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SEGOLENE CONTRE SARKO

Samedi 12 mai 2007

 

Ségolène Royal se voit comme "l'un des leaders de l'opposition"

 

 

 

 

Ségolène Royal s'est rangée vendredi parmi les "leaders de l'opposition" du fait de son score à l'élection présidentielle, précisant qu'elle allait "s'engager pleinement dans la campagne des législatives" car l'échec du 6 mai ne constitue pas, selon elle, une défaite.

"Je suis regardée par l'opinion, les électeurs, comme l'un des leaders de l'opposition", a affirmé Mme Royal en recevant des journalistes à sa permanence de campagne du 282, boulevard Saint-Germain, qu'elle doit quitter d'ici le 15 mai.

"Je n'ai pas gagné, c'est évident, et en même temps il y a une fierté qui est très prégnante, un mouvement, un souffle qui s'est déclenché et qui autorise toutes les espérances pour les prochaines échéances", a-t-elle assuré. Quant au mot de défaite, "ce n'est pas comme ça que je le dis", a-t-elle ajouté.

"Après cette formidable campagne de l'élection présidentielle et les 17 millions de voix qui se sont portées sur mon nom, quand je vois tout le courrier que je reçois, je sais que les Français sont très nombreux à attendre de moi que je reste présente. Je vais rester très présente, je suis disponible", a poursuivi Mme Royal.

Elle a précisé qu'elle allait "se rendre dans les circonscriptions pour aider les candidats" de gauche et qu'elle était très sollicitée à cet égard. "Je croule sous les demandes", a-t-elle dit.

La candidate PS à la présidentielle s'est refusée à dire si elle entendait jouer un rôle dans l'avenir au sein du PS et sous quelle forme. "Je vous le dirai après", a-t-elle indiqué.

Ségolène Royal a souhaité que les socialistes restent "unis" malgré la victoire de la droite le 6 mai, et leur a demandé de "ne pas anticiper les prochaines échéances, parce que les gens seraient écoeurés s'ils voyaient revenir les combats de chefs".

"Je ne participerai pas à cela maintenant (...), nous avons devant nous des échéances électorales très importantes, il faut garder notre unité, notre dignité, notre sérénité et notre fraternité", a-t-elle déclaré.

Mme Royal a aussi confirmé qu'elle ne serait pas candidate à sa réélection comme députée des Deux-Sèvres. "J'ai décidé de ne pas être à nouveau candidate pour ne pas cumuler un mandat de présidente de région et un mandat de députée", a-t-elle dit, levant les dernières interrogations.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Jeudi 10 mai 2007

A un an des municipales, le phénomène Royal menace l'UDF

 et l'UMP dans de nombreuses grandes villes


Victorieuse à la présidentielle, la droite a enregistré des scores médiocres dans de nombreuses villes, qui pourraient menacer des fiefs UMP et UDF à un an des municipales de mars 2008, même si les enjeux locaux dominent dans ce type de scrutin. Ségolène Royal a enregistré d'excellents scores qui inquiètent Jean-Pierre Raffarin (UMP). A Bordeaux, la candidate PS réalise 55,54 % des voix. Elle arrive même en tête dans la circonscription législative du maire (UMP) Alain Juppé. L'Aquitaine a connu une vague rose qui pourrait inquiéter Xavier Darcos, maire (UMP) de Périgueux (Dordogne), où Mme Royal obtient 54,54 %.

En Auvergne, Clermont-Ferrand a voté massivement pour la socialiste (57,43 %), ce qui rend difficile une éventuelle candidature de Brice Hortefeux, proche de M. Sarkozy, à la mairie en 2008. En Normandie, Mme Royal obtient 55,6 % des voix à Caen, ce qui peut laisser espérer à la gauche une reconquête de la ville, actuellement dirigée par l'UMP Brigitte Le Brethon. En Midi-Pyrénées, la candidate socialiste a réalisé de bons scores dans au moins trois villes dirigées par la droite : Cahors (59 %), Tarbes (56,55 %) et Albi (54,29 %). En outre-mer, Mme Royal arrive en tête à Saint-Denis de la Réunion (56,51 %), dirigée par l'UMP René-Paul Victoria. L'ancien maire (PS) Gilbert Annette peut espérer reconquérir son fauteuil en 2008.

La vague bleue a touché quelques fiefs de gauche, notamment dans le Nord. M. Sarkozy obtient 52,3 % des suffrages à Dunkerque, la ville de Michel Delebarre. Il atteint 51,14 % à Belfort, fief de Jean-Pierre Chevènement.

LA PLUPART DES VILLES UDF ONT VOTÉ MAJORITAIREMENT POUR MME ROYAL

La plupart des villes UDF ont voté majoritairement pour Mme Royal, même lorsque leur maire avait pris position pour Nicolas Sarkozy, comme c'est le cas à Blois, où Nicolas Perruchot avait appelé à voter, entre les deux tours, pour le candidat de l'UMP. Mme Royal y obtient 50,57 % des voix. Elle réalise 53,9 % à Rouen, la ville de Pierre Albertini, 54,5 % à Amiens, chez Gilles de Robien, 54 % des voix à Angoulême, chez Philippe Mottet (ex-UDF). En Seine-Saint-Denis, Drancy, la ville de l'UDF Jean-Christophe Lagarde, donne une courte avance au PS (52,53 %). Cette situation peut laisser prévoir des alliances inédites avant les municipales.

A Lyon, Nicolas Sarkozy arrive en tête (53,08 %), mais son adversaire l'emporte dans cinq arrondissements sur neuf. A Paris, où M. Sarkozy l'emporte de 3 838 voix sur Mme Royal, la bataille des municipales se jouera essentiellement dans le 12e : la candidate PS le devance d'une courte tête dans cet arrondissement. Si la gauche le conserve, elle a toutes les chances de garder la majorité à l'Hôtel de Ville.

Pour la conquérir, l'UMP a intérêt à conserver le siège de député de la huitième circonscription qui recouvre quasiment l'ensemble du 12e. Le député sortant Jean de Gaulle ne se représente pas. M. Sarkozy a jusqu'au 18 mai, date limite de dépôt des investitures, pour désigner le ou la candidate UMP. Le nom de Jean-Louis Borloo a longtemps circulé. S'il n'était pas candidat aux législatives, il pourrait l'être aux municipales.

Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Mardi 8 mai 2007

Ségolène Royal rejoue l'opinion contre le parti

par Philippe Hubert

Pierre Giacometti tire les enseignements du second tour de la présidentielle dans l'émission C dans l'air d'Yves Calvi sur France 5. Retranscription de ses interventions et vidéo.



Vote d'adhésion

Rarement on n'a vu telle contradiction de l'adage "au premier tour on choisit au second tour on élimine". La moitié des électeurs de Ségolène Royal justifient leur vote par la volonté de barrer la route au candidat de l'UMP. A ce titre, le "Tout Sauf Sarkozy est resté malgré tout présent dans l'opinion. Mais à l'inverse, lorsqu'on regarde les motivations de l'électorat de Nicolas Sarkozy, on a d'abord un vote d'adhésion dans plus de 70% des cas : pour une fois au second tour, on a choisit. C'est assez étonnant si l'on considère que Nicolas Sarkozy a dit au cours des derniers mois une série de choses qui n'étaient pas de nature à susciter l'adhésion : remise en cause des régimes spéciaux, réduction du nombre de fonctionnaires, mettre à mal l'esprit de mai 68... Plus que sur les propositions, on a l'impression que ce vote d'adhésion s'est forgé sur la clarté du discours et la fermeté des positions. On a d'ailleurs constaté que l'autre règle, d'un changement de discours entre-les deux tours pour rassembler un électorat plus large, n'a pas non plus été appliquée par Nicolas Sarkozy : ses électeurs ont peut-être apprécié qu'il tienne sa ligne directrice, ligne un peu plus confuse dans le camp socialiste.

Dynamique favorable à la droite pour les législatives

Tout ce qui a été dit pendant la campagne ne va pas se mettre en route pendant les trois semaines entre le 21 mai, date probable du début du travail gouvernemental, et le premier tour des législatives. Pour autant, ces trois semaines seront très importantes compte tenu du mot d'ordre de campagne de Nicolas Sarkozy, "tout dire avant pour tout faire après". Une scène très courte va se jouer, dans laquelle l'architecte Nicolas Sarkozy va mettre sur la table les plans de la maison France. Les discussions vont alors s'engager – sur la justesse du projet, l'équipe, le fonctionnement, la cohérence avec ce qui avait été promis etc. Pour l'UMP, la campagne législative en sera d'autant plus facile à dynamiser. Les députés de la majorité disposent déjà de la prime aux sortants, Nicolas Sarkozy leur donne en plus un bonus pour incarner le changement. C'est une situation très favorable, et il faudra beaucoup de cohésion entre tous les opposants pour empêcher la dynamique de se créer, ou de s'amplifier.

Ségolène Royal rejoue l'opinion contre le parti

Le 22 avril à 20h02, Ségolène Royal a de nouveau décidé de jouer la bataille de l'opinion. Alors qu'en 2002 le visage de la gauche défaite est incarné par Lionel Jospin décidant d'abandonner la politique, elle est apparue radieuse, délivrant bien que sévèrement battue un double message : 1. Je reste et 2., de manière un peu subliminale comme pour faire passer l'info aux éléphants : "ce n'est pas de ma faute, j'ai fait ce que je pouvais / le Parti Socialiste ne m'a pas aidé, cela fait cinq ans qu'ils n'ont pas trouvé les bonnes solutions pour proposer une alternative / j'ai fini par y aller parce qu'il fallait bien que quelqu'un y aille, avec un certain crédit / dans les semaines qui viennent je vais vous démontrer, je vais démontrer aux Français que mon échec (qui reste un échec personnel puisque c'est l'élection présidentielle), n'est pas véritablement le mien mais celui d'une collectivité qui n'a pas su se transformer assez vite pour gagner l'élection présidentielle."

Elle va à nouveau jouer l'opinion contre le parti. Pour elle, l'enjeu numéro un est de faire comprendre à l'opinion qu'elle n'a pas démérité, qu'elle a réussi là où Lionel Jospin avait échoué - se qualifier pour le second tour. Elle tente de convaincre qu'elle a eu à faire face à un Nicolas Sarkozy mais aussi derrière lui aux puissances de l'argent, des médias, accessoirement aussi des instituts de sondage puisque ça a été la critique de la fin de la semaine dernière. Et d'expliquer que malgré toute cette pression elle va continuer le combat et préparer l'élection présidentielle de 2012, puisque que ce sera de toute façon difficile pour les législatives. Ségolène Royal cherche à nouveau à se positionner dans l'opinion, et singulièrement l'opinion socialiste, comme celle qui incarne le changement, "la candidate", appuyée en cela par le manque d'alternative au PS. On l'a vu hier, ce n'est pas forcément évident pour Dominique Strauss-Kahn d'incarner le recours, Laurent Fabius souffre toujours d'un déficit d'image dans l'opinion, François Hollande n'a pas une position très facile. Ségolène Royal a compris que Nicolas Sarkozy a réussi en s'appuyant comme un leader sur la durée –cinq ans – elle cherche à s'imposer au lendemain des législatives grâce au soutien de l'opinion. Ce n'est pas gagné, on va voir comment l'opinion réagit, mais il se joue là quelque chose d'important pour elle comme pour le parti socialiste.


Sources
IPSOS

Sources Historia

Par Adriana EVANGELIZT
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Mardi 8 mai 2007

Résistances


Par Olivier Le Cour Grandmaison

Enseignant à l’Université d’Evry-Val-d’Essonne, Olivier Le Cour Grandmaison est l’auteur de « Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’Etat colonial » (Fayard, 2005).

 

 

Ce que beaucoup appréhendaient vient de se produire ; Nicolas Sarkozy l’a donc emporté au second tour des élections présidentielles. Pour la troisième fois consécutive en l’espace de douze ans, un candidat de la droite, aux discours et au programme radicalisés comme jamais sur l’ensemble des questions économiques, sociales et politiques, s’impose au terme d’une campagne où les électeurs du Front national ont « été cherchés un par un », selon la délicate formule de celui qui est désormais chef de l’Etat. On connaît les conséquences de cette main constamment tendue : la banalisation sans précédent de certains thèmes chers à Jean-Marie Le Pen. Mais le candidat de l’UMP a aussi été fort des faiblesses de la gauche, de toute la gauche qui, du Parti socialiste à la Ligue communiste révolutionnaire, n’a pas su s’opposer efficacement à son projet et à ses ambitions. De même, et ceci est en partie lié à cela, ces organisations ont été incapables d’offrir des perspectives politiques claires et unitaires au lendemain des mobilisations pourtant exceptionnelles contre le CPE suivies d’une victoire retentissante imposée par la rue au terme de manifestations comme il y en eut rarement. Souvenez-vous, c’était il y a un an à peine, on croirait pourtant que des années se sont déjà écoulées ! Souvenez-vous des espoirs immenses alors suscités ! Souvenez des attentes joyeuses qui sont nées de cette force enfin retrouvée après plusieurs défaites importantes et douloureuses subies dans les urnes et sur le terrain économique et social ! De ceux-là et de celles-ci, une fois encore, les gauches parlementaires et radicales n’ont rien su faire, par sectarisme, pour défendre leurs intérêts d’appareil et cultiver solitairement leur petit jardin électoral avec le succès que l’on sait puisque le total des voix ainsi rassemblé est l’un des plus bas de toute l’histoire de la Cinquième République. Grandiose bilan et champ de ruines. De même pour les syndicats qui, à la veille d’un second tour pourtant décisif, ont préféré étaler de nouveau leurs divisions le jour même où Nicolas Sarkozy réitérait ses attaques contre le monde du travail, comme on dit.

Les dirigeants de ces différents partis et organisations affirment être au service des jeunes, des salariés, des retraités, ils prétendent vouloir défendre le service public, le pouvoir d’achat, combattre les inégalités et les discriminations sexuelles, raciales et religieuses. Qu’ils le prouvent en organisant, ici et maintenant, sans attendre les élections législatives, moins encore les prochaines présidentielles, la résistance contre la politique réactionnaire et revancharde de cette majorité. Qu’ils le prouvent en mettant leurs militants et leur expérience au service de cette indispensable résistance. Pour défendre ceux qui sont stigmatisés parce qu’ils sont réputés « ne pas se lever tôt » car nul employeur ne les attend depuis des semaines, des mois, des années, résistance ! Pour défendre ceux qui, méprisés, humiliés, discriminés et relégués dans des banlieues laissées en déshérence, sont voués au Kärcher élyséen et livrés en pâture à une fraction de l’opinion publique raciste et xénophobe, résistance ! Pour défendre ceux dont les salaires sont indignes et à qui la seule perspective désormais offerte est « de travailler plus pour gagner plus », c’est-à-dire perdre davantage leur vie à tenter de la gagner en vain, résistance ! Pour tous les travailleurs précaires qui n’ont d’autre avenir que de le demeurer et de s’inquiéter constamment de lendemains qui depuis longtemps ne chantent plus, résistance ! Pour tous ceux qui sont victimes d’une insécurité professionnelle et financière croissante qui les laisse sans perspective, sans autre perspective du moins qu’une crainte sans fin, résistance ! Pour tous ceux qui considèrent que les avancées sociales ne sont pas des privilèges mais des acquis précieux péniblement conquis par des femmes et des hommes qui se sont battus avec obstination et courage pour améliorer leur condition de travail et de vie, résistance ! Pour tous ceux qui jugent, contrairement aux mensongères déclarations du candidat aujourd’hui président, que la colonisation n’a pas été synonyme de civilisation comme il l’a déclaré à l’occasion d’un meeting tenu à Toulon au mois de février, résistance ! Pour tous ceux qui ne veulent pas de medias et d’une justice mis au pas, résistance ! Pour tous ceux qui n’aiment pas cette France désormais sarkozienne et qui ne veulent ni ne peuvent la quitter, résistance ! Pour tous les Musulmans qui « égorgent », selon la rhétorique indigne et islamophobe de l’actuel président, « des moutons dans leur baignoire », résistance ! Pour les étrangers en situation irrégulière et leurs enfants scolarisés, pourchassés, raflés parfois, tous menacés d’expulsion en violation d’une Convention internationale - celle sur les droits de l’enfant - pourtant ratifiée par la France et de dispositions nationales sanctionnées par le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, résistance ! Résistance et désobéissance civile car les diverses mesures prises à leur encontre sont aussi légales qu’elles sont illégitimes.

Sources Mouvement pour l'Egalité

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT
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Mardi 8 mai 2007

Une élection « Travail, Autorité, Patrie »


Préparons nous à contrer l’offensive de Sarkozy !

par Aurélie Messaoudi-Lévy

 

 

Une chronique rédigée « à chaud », au soir du second tour des présidentielles...

Entre deux programmes libéraux - le « social-libéralisme » (s’éloignant de plus en plus de son social-démocratisme originel) et le « populo-libéralisme » (se rapprochant de plus en plus de l’extrême droite) -, la « France » ( !) a donc choisi le plus « musclé ».

Un programme aux fiers accents revanchards qui a rassemblé tout ce que ce pays compte de forces conservatrices, jusque dans ses bas-fonds lepénistes. Tout en cherchant à ratisser large - depuis des personnalités de gauche (les Besson et autres Tapie) jusqu’aux « accidentés de la vie », objet soudain de la démagogique sollicitude de Sarkozy. Grotesque et obscène... Surtout de la part de celui qui veut briser un « Etat providence » (et son soi-disant « assistanat ») déjà bien mis à mal par ses prédécesseurs de droite comme de gauche.

Un programme qui, glorifiant le « travail » et l’effort individuel, a su rallier une partie des salariés qui, de plus en plus atomisés, triment dur au boulot, sans grande reconnaissance personnelle et financière, et qui croient au mirage d’une économie franchement libérale (libérée de tout « dirigisme »), récompensant enfin leurs mérites... Et qui ne croient pas ou plus aux promesses d’une gauche gouvernementale à défendre leurs intérêts...

Un programme qui, prônant l’« autorité », est le plus apte aussi à conjurer les peurs. Peur de l’étranger - le concurrent asiatique ou américain mais surtout le « voleur » africain de travail et de prestations sociales. Peur du jeune (de préférence « de banlieue »). Peur du « privilégié » (fonctionnaire ou assimilé, et même quiconque « bénéficie » d’un emploi stable) dont la grève pénalise l’« usager » (du train, du métro, de la Poste, etc.). Peur de la « décadence nationale ». Peur du chômage. Peur pour sa retraite. Peur d’un nouveau Mai 68...

Sarkozy, se présentant lui-même tout au long de sa campagne comme une « victime » ( !) à laquelle chacun pourrait s’identifier, a surfé sur les peurs de tous ceux qui se croient victimes de l’« autre ». Et cet « autre », il a promis de l’écraser sous son talon de fer ! Démagogie populiste et langage guerrier (de « guerre sociale » !), sur fond de large consensus « libéral », chauvin et anti-immigré avec sa concurrente.

La droite, mise sur la défensive et en danger par les échecs répétés de Chirac, s’est trouvé un nouvel « homme fort » ; bénéficiant du soutien des grands médias « faiseurs d’opinion », il a su se démarquer de son ancien patron discrédité et sauver son camp d’une débâcle annoncée. Il lui fait même espérer - ainsi qu’à ses amis du Medef - que l’heure de la revanche sociale a sonné. Qu’à jamais disparaisse ce spectre révolutionnaire de Mai 68 qui ne cesse de les hanter depuis quelque quarante ans...

Que Sarko-Kärcher veuille en découdre ne fait aucun doute. Qu’il le puisse aisément est plus douteux. Tous ceux qui se sont mobilisés dans la dernière période - dans les banlieues, dans les rues et les entreprises en défense des sans-papiers, dans les lycées et les facs contre le CPE, dans les boîtes contre les « plans sociaux » et pour des augmentations de salaire, etc. - ne vont certainement pas subir ses coups sans réagir. Bien au contraire. Sarkozy a même le désavantage d’avoir déjà sévi - et d’être (tristement !) connu ; l’« état de grâce » dont bénéficie généralement tout nouveau président risque cette fois d’être raccourci...

Mais, quelle que soient les conclusions qu’ils tirent de leur défaite (qui pourrait d’ailleurs bien produire de sérieuses crises internes et même des « recompositions »), les dirigeants de la gauche institutionnelle et certains de ses satellites d’extrême gauche misent déjà sur... les législatives - en attendant 2012... Le « crétinisme » électoraliste est décidément une maladie incurable ! D’autres en appellent à un « troisième tour social ». Fort bien mais encore aurait-il fallu ne pas créer d’illusions démobilisatrices sur Royal comme pouvant nous éviter Sarkozy et sa politique. Toute la « gauche antilibérale » s’est précipitamment ralliée, sans même mettre la moindre condition, à Royal dont elle dénonçait la veille encore le libéralisme. Bové (dont certains soutiens se prenaient pour des porte-parole de la banlieue et de l’immigration !) était même prêt à servir (une « mission d’étude ») dans un gouvernement Royal... La croyance en un « moindre mal » est une autre maladie incurable qui frappe avec une obstination toute particulière la « gauche de la gauche »...

Le bilan de la gauche au pouvoir est pourtant accablant - je n’y reviendrai pas ici (nous et d’autres ont largement écrit là-dessus). Ségo n’est certes pas Sarko, et si leurs méthodes diffèrent, leur objectif est fondamentalement le même : servir les intérêts du capitalisme français contre la grande majorité de la population. C’est totalement irresponsable de laisser croire que nous n’aurions pas à nous défendre avec la même intensité contre un gouvernement de gauche que contre un gouvernement de droite. En vérité, quand cette gauche est au pouvoir, nous avons à nous battre non seulement contre sa politique mais aussi contre les illusions qui sont dangereusement répandues par ses supporters.

Et un « troisième tour social » pourquoi faire ? Pour ramener cette « gauche » au pouvoir à l’occasion d’une future élection ? Pour un gouvernement « Royal-4B » (Bayrou, Buffet, Bové, Besancenot) ? Ou alors pour s’engager d’une véritable transformation de la société ? C’est la seule issue pour en finir avec toutes les inégalités produites par le capitalisme.

La victoire de Sarkozy a tout pour nous inquiéter. Néanmoins, elle ne doit pas nous accabler et nous paralyser. Le terrain électoral est loin de constituer l’alpha et l’oméga de la lutte sociale et politique. C’est même un terrain par nature miné. Notre terrain principal de lutte, c’est l’action directe de masse. (Lire les documents du MPE « Pour un programme de combat pour l’égalité » et « Elections et lutte pour l’égalité »)

Mais soyons bien conscients d’une chose : pour contrer l’offensive que nous concoctent Sarkozy et le Medef, il faudra vraiment mettre les bouchées doubles. Le combat s’annonce rude. Il faudra surmonter les divisions (raciste, sexiste, public/privé, etc.) qui affaiblissent nos rangs - pour l’unité dans l’action. Il faudra redonner confiance notamment aux salariés du privé dans l’action collective. Pour toutes ces raisons, il faudra que ceux qui prétendent diriger nos luttes soient vraiment à la hauteur de la tâche, dévoués et déterminés à tout mettre en œuvre pour défaire cette offensive. Pas ces « représentants » actuels de la gauche institutionnelle qui espèrent contenir et utiliser les futures luttes contre Sarkozy afin de se refaire une santé (et une virginité) et... revenir au pouvoir, à l’occasion d’une prochaine élection, pour gérer à nouveau respectueusement cette société inégalitaire. Une des conditions pour mettre en échec Sarkozy sera précisément de nous débarrasser de toute illusion entravante dans cette « gauche ».

Nous ne sommes pas condamnés à rester prisonniers du cercle vicieux de l’alternance gauche/droite (et, bientôt, centre-gauche/droite plus ou moins « extrémiste » ?). Il y a une alternative. La seule qui soit réelle, même si elle est difficile. C’est celle que propose le « programme » que vient de publier le MPE : « La transformation de la société à laquelle nous aspirons viendra avant tout des actions et mobilisations, sur le terrain, de tous ceux qui vivent une exploitation économique et/ou une inégalité...La réalisation de l’égalité sera l’œuvre des opprimés et exploités eux-mêmes. Il ne nous faut compter que sur nos propres forces. Il nous faut prendre en main nous-mêmes, collectivement, aussi bien notre quotidien que nos luttes et que la société elle-même - depuis l’économie (moyens de production, de transport, de communication, de distribution...) jusqu’au pouvoir politique. »

Il y a urgence que tous ceux qui veulent s’engager dans une telle transformation radicale se regroupent, s’organisent et agissent pour sa réalisation.

Sources MPE

Posté par Adriana Evangelizt



Par Adriana EVANGELIZT
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Dimanche 6 mai 2007

Nicolas Sarkozy élu président avec 53,5 %

On compte 3,5 % de bulletins blancs ou nuls. Le taux de participation se situe entre 84 et 86% selon les instituts. Les partisans du candidat UMP sont invités à une grande fête place de la Concorde à Paris, en compagnie de Johnny Hallyday, Faudel, Gilbert Montagné et Enrico Macias.

Nicolas Sarkozy, 52 ans, a été élu président de la République, dimanche 6 mai. Il recueille 53,5% des voix des contre 46,5% à sa rivale socialiste', Ségolène Royal, selon la Sofres et Ipsos. On compte 3,5 % de bulletins blancs ou nuls. Le taux de participation se situe entre 84 et 86% selon les instituts.

Dès les milieu de l'après-midi, les partisans du président de l'UMP avaient commencé à se rassembler place de la Concorde, à Paris, où les chanteurs Johnny Hallyday, Faudel, Gilbert Montagné et Enrico Macias étaient attendus.

Des cris de victoire avaient commencé à fuser dès 18H00 salle Gaveau à Paris, où étaient réunis plusieurs centaines de militants et sympathisants UMP, tandis qu'au même moment rue de Solférino, les militants socialistes attendaient dans une ambiance morose le résultat du scrutin.

Avec un taux de 75,11%, la participation était à 17h00 de 1,24 point supérieure à celle du premier tour à la même heure.
La participation totale serait de 84% à 86%, selon les estimations des différents instituts. Ce taux constituerait l'un des plus forts sous la Ve République (87,33% en 1974 et 85,85% en 1981).
Or le 22 avril, le taux final avait été particulièrement élevé: 83,77%, proche des records de 1965 et 1974 et plus de dix points de mieux qu'au premier tour de la présidentielle de 2002.

 
44,5 millions d'électeurs


Dans les territoires d'Outre-mer où le vote avait été avancé à samedi (Antilles, Amériques, Pactifique, soit un million d'inscrits), la participation a augmenté de près de trois points par rapport au premier tour.
Au total, 44,5 millions d'électeurs étaient invités à choisir qui succédera à Jacques Chirac, chef de l'Etat depuis douze ans, et qui n'a pas brigué de nouveau mandat.
Nicolas Sarkozy, champion d'une droite décomplexée, a fait la course en tête durant la campagne. Depuis janvier, il a devancé sa rivale dans les enquêtes d'opinion et a obtenu 31,18% le 22 avril, contre 25,87% pour Mme Royal.
L'enjeu majeur du second tour réside dans le report des voix qui s'étaient portées sur l'UDF François Bayrou (18,57%) et le FN Jean-Marie Le Pen (10,44%).
M. Bayrou a été une des premières personnalités à voter le matin à Pau, suivi par le chef du PS François Hollande, à Tulle.
Le dirigeant centriste s'est contenté de sourire lorsque les journalistes lui ont demandé s'il pouvait confirmer n'avoir pas voté Sarkozy, comme il l'avait annoncé entre les deux tours.
M. Bayrou n'a pas donné de consigne de vote. M. Le Pen a appelé ses partisans à "s'abstenir massivement".

 
Sarkozy vote sans Cécilia


A la mi-journée, les deux candidats avaient voté, chacun dans son fief électoral: lui, en compagnie de ses deux belles-filles mais sans son épouse Cécilia, à Neuilly-sur-Seine, elle à Melle (Deux-Sèvres).
Le président Chirac et son épouse Bernadette ont accompli leur devoir électoral en Corrèze. Le Premier ministre Dominique de Villepin en a fait autant à Paris.
Tous les "petits candidats" à la gauche du PS, à l'exception de Gérard Schivardi, ont appelé à voter Royal. A droite, seul Philippe de Villiers s'est officiellement rallié à M. Sarkozy.
Quelle que soit l'issue du duel, cette présidentielle est marquée par la présence, pour la première fois, d'une femme au second tour. Elle se soldera aussi par une relève de génération, les deux finalistes étant quinquagénaires.

Utilisées par quelque 1,5 million d'électeurs dans 82 communes volontaires lors du premier tour, les machines électroniques sont maintenues dans 77 pour ce second tour, 5 ayant préféré y renoncer face à la grogne du public et aux incidents qu'elles ont occasionnés.
La classe politique se remettra alors en piste pour les législatives des 10 et 17 juin, qui dessineront la nouvelle majorité parlementaire.

Sources Marc Fievet

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Dimanche 6 mai 2007

Tout le monde est en larmes dans le voisinage. Une des  voisines est en pleine crise de nerfs. Son mari vient d'être embastillé parce qu'il conduisait sans permis. C'est le jour le plus triste de l'Année pour un grand nombre de personnes défavorisées. Reste de surcroît, le doute sur ces élections par rapport aux machines électroniques. Aujourd'hui est un jour qui va faire mal à la France et à un grand nombre de Français.

Parce que c’était lui, parce que c’était elle

Par Valérie Gas

Quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, il est certain qu’après la campagne de 2007 le paysage politique ne sera plus tout à fait le même. Et il est indéniable que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy y auront été pour quelque chose. Leur duel qui a dominé la bataille électorale est inédit : parce qu’elle est une femme et lui un homme, parce qu’ils sont tous deux quinquagénaires, parce qu’ils étaient candidats pour la première fois, parce qu’ils ont dû gagner chèrement l’investiture de leurs partis, parce qu’ils n’ont pas joué la mélodie du clivage droite-gauche sur le même air que ceux qui les ont précédés… Au bout du compte, que la France ait une présidente ou un président, son accession à l’Elysée ouvrira une nouvelle ère.

Un homme et une femme : une telle confrontation n’avait jamais eu lieu en France pour l’élection présidentielle. La présence d’une femme en position de présidentiable a eu une influence sur le déroulement de la campagne, et surtout sur la stratégie de celui qui a été son véritable rival dès le départ, Nicolas Sarkozy. On a longtemps dit qu’il redoutait la confrontation avec une femme. Il est certain que cette situation l’a obligé à prendre certaines précautions, notamment verbales. Il n’était pas question d’être condescendant ou agressif. Deux comportements qui lui auraient immédiatement valu des critiques. Le débat télévisé entre les deux tours a été de ce point de vue riche d’enseignements. Ségolène Royal y a fait preuve d’une pugnacité exacerbée. Elle a attaqué son adversaire bille en tête et sans ménagement. Nicolas Sarkozy a pris soin, au contraire, de ne pas céder à la tentation de lui répondre sur le même ton. Il est resté imperturbablement courtois.

Beaucoup d’analystes ont estimé que la présence d’une femme à ce niveau de la compétition présidentielle représentait un véritable progrès dans la politique française. A l’étranger, cela a contribué à développer l’intérêt pour la campagne. Ségolène Royal a senti qu’elle avait une carte à jouer sur sa féminité. Elle l’a, dès le départ, mise en avant comme une différence et un atout. Lors de son dernier meeting à Lille, elle y est encore revenue en invitant les Français à avoir «l’audace» d’élire une femme. Elle a fait plus qu’ouvrir une brèche. Elle a modifié la donne.

Changement de genre et de génération

En 2007, il y a donc eu un changement de genre mais aussi de génération. Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sont plus jeunes que les candidats auxquels les Français ont été habitués -exception faite de Valéry Giscard d’Estaing âgé de 48 ans en 1974. Elle a 53 ans, il en a 52. Pour la première fois, ce sont deux candidats nés après la deuxième guerre mondiale qui se retrouvent en finale de l’élection présidentielle. Ils incarnent au moins le renouvellement, et peut-être l’avenir.

L’un comme l’autre n’était pas forcément, au départ, le plus légitime pour porter les couleurs de son camp. Ils ont donc eu tous les deux à batailler ferme pour éliminer la concurrence dans leur mouvement. Nicolas Sarkozy s’est longtemps heurté à une forte hostilité de la part des chiraquiens et a dû gérer d’abord l’éventualité d’une candidature de Dominique de Villepin puis de Michèle Alliot-Marie à l’intérieur de l’UMP, voire à l’extérieur. Il a surtout dû prendre en compte l’hypothèse d’une ultime tentative de Jacques Chirac de rester à l’Elysée. Ségolène Royal ne faisait pas partie, quant à elle, du cercle des candidats naturels du Parti socialiste. Entre Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, qui se sont présentés pour obtenir l’investiture, et Lionel Jospin qui a fait durer le mystère, elle a dû faire face à une concurrence acharnée. Ils ont donc prouvé chacun à leur manière que le talent n’attend pas le nombre des années et que rien n’est joué au départ. Et quel(le) que soit celui (ou celle) qui sera élu, il (ou elle) le sera à sa première candidature. Là encore, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy auront participé à ouvrir des portes.

A nouveaux profils politiques, nouvelle manière de parler de la politique. Avec Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, le clivage droite-gauche a pris du plomb dans l’aile. Même s’ils ont été identifiés comme la candidate de la gauche et le candidat de la droite, cela ne les a pas empêchés de franchir les lignes si nécessaire. On a souvent accusé Ségolène Royal de pencher à droite. Qu’il s’agisse des 35 heures, de la justice des mineurs, de la famille, de la symbolique nationale, elle a pris des positions en fonction de ses convictions plus que de l’idéologie. Nicolas Sarkozy n’a pas hésité, lui non plus, à aller sur les terres de la gauche, par moments. Il a fait de la «valeur travail» le fondement de son programme. Il a aussi revendiqué à plusieurs reprises l’héritage de personnalités de gauche comme Léon Blum ou Jean Jaurès.

Exit le modèle familial traditionnel

Ils ont certainement senti tous les deux que les Français n’avaient plus envie d’entendre ressasser des messages et des méthodes usées, qu’ils attendaient un renouveau en politique. La percée de François Bayrou, candidat centriste pourfendeur de l’affrontement bloc contre bloc, a d’ailleurs montré à quel point l’attente était importante sur ce plan. Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont donc tous les deux joué la carte de l’ouverture au-delà de leur formation d’origine dès avant le premier tour. Ils ont revendiqué le droit de bousculer les habitudes au nom de l’efficacité et de l’intérêt général. Ils ont aussi fait passer le message selon lequel ce qui prime c’est l’engagement d’un individu vis-à-vis des Français et pas les liens partisans.

Si Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy incarnent chacun à leur manière le renouvellement de la classe politique, ils sont aussi emblématiques de l’évolution de la société française. Une société où l’image de la famille traditionnelle a beaucoup évolué. Si Ségolène Royal est élue, il y aura à l’Elysée une femme célibataire mais mère de quatre enfants. Pas de première dame donc, mais un premier monsieur, François Hollande, actuel dirigeant du Parti socialiste. Si Nicolas Sarkozy remporte la victoire, ce sera un homme divorcé et remarié, un père de famille recomposée, qui présidera aux destinées de la France. Pas de doute, en choisissant de qualifier Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy pour la finale électorale, les Français ont passé un cap.

Sources RFI

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT
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Dimanche 6 mai 2007

Des bureaux de vote vandalisés, 34 voitures brûlées

Plusieurs bureaux de vote ont été vandalisés et 34 voitures ont été brûlées. Plus de 80 compagnies de CRS et gendarmes mobiles, des milliers de policiers et gendarmes sont mobilisés dans la capitale, en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et les Hauts-de-Seine.

lusieurs bureaux de vote ont été vandalisés dans le centre de Paris et 34 voitures ont été brûlées, a-t-on appris dimanche de sources municipales parisiennes et policière.

Au moins les deux tiers des quelque cinquante bureaux de vote des 4 premiers arrondissements de Paris ont eu leurs serrures bloquées avec de la colle, des allumettes, des morceaux de fer, des mégots, a indiqué à l'AFP le maire UMP du Ier arrondissement, Jean-François Legaret.
"C'est un acte de malveillance caractérisé", selon l'élu parisien, qui venait d'effectuer une tournée dans les I, II, III et IVèmes arrondissements.
Dans la plupart des cas, des gardiennes d'école habitant l'établissement ont pu ouvrir de l'intérieur. Ailleurs, les pompiers sont intervenus. Certains bureaux ont ouvert un peu en retard.
 
34 voitures brûlées
 
Par ailleurs, 34 voitures ont brûlé dans la nuit de samedi à dimanche à Paris dont un véhicule de police, un nombre légèrement supérieur à celui de la nuit précédant le premier tour de l'élection, a-t-on précisé de source policière peu avant 18h00. Auparavant, la police avait dénombré une vingtaine de véhicules brûlés, certaines se trouvaient devant des bureaux de vote, selon M. Legaret.
Dimanche, la préfecture de police n'a souhaité ni confirmer ni infirmer ces informations afin de "ne pas troubler le scrutin" présidentiel en cours.
 
3.000 policiers devaient être déployés à Paris
 
Plus de 80 compagnies de CRS et gendarmes mobiles, des milliers de policiers et gendarmes sont mobilisés dimanche. Selon des sources policières, quarante compagnies de GM et CRS - soit 3.000 hommes et femmes - devaient être déployées à Paris et dans trois départements de la petite couronne (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine) afin de prévenir d'éventuels incidents.
Des gares de région parisienne sont également surveillées par le Service région de la police des transports (SRPT) afin notamment "de prévenir la venue de bandes" dans la capitale.
Outre les escadrons de gendarmes mobiles et les compagnies de CRS, "des milliers" de policiers et gendarmes en uniforme ou des civils comme ceux des Renseignements généraux ou de la police judiciaire (PJ), sont mobilisés en France pour cette journée électorale.

Réactions de rejet, en cas de victoire de Sarkozy

Les mêmes sources ont indiqué que ce déploiement policier massif correspondait à "un effectif de soirées de grands matches de la Coupe du Monde (de football, 1998) ou de nuits de réveillon".
Elles évoquent des craintes que les festivités de dimanche soir, après l'annonce des résultats, ne donnent lieu à de "possibles débordements" ou qu'une éventuelle victoire de Nicolas Sarkozy ne "provoque des réactions de rejet" dans certains quartiers pauvres de banlieue.
Les mêmes craintes, souligne-t-on, existaient lors du premier tour, mais il "n'y a pas eu d'incidents".
Certains quartiers de banlieue parisienne pourront cependant dimanche soir faire l'objet d'une surveillance particulière, effectuée par un hélicoptère EC 145 doté d'un puissant projecteur, d'une caméra thermique et d'équipements permettant de détecter les mouvements, a indiqué la police nationale.

Sources Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt



 

 

 

Par Adriana EVANGELIZT
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Dimanche 6 mai 2007

Nous recevons des dizaines d'informations de nos diverses sources. Une manif serait programmée à la Bastille ce soir... il faut s'attendre à une flambée de violence. on vous livre les infos reçues...

ESPOIR HELVÉTIQUE
Les médias suisses laissent entendre que l'écart sera plus étroit que prévu : info ou intox ? (beaucoup, dont "Le Temps", s'étaient complètement planté le 22 avril en annonçant Le Pen au dessus de Bayrou).


POTINS AU BEURRE NOIR
Suite à son altercation violente avec sa compagne et au départ de celle-ci il y a quelques jours, c'est bien sans elle que Sarkozy est allé voter, bien embarrassé devant les caméras. Heureusement, les journalistes ne font bien sûr aucune remarque bien que tous soient au courant.


PUB SUBLIMINALE
Le site sarkozy.fr est présent trois fois dans la bande annonce de France 2 pour l'émission électorale de ce soir, de façon très lisible (pub diffusée en boucle ce dimanche). Celui de Royal pas même une fois.


DIMANCHE ENTRE AMIS
Après Sardou et Macias hier, et Sevran ce midi, c'est Aznavour (entre autres) qui occupe l'écran aujourd'hui sur France 2, pour un dimanche après-midi entre amis de Sarkozy.


GAGNER OU FREINER LES ARDEURS
Même si vous n'y croyez pas, allez voter : ça empêchera au moins Sarkozy de fanfaronner avec un score supérieur à De Gaulle en 1965 (55%) et de justifier d'autant plus le sort qu'il nous réserve. Ce faisant, on ne sait jamais : peut-être les plus de 65 ans (75% pour Sarkozy) vont être cloués à la maison par une crise de rhumatisme simultanée.


LARMES DE COLÈRE À LA BASTILLE
La manif anti-Sarko de ce soir aura bien lieu à La Bastille. Attention : risque de provocations et d'échauffourées.


Bureaux de vote vandalisés dans le centre de Paris, des voitures brûlées

Plusieurs bureaux de vote ont été vandalisés dans le centre de Paris et une vingtaine de voitures ont été brûlées, a-t-on appris dimanche de sources municipales parisiennes et policière.

Au moins les deux tiers des quelque cinquante bureaux de vote des 4 premiers arrondissements de Paris ont eu leurs serrures bloquées avec de la colle, des allumettes, des morceaux de fer, des mégots, a indiqué à l'AFP le maire UMP du Ier arrondissement, Jean-François Legaret.

"C'est un acte de malveillance caractérisé", selon l'élu parisien, qui venait d'effectuer une tournée dans les I, II, III et IVèmes arrondissements.

Dans la plupart des cas, des gardiennes d'école habitant l'établissement ont pu ouvrir de l'intérieur. Ailleurs, les pompiers sont intervenus. Certains bureaux ont ouvert un peu en retard.

Interrogée, la mairie de Paris a indiqué avoir eu connaissance de plusieurs cas, dont certains dans les XIII et XVèmes arrondissements.

Par ailleurs, une vingtaine de voitures ont brûlé dans la nuit de samedi à dimanche à Paris, soit un nombre comparable à celui des véhicules dégradés lors de la nuit précédant le premier tour de l'élection, a-t-on appris de source policière. Certaines se trouvaient devant des bureaux de vote, selon M. Legaret.

Interrogée par l'AFP, la préfecture de police n'a souhaité ni confirmer ni infirmer ces informations afin de "ne pas troubler le scrutin" présidentiel en cours.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Dimanche 6 mai 2007

Les premières nouvelles ne sont pas bonnes. Sarkozy l'emporterait avec 54 % des voix. Des sources provenant du Ministère de l'Intérieur font état de 53%. Il semble qu'il y ait plus d'abstention qu'au 1er tour. Quelle catastrophe !!!!

 

Présidentielle française 2007: Nicolas Sarkozy est en tête





Actualisation à 18h15 (sources: LeTemps.ch, instituts de sondages)



Nicolas Sarkozy l'emporterait avec environ 54,5 % des voix

Le candidat de droite Nicolas Sarkozy serait crédité d'environ 54,5% des voix, tandis que la socialiste Ségolène Royal obtiendrait environ 46,5% des suffrages.
Nicolas Sarkozy, faisait déjà la course en tête à 16h15, heure de nos toutes premières estimations basées sur différents sondages effectués à la sortie des urnes.



Candidats Voix
Nicolas Sarkozy
(UMP) 54,5 %

Ségolène Royal
(PS) 45,5 %
Participation à 17h00: 75,11%


Ces estimations sont partielles: les derniers bureaux de vote fermant à 20h.


Vers une participation record
A 17h, le taux de participation s'élevait à 75,11%, un record à cette heure, selon le ministère français de l'Intérieur. Le scrutin du 22 avril 2007 avait enregistré un taux de participation final de 83,77%, proche des records de 1965 et 1974.

Les Français de l'étranger votent en masse
Si les bureaux de Genève étaient clairsemés, les Français résidant hors de l'Hexagone se sont déplacés massivement pour le second tour.

Les deux candidats ont voté peu après midi
Les deux candidats qui disputent le second tour de l'élection présidentielle française ont voté peu après midi dans leur fief électoral, à Neuilly-sur-Seine pour Nicolas Sarkozy, à Melle pour Ségolène Royal .

Sources
Le Temps

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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