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Arnaud Montebourg

Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 17:19




Segolène Royal

1er round

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Arnaud Montebourg
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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /2007 18:40

Ouais... l'ordre juste en l'occurrence créé du désordre et du brouhaha alors qu'il y a des choses plus importantes dans le monde qui risquent fort déranger un peu les élections...

Ségolène Royal invoque "l'ordre juste"

pour justifier la sanction d'Arnaud Montebourg


Après la sanction, la leçon. Alors que Ségolène Royal vient de suspendre son porte-parole Arnaud Montebourg de ses fonctions, elle a tenté d'expliquer sa décision. "Quand le moment vient, je rétablis de l'ordre juste. J'ai mis un carton jaune", a déclaré la candidate socialiste.

Elle a souligné que les "bons mots" ne doivent pas "blesser ou dénigrer". "Il n'est pas toujours facile d'exercer son autorité pour une femme", a-t-elle ajouté, assurant qu'elle entendait le faire "avec une force souriante tranquille", allusion au slogan de François Mitterrand en 1981.


Mercredi soir, sur Canal+, Arnaud Montebourg a déclaré "pour rire" que le seul défaut de la candidate était "son compagnon", François Hollande, le numéro un du PS.

Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt



Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Arnaud Montebourg
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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /2007 18:20

Nous trouvons Ségolène un peu dure sur le coup... Arnaud a présenté ses excuses, dit que c'était pour rire, une suspension d'un mois est excessive et le ton employé à son égard évoque un sentiment de supériorité mal venu quand on se veut humble... "Il est suspendu de ses fonctions, il ne parlera plus en mon nom pendant un mois"... on se croirait revenu au temps de l'école quand on envoyait le mauvais élève au piquet ou qu'on le mettait en quarantaine. Il faudrait voir de ne pas trop en faire qu'à sa tête... le monde observe et certains "détails" pourraient bien nuire à l'image...

Royal suspend son porte-parole Montebourg

 pour des propos sur Hollande


La candidate socialiste à l'Elysée Ségolène Royal a "suspendu" jeudi pour un mois son porte-parole Arnaud Montebourg, après que ce dernier a déclaré "pour rire" que le seul défaut de la candidate était "son compagnon", François Hollande, le numéro un du PS.

Cette suspension survient alors que la campagne de Mme Royal a été secouée par plusieurs "couacs" et que la candidate socialiste enregistre une baisse dans les derniers sondages.

"Il est suspendu de ses fonctions, il ne parlera plus en mon nom pendant un mois", a déclaré Mme Royal à l'AFP, après que son remuant porte-parole eut annoncé lui avoir remis sa démission. "Je lui ai dit que ses propos étaient déplacés. Je veux que mon porte-parole traite du fond", a ajouté la candidate socialiste.

Mercredi soir, comme on lui demandait quels étaient les défauts de la candidate socialiste, Arnaud Montebourg avait répondu sur Canal +: "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon", avant d'ajouter: "c'était pour rire". Mme Royal a précisé que M. Montebourg est "maintenu dans le groupe de travail sur les institutions" du Parti socialiste.

M. Montebourg avait auparavant annoncé avoir présenté des excuses à la candidate et à son compagnon. "Après les propos à vocation humoristique tenus hier soir sur le plateau du Grand journal de Canal+, et malheureusement mal interprétés, Arnaud Montebourg a présenté hier soir ses excuses à François Hollande et Ségolène Royal", avait déclaré le député de Saône-et-Loire dans un communiqué. 

Confrontée à des dissensions au sein du PS, notamment sur la conduite de la campagne ou la fiscalité, Mme Royal avait assuré mercredi soir en meeting à Toulon que sa candidature ne connaissait pas de "trou d'air", affirmant au contraire ressentir "un souffle d'air extraordinaire qui va nous porter vers la victoire".

Mais les derniers sondages semblent indiquer un retournement d'opinion en faveur de son grand rival UMP, Nicolas Sarkozy, officiellement entré en campagne dimanche dernier. M. Sarkozy l'emporterait ainsi sur Mme Royal par 52% des voix contre 48%, au second tour de la présidentielle, selon un sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France paru jeudi.

Mardi, un sondage Ifop pour Paris-Match donnait le même résultat, alors que Mme Royal faisait jusqu'alors jeu égal ou devançait son adversaire dans les enquêtes sur le deuxième tour. Un sondage BVA pour Orange publié mercredi indiquait de son côté que la part des Français déclarant pouvoir voter pour Mme Royal a chuté à 58%, contre 68% en novembre.

Mme Royal, qui assure ne pas vouloir accélérer la phase actuelle de "débats participatifs" de sa campagne en dépit des critiques internes, a en outre été confrontée à des rumeurs de tentative d'éviter de payer l'ISF, qu'elle a dénoncées comme relevant d'une "campagne de racaille" propagée par l'entourage de M. Sarkozy.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Arnaud Montebourg
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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /2007 21:12

La Suisse s'indigne de la tribune d'Arnaud Montebourg

dans «Libération»


Toute la presse suisse s'indigne des attaques du porte-parole de Ségolène Royal contre les paradis fiscaux publiées dans la rubrique «Rebonds» •

 A l'évidence, la tribune d'Arnaud Montebourg mardi dans «Libération» sur les paradis fiscaux et l'échappée belle de Johnny Hallyday en Helvétie n'a pas plu à nos amis suisses. Mercredi, «Libération» a été assailli de coups de fils de journalistes suisses et la presse dans son ensemble a soulevé un tollé suite aux déclarations du porte-parole de Ségolène Royal.
   
«Ségolène Royal part en croisade contre la fiscalité suisse», titre mercredi le quotidien suisse Le Temps, alors que le journal Le Matin dénonce «Le Français qui attaque la Suisse».
   
Le gouvernement suisse n'a lui pas encore réagi officiellement aux propos d'Arnaud Montebourg, bien connu en Helvétie pour ses attaques restées sans résultat contre le secret bancaire suisse.
   
Selon des personnalités politiques interrogées par le journal Le Matin, la Suisse n'a pas de leçon à recevoir de la France sur le terrain fiscal. Selon le député UDC (droite) Yvan Perrin, «la gauche française n'a qu'à assumer ses propres erreurs». «Les 35 heures sont un échec qu'ils essaient de compenser en augmentant les impôts», et de «rappeler que les salariés suisses bossent jusqu'à 20% de plus que les Français».
   
Pierre Mauduit, président du parti radical genevois, indique pour sa part qu'Arnaud Montebourg, qui n'en est pas à son coup d'essai contre la Suisse, «n'a rien compris économiquement». Il propose au politicien français de contacter Micheline Calmy-Rey, membre du PS Suisse, et qui assure la présidence tournante du gouvernement suisse, pour qu'elle lui explique «les vertus de notre système». Mme Calmy-Rey a notamment redressé les finances du canton de Genève, afin de devenir membre du gouvernement fédéral.
   
André Kudelski, le patron du groupe suisse éponyme spécialisé dans les décodeurs TV, relève que la France «plutôt que de se remettre en question, préfère accuser les autres». Selon lui, s'il y a beaucoup de sociétés européennes qui ont leur siège en Suisse, c'est parce que que les «conditions-cadres», et pas seulement fiscales, «y sont excellentes».
   
Dans sa tribune, Arnaud Montebourg demande aux  grands pays européens de «s'unir»  pour lutter contre les paradis fiscaux, qui attirent des vedettes comme Johnny Hallyday mais aussi les sièges sociaux des grandes entreprises. «Les gouvernements des Etats européens ne peuvent plus accepter les abus de voisins indélicats, comme la Confédération helvétique, qui prétendent nous donner des leçons de modérantisme fiscal, pendant qu'ils font financer leurs besoins par la richesse des autres, avec en prime captation et délocalisation comme méthode de prédation», écrit-il.

Sources Libération

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Arnaud Montebourg
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /2006 18:15

Les français sont les vaches à lait de Sarkozy. Et il n'est pas déplacé de dire qu'il ne se gêne pas pour leur tirer sur les mamelles. L'argent des autres ne lui coûte pas cher.

Montebourg réclame le démission de Sarkozy

après sa visite en Saône-et-Loire


 



Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal, a réclamé lundi le départ du gouvernement de Nicolas Sarkozy, au terme de la visite du président de l'UMP en Saône-et-Loire, en dénonçant une confusion entre ses activités de ministre et celles de candidat à l'Elysée.

"La débauche de moyens publics utilisés par Nicolas Sarkozy pour sa campagne présidentielle dans le département de Saône-et-Loire est aussi délirante que scandaleuse", a affirmé à l'AFP M. Montebourg, député de ce département.

"Cela pose le problème de la compatibilité des fonctions ministérielles de M. Sarkozy avec son nouveau statut de candidat. C'est la raison pour laquelle nous réclamons avec tous les socialistes sa démission du ministère", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Intérieur, qui a officiellement fait acte de candidature pour la présidentielle la semaine dernière, s'est rendu lundi en Saône-et-Loire pour une visite sur le thème de l'aménagement du territoire, dans des entreprises de Chalon-sur-Saône et sur un site de Mâcon.

Il a aussi prononcé un discours en mairie de Mâcon devant plusieurs centaines de personnes, dont des militants UMP.

"C'est une visite de pré-campagne électorale!", s'est insurgé le vice-président PS de la région Bourgogne, Philippe Baumel, également président de l'Union départementale des élus socialistes et républicains (UDSR).

Lors de cette visite, l'UDSR a fait constater par huissier "les moyens utilisés par le ministre de l'Intérieur pour ce déplacement", a précisé à l'AFP M. Baumel.

"Au final, cela donne un avion --qui s'est posé sur la base militaire de Dijon--, un hélicoptère de l'armée de l'air traditionnellement utilisé par le président de la République, au moins trois véhicules pour M. Sarkozy et son entourage, un car de CRS pour sa protection, et la mobilisation de la police locale", a indiqué M. Baumel.

M. Sarkozy est désormais "un candidat officiel qui fait campagne avec les moyens de l'Etat", a-t-il estimé.

Tous les élus socialistes de Saône-et-Loire avaient reçu pour consigne de ne pas participer à la visite de M. Sarkozy, a-t-il encore indiqué.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Arnaud Montebourg
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /2006 16:48

Montebourg (PS) dénonce

la "marchandisation du soutien scolaire"





Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, a dénoncé vendredi "la marchandisation du soutien scolaire", suite à la diffusion d'une vidéo où la candidate à l'investiture socialiste Mme Royal propose que les enseignants de collège combinent cours et soutien scolaire.

"Le soutien scolaire doit pouvoir avoir lieu non plus dans le privé (...) au frais des familles mais au contraire dans le service public de l'éducation, pour tous les enfant qui en ont besoin et gratuitement", a déclaré M. Montebourg à l'AFP.

Il a relevé que Mme Royal évoquait dans cet enregistrement pirate "un pacte à la loyale avec les organisations syndicales d'enseignant avant les élections pour redéfinir les différents aspects du métier d'enseignants".

"Elle a également évoqué le phénomène dangereux de marchandisation du soutien scolaire", a-t-il ajouté en rappelant que les "entreprises de soutien scolaire privées réalisent 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires et concernent 30% des lycéens et 20% des collégiens, la principale étant cotée en bourse".

"La question des conditions de travail des professeurs", de leurs "rémunérations et de leur revalorisation" et de leur "présence" dans les établissements font "partie des choses qu'il faut mettre sur la table", pour M. Montebourg.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Arnaud Montebourg
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /2006 21:41

Arnaud Montebourg demande "la loyauté" envers Ségolène Royal

 

 

Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, a demandé aux autres candidats de faire preuve de "loyauté" envers sa championne, faisant valoir dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France à paraître lundi qu'elle était "constamment mise en cause de façon injustifiée".

"Je suis frappé de la violence avec laquelle on traite la candidature de Ségolène Royal", s'insurge M. Montebourg qui y voit "un procès permanent en illégitimité". "Elle est constamment mise en cause de façon injustifiée. C'est un procès en interdiction de se présenter", souligne-t-il.

S'agissant des débats auxquels vont donner lieu la primaire au sein du PS, le député de Saône-et-Loire assure qu'il n'a jamais été question pour Mme Royal de ne pas y participer. Mais il insiste: "Nous demandons la loyauté en retour".

Pour M. Montebourg, "Ségolène Royal est une femme libre. Il est hors de question qu'elle se laisse enfermer dans la marmite de la mauvaise foi ou cette tornade hystérique dans laquelle la nouvelle coalition des éléphants vient de se constituer pour détruire sa candidature. Cela, nous ne l'accepterons pas."

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Arnaud Montebourg
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 18:44

Et nous pensons que Jack est un homme intelligent et qu'il va le faire...  il sera ministre !

Arnaud Montebourg invite Jack Lang à rallier Ségolène Royal

Arnaud Montebourg a invité mardi Jack Lang, qui vient de se retirer de la course à l'investiture socialiste, à rejoindre l'équipe constituée autour de Ségolène Royal.
"Il devrait venir travailler avec nous", a estimé le porte-parole de la candidate sur LCI. Selon lui, après le retrait de Jack Lang, "c'est peut-être le moment de converger".
L'ancien ministre de la Culture "a une sagesse et une expérience qui ne se dément pas", a jugé Arnaud Montebourg. "Il a dans son bagage, dans son parcours, beaucoup de choses qui peuvent nous aider".
Ségolène Royal a d'ailleurs déjà "envoyé quelques signes" à Jack Lang, qu'elle a appelé au téléphone, a rapporté Arnaud Montebourg. Le député du Pas-de-Calais n'a pas précisé lequel des trois actuels candidats socialistes il soutiendrait.


Quant à Lionel Jospin, qui a lui aussi renoncé à briguer l'investiture socialiste tout en affirmant qu'il ne se rangerait pas derrière Ségolène Royal, il est nécessaire qu'il "nous aide à la victoire commune" plutôt que d'employer "des formules désagréables ou acides".


Arnaud Montebourg a par ailleurs affirmé que sa favorite "n'a jamais fui le débat" avec les socialistes, mais qu'elle estime "inutile" de débattre avec des gens avec qui elle est d'accord sur l'essentiel. Interrogé sur la faiblesse supposée de Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy, le très probable candidat de l'UMP, Arnaud Montebourg a assuré que "non seulement elle l'affrontera, mais je crois qu'elle en triomphera".

Sources : Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Arnaud Montebourg
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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /2006 22:40

Nous sommes bien d'accord avec Arnaud Montebourg et Ségolène a bien fait de le prendre comme porte-parole... car il a de l'envergure, de la répartie et de l'allure.

Montebourg : Ségolène  est "la plus à gauche"


Reçu par nouvelobs.com, le porte-parole de la candidate socialiste a expliqué notamment son ralliement à Ségolène Royal, et dénoncé "la campagne de désinformation lancée par les éléphants".

Ségolène Royal est "la candidate la plus à gauche". Invité mercredi 4 octobre des forums de nouvelobs.com, son porte-parole de campagne Arnaud Montebourg a défendu la candidature de la présidente de Poitou-Charentes à l'investiture socialiste pour l'élection de 2007. "Pour moi, a-t-il expliqué, elle est la candidate la plus profondément rénovatrice et la plus à gauche". Le député de Saône-et-Loire a par ailleurs dénoncé une "campagne de désinformation" lancée contre Ségolène Royal par "les éléphants". A un des internautes, sous le pseudonyme de "militant déçu", Arnaud Montebourg répond : "Cher camarade, ne sois pas déçu et prépare-toi à assumer la mise en oeuvre de nos propositions". "Ségolène Royal propose la "révolution démocratique" en assumant la profonde transformation du système politique actuel", écrit-il avant de poursuivre : "Tu devrais ne pas te laisser prendre par cette campagne de désinformation que les éléphants rassemblés ont lancé contre Ségolène Royal."

"Je n'ai trahi personne"


Le fondateur du Nouveau Parti socialiste a expliqué son ralliement, expliquant "n'avoir trahi quiconque, ni mes propres convictions, ni moi même" à travers son alliance avec la candidate socialiste. Arnaud Montebourg avait milité au sein du Parti socialiste pour le "non" au référendum sur Constitution européenne, alors que Ségolène Royal avait soutenu la position du parti, favorable au "oui". Extraits : "Je préfère une candidate ayant voté oui mais tirant sincèrement les leçons de la victoire du non le 29 mai 2005, plutôt qu'un candidat ayant voté non qui instrumentalise le non pour des besoins de carrière personnelle et de longévité politique".



"La seule à rassembler"

Arnaud Montebourg a également rappelé quelques idées "phares" de Ségolène Royal, notamment sur la démocratie participative, critiquée régulièrement au sein du PS. "Lorsque Ségolène Royal porte la question de la démocratie sociale en invoquant - fait unique dans l'histoire des candidatures de gauche à la présidentielle - la nécessité de renforcer le syndicalisme par l'adhésion de masse, elle renvoie à un renversement du rapport de force entre salariés et actionnaires", justifie-t-il. Pour Montebourg, "Ségolène Royal est la seule à rassembler".

Sources : Le Nouvel Observateur


Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Arnaud Montebourg
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Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /2006 14:55

Très bon article d'Arnaud Montebourg ! Bravo !

 

 

La rubrique Tribunes de Marianne2007.info ouvre avec ce texte exclusif d’Arnaud Montebourg, pour qui « en annonçant son soutien à la politique de George Bush, le candidat Sarkozy se rallie à la vision d’un monde où les grandes puissances agiraient de manière unilatérale et violente. »

George W. Sarkozy

 

par Arnaud Montebourg

député de Saône et Loire et président de « Rénover, maintenant »

 

 

Nicolas Sarkozy a traversé l’Océan Atlantique pour serrer la main de George W. Bush, se présentant comme « Sarko, l’Américain ». Que le Ministre de l’Intérieur aime l’Amérique et les Américains ne doit pas surprendre ; de la part d’un Français c’est même naturel. Que M. Sarkozy veuille se transformer en Américain peut sembler excessif, mais, à la rigueur, pourquoi pas, l’outrance fait partie du personnage. Mais qu’il confonde sciemment l’Amérique et son président est une faute politique majeure. D’une fusion personnelle revendiquée avec l’Amérique, il est passé à une symbiose avec son contestable Président. Ce n’est plus seulement « Sarko l’Américain », mais « George W. Sarkozy ».

Aimer l’Amérique oui, mais laquelle ? Nous admirons celle de Martin Luther King, celle de Franklin Delano Roosevelt et de son dirigisme keynésien, celle du 1er amendement qui garantit la liberté d’expression, celle de Michael Moore dénonçant les compromissions du pouvoir, celle de Bob Wodward et de Carl Bernstein dans l’affaire du Watergate, celle de Ralph Nader et de son mouvement de citoyens environnementalistes quand Nicolas Sarkozy vénère celle de Wall Street, celle de l’ultralibéralisme qui multiplie les travailleurs-pauvres, celle de Guantanamo et celle de Carl Rowe et ses coups tordus, celle de Schwarzenegger et son populisme fiscal, celle aussi du scientologue Tom Cruise avec lequel il s’exhibait à Bercy il y a peu.

Au-delà des différences de goût, ce qui est frappant et inquiète, c’est le soutien qu’apporte le numéro 2 du gouvernement français à l’administration Bush. Outre la question éthique posée par un Ministre d’Etat qui fait sa campagne personnelle aux frais du contribuable français, les positions favorables de Nicolas Sarkozy sur la politique étrangère de l’administration Bush provoquent un malaise à la hauteur de l’enjeu et posent une interrogation fondamentale pour la France et l’Europe, surtout compte tenu du rôle joué par l’une et l’autre dans le passé récent.

Les lecteurs du Washington Post ont pu lire après la visite de Nicolas Sarkozy à la Maison Blanche, le commentaire suivant : « Nicolas Sarkozy a prononcé sans aucune honte un discours proaméricain. Il a eu le genre de rhétorique qu’on aurait attendue d’un responsable de l’administration Bush, particulièrement sur l’Iran, Israël et la lutte contre le terrorisme. » Un lecteur du New York Times du même jour a pu lire l’analyse suivante : « Il a utilisé son voyage pour se distinguer de ce qu’il considère comme la diplomatie maladroite de son gouvernement dans des crises comme l’Irak et le Liban ».

Revenons à l’année 2003. Alors que de très importantes manifestations à Londres, Berlin, Madrid et Rome montraient l’hostilité de l’opinion européenne à la politique étrangère de Bush, il était du devoir de la France d’utiliser tous les instruments pour défendre ses convictions, à savoir le multilatéralisme, le droit international et la diplomatie, afin d’éviter une guerre illégale. Qu’on s’en souvienne : cette guerre fut motivée par deux raisons avouées, les liens prétendus de Saddam Hussein et Al-Qaida et la détention supposée d’armes de destruction massive. L’ONU ne voulant pas de cette guerre qu’elle savait illégitime, le rôle joué par la France fut décisif pour rallier les pays indécis autour du respect du droit international et ne pas rendre l’ONU complice de cette voie de fait. La position française a contraint Bush à contourner l’ONU, jouant de sa rhétorique empruntée au western plus qu’à la diplomatie, avouant ainsi qu’il préférait l’usage de la force au respect du droit, et laissant la vérité, nue, surgir : les enjeux pétroliers justifiaient cette guerre, indépendamment de toute considération pour une hypothétique démocratie irakienne et sans aucune prévision des conséquences géopolitiques de ses actes à court comme à moyen terme.

Plus de trois ans après, on peut juger rétrospectivement les positions de chacun et observer que, comme prévu, les liens avec Al-Qaida se sont révélés factices, et qu’aucune espèce d’armes de destruction massive n’a été trouvée. La guerre en Irak est donc privée de tout fondement. Pire : l’Irak s’enfonce chaque jour davantage dans la guerre civile, le terrorisme alors inexistant est quotidien, et il est avéré que Bush a outrageusement manipulé l’opinion. Il a menti au Congrès et à son opinion alors qu’il s’apprêtait à engager la vie de milliers de ses soldats. Quand on aime vraiment le peuple américain, on ne peut se réjouir de l’insulte qui lui a été faite. Il a menti devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, présentant même de grossiers montages photographiques en guise de preuve. Il a menti à ses alliés. Il a pratiqué la désinformation et la menace auprès des petits pays. Il a humilié les organes multilatéraux de résolution pacifique des conflits. Il a mis en doute leur utilité dès qu’ils ne suivaient pas aveuglément les Etats-Unis, contribuant ainsi à les affaiblir. Tout cela pour faire une guerre qui se transforme en bourbier pour les malheureux citoyens américains portant l’uniforme en Irak.

Le plus grave est que, comme vient de le révéler un rapport du Conseil national du renseignement américain, depuis l’invasion de l’Irak, le monde est moins sûr et la menace terroriste n’a jamais été aussi forte. Le Moyen Orient est plus instable que jamais ; Israël se sent moins en sécurité ; la perspective d’un État palestinien s’est encore éloignée ; la République islamique d’Iran s’impose comme une puissance régionale incontournable et la Syrie est redevenue un interlocuteur qui pèse. Le fossé s’est encore creusé entre le monde musulman et le monde occidental. L’incompréhension est totale.

Tout cela valait-il la poignée de mains de Washington dans le bureau de Mme Rice ? Car il est en France un Ministre d’Etat de l’Intérieur qui prétend que la menace de veto, faite par le gouvernement auquel il appartient pourtant, fut « arrogante ». Face à la faillite de la diplomatie de Bush, Nicolas Sarkozy fait acte d’allégeance. S’il avait été aux responsabilités au moment de cette crise, il y aurait donc sans qu’il soit possible désormais d’en douter des soldats français en train de se faire tuer à Mossoul, à Bagdad, à Bassora. La France serait co-responsable et comptable de la plus grande faute de politique internationale commise depuis des décennies. Et, par l’alignement atlantiste de Sarkozy, la France se trouverait être complice des violations des droits de l’homme dont les Etats-Unis sont devenus coutumiers, notamment dans leurs centres de détention, qu’il s’agisse des prisonniers de Guantanamo arrachés aux règles élémentaires de protection posées par le droit international, qu’il s’agisse des ignobles tortures de la prison d’Abu Graib, ou qu’il s’agisse encore des prisons secrètes installées en Europe pour échapper au droit américain. Et c’est devant le responsable en chef de toutes ces atteintes aux droits de l’homme que Nicolas Sarkozy quémande une entrevue.

Admirateur de ceux qui ont insulté la démocratie, Nicolas Sarkozy ne rêve sans doute que de les imiter. En annonçant son soutien à la politique de George Bush, le candidat Sarkozy se rallie à la vision d’un monde où les grandes puissances agiraient de manière unilatérale et violente. Il serait tout de même étrange et regrettable qu’au moment où, après l’Espagne et l’Italie, la Grande Bretagne semble s’éloigner de cette conception, ce soit la France qui en devienne le nouveau porte étendard en Europe. Tony Blair va quitter le pouvoir à cause de son alignement aveugle sur Bush, Nicolas Sarkozy semble pourtant atteint de la même cécité. Et, bravache et prétentieux, il souligne son prétendu courage à défendre les Etats-Unis. Mais quel courage y a-t-il à se soumettre devant la première puissance impériale de ce pauvre monde ?

La France partage avec les Etats-Unis la volonté de voir les valeurs de démocratie, de respect des droits de l’homme et de liberté se diffuser sur la planète. Nous estimons pourtant que les moyens doivent être pacifiques et s’appuyer sur les institutions internationales. Etre un allié, c’est soutenir l’autre, mais c’est aussi être franc envers lui quand il se fourvoie. En exprimant honnêtement mais fermement ses convictions, la France s’est non seulement comportée en alliée mais en ami, libre, dialoguant honnêtement avec une autre grande puissance, les Etats-Unis. Que ne fut-elle entendue alors !

Ce voyage coûtera très cher au Président de l’UMP, et si les Français par mégarde, désinvolture ou malheur fermaient les yeux dessus, c’est à la France et sa réputation d’équilibre, de liens entre les deux mondes qui s’affrontent, et aux Français qu’il coûtera cher.

 

Sources : Marianne2007

 

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Arnaud Montebourg
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