart des élus qui, tout à leur ambition, pensent plus à leur Ego démesuré qu'au bien-être du Peuple...

 

3 questions à Ségolène Royal,
présidente du conseil régional de Poitou-Charentes

propos recueillis par Jean Bourquin



Quelle est votre voiture de fonction?

J'utilise pour mes déplacements professionnels une Renault Laguna. Lorsque nous avons été élus, la région louait une Renault Vel Satis pour la présidente, une Citroën C 5 pour le directeur général des services et une Renault Laguna pour le directeur de cabinet. J'ai mis fin à ces contrats pour choisir des véhicules plus modestes, réduire le parc automobile et faire des économies. L'essentiel pour moi est de pouvoir utiliser un véhicule fonctionnel. Je tiens aussi à favoriser le respect de l'environnement: la région dispose, par exemple, d'une voiture électrique et également de trois vélos électriques.


Les représentants de la République doivent-ils forcément circuler dans des véhicules haut de gamme?


S'il est nécessaire qu'un minimum de respect soit accordé aux fonctions électives et aux responsabilités publiques, il ne me semble pas nécessaire de disposer d'un véhicule haut de gamme pour exercer correctement son mandat quand on est élu. Il s'agit de dépenses publiques: chaque euro dépensé doit être un euro utile.


Quelle est votre voiture personnelle?


Je conduis une Ford Fiesta et j'utilise les transports en commun.

 

Sources : L'EXPRESS

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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