Il n'y a pas à être troublé, il y a à s'allier avec Bayrou pour éviter la panade. Car c'est tout ce qui nous attend. Même Hollande l'a dit, il n'est pas sûr qu'elle soit au second tour. D'autre part, on met encore Le Pen à 12 % alors qu'il a beaucoup plus. Pour battre Sarkozy, il faut l'alliance UDS-PS. Ne vous en faites pas, François Bayrou changera bientôt le nom de son parti. C'est ce que nous pensons.
Appel de Rocard et Kouchner, proportionnelle :
des prises de position troublent le PS et l'UMP
Appels de Michel Rocard et Bernard Kouchner à une "alliance" Royal-Bayrou, débat à l'UMP sur la proportionnelle qui profiterait au FN: à une semaine de la présidentielle, ces positionnements sèment le trouble, alors que nombre de Français se déclarent encore indécis.
La gauche "ne doit pas refuser l'alliance avec un centre rénové", a lancé l'ancien ministre socialiste Bernard Kouchner dans le Journal du dimanche.
"Pour la première fois depuis 30 ans, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance", a-t-il insisté, relayant un appel lancé vendredi par Michel Rocard dans Le Monde.
L'ancien Premier ministre socialiste y avait prôné une "alliance", "avant le premier tour", entre Ségolène Royal et M. Bayrou, pour battre Nicolas Sarkozy.
"C'est pain béni" pour le candidat de l'UDF, qui veut former un gouvernement d'union nationale dépassant le clivage droite-gauche, et que ses opposants qualifient d'homme seul, sans équipe et sans programme, note Philippe Braud, professeur à Sciences Po, qui relève cependant que M. Rocard est "très isolé" au PS.
Les appels de Rocard et Kouchner sont "pour moi un très grand espoir de pouvoir rassembler au delà des clivages habituels", a réagi dimanche de Nantes le candidat centriste, ajoutant qu'il y a "beaucoup de gens, à droite comme à gauche, qui veulent une démocratie de réforme constructive et déterminée".
Dans son appel, M. Rocard ajoutait qu'"isolés, ni eux (les centristes) ni nous, n’avons aucune chance de battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen".
Or le même jour, le bras droit du candidat UMP, Brice Hortefeux, proposait d'introduire une dose de proportionnelle aux législatives, ravivant les soupçons sur un éventuel rapprochement entre UMP et FN, pour qui la proportionnelle est une vieille revendication.
A la suite de ces déclarations, démentis et réactions n'ont pas tardé, dans les deux camps.
Nicolas Sarkozy a vite affirmé qu'il ne se sentait "absolument pas engagé" par les propos de M. Hortefeux, et Jean-Marie Le Pen a affirmé qu'il n'y avait "aucun accord, pas de conversation" avec Nicolas Sarkozy,
Et pour ce qui est d'une "alliance" PS-UDF, Ségolène Royal y a opposé une fin de non-recevoir, assurant qu'elle ne se livrerait à "aucune manoeuvre dans le dos des électeurs".
"Pas question que le PS s’allie avec l’UDF, formation de droite dont les choix politiques sont contraires aux nôtres", a sèchement déclaré Laurent Fabius.
Mais les commentateurs n'en relèvent pas moins que des fissures apparaissent, alors même que plus d'un tiers des sondés se déclarent encore indécis.
Selon les derniers sondages, M. Sarkozy recueille de 26 à 29 % des intentions de vote, Mme Royal de 23 à 25 %, M. Bayrou de 17 à 21, et M. Le Pen de 13 à 15.
M. Sarkozy l'emporte au second tour sur Mme Royal, avec de 51 à 53,5 %, mais en supposant qu'il puisse parvenir au second tour, M. Bayrou est donné vainqueur sur le candidat de l'UMP.
D'où la tentation, pour certains à gauche, d'un "vote utile" pour battre M. Sarkozy.
L'appel de Rocard est une nouvelle preuve du fait que le PS "est partagé entre deux tendances, celle de l'ancrage à gauche et celle d'une alliance avec le centre, avec des personnalités comme Dominique Strauss-Kahn", note Philippe Braud.
"Et le message derrière cet appel, c'est qu'il faut soutenir celui qui est le plus à même de battre Sarkozy. Donc Bayrou. On parle dans cet appel de désistement réciproque, mais en fait, on met Ségolène Royal et François Bayrou à égalité", ajoute-t-il.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt
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