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Samedi 18 novembre 2006

Le phénomène Ségolène Royal



 Analyse - La victoire de Ségolène Royal montre, si besoin, que la présidentielle est d'abord la rencontre entre un tempérament, les circonstances et l'opinion.

Dans chaque période pré-présidentielle, la France éprouve deux tentations coutumières. La première est celle de l'imitation. La seconde est celle du frisson du neuf.

La vie politique française semble en effet préférer l'imitation à l'invention. Le dernier exemple en date réside dans la nouvelle mode de l'accession de femmes à des fonctions publiques de premier plan. L'ambiance est désormais au raisonnement suivant : après le Libéria, l'Allemagne, la Finlande, le Chili ...pourquoi une femme ne deviendrait-elle pas Présidente de la République en France ?

C'est une imitation d'ailleurs très réductrice car, dans ces exemples de pays étrangers, aucune des femmes concernées n'est parvenue à sa fonction sur la base d'un tel raisonnement. Chacune de ces femmes a un cursus distinct original qui n'est aujourd'hui transposable à aucune femme politique française.

La seconde tentation est celle du frisson du neuf. Avant chaque élection présidentielle française, l'enjeu consiste à trouver le schéma qui perturberait les rapports de forces classiques.

Jusqu'en 2002, dans cet esprit, la mode était au « troisième homme » surgit « d'ailleurs » c'est-à-dire ni de la principale force de droite (UNR puis UDR ensuite RPR et enfin UMP) ni de la principale force de gauche c'est-à-dire le PS.

Depuis 1974, chaque année précédent l'élection présidentielle a vu naître son « troisième homme ». Ils eurent pour noms Michel Jobert en 1974, Coluche et Yves Montand en 1981, Bernard Tapie en 1988, le dernier en date fut JP Chevènement lors des présidentielles de 2002.

Face aux échecs cinglants systématiques de ces « troisièmes hommes », la mode est passée du « troisième homme » à la « première femme ».

Cette mode s'accompagne de l'imitation et du neuf.

Il s'agit de la première femme dans les votes. Jusqu'alors des femmes ont bénéficié de belles cotes d'opinion.

Simone Veil de façon constante, Martine Aubry, Michèle Barzach ont ponctuellement occupé déjà les premières marches des sondages.

S. Royal a dépassé cette situation. Elle a bénéficié de deux changements majeurs.

D'une part, le décalage entre les repères traditionnels des politiques de 1er plan et la société est aujourd'hui quasi-total.
Les premiers ne parlent pas comme la seconde. Tout est en décalage. Le 1er terme ci-dessous est celui utilisé par les responsables politiques. Le second est celui attendu par la société. Le décalage est édifiant :


collectivité / individu,


travail / loisirs,


religion / matérialisme,


efforts / jouissance,


certitude / doute,


optimisme / angoisse,


croyance / peurs.



Cet décalage a créé un espace. Comme ce décalage est plus important que jamais, il est aussi exact que cet espace est donc plus grand que d'ordinaire.

Le second repère est que l'ambiance actuelle est aux valeurs féminines. Dans un monde d'angoisses et de précarités, la recherche d'harmonie appelle des concepts, des mots, des attitudes plus proches des valeurs féminines traditionnelles.

La victoire de S. Royal est une réelle nouvelle étape pour la vie publique française.

Sources Exprimeo

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT
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Samedi 18 novembre 2006

Voilà une petite analyse qui rejoint tout à fait ce que nous disions ICI... pratiquement tous les nouveaux adhérents ont adhéré pour Royal et non pas pour le programme du PS. C'est le choix d'une personnalité avant tout. Royal dégage, elle possède un grand charisme, elle s'exprime naturellement, on la sent près du Peuple. Elle est le contraire de Sarkozy. Quoique puisse dire Raffarin "Elle est nature mais pas sécure", en disant cela, il est clair qu'il prêche pour Sarko. Sécure, ça veut dire quoi ? Répression ? Etat sécuritaire ? Des propos qui stigmatisent les jeunes des banlieues ? Contrairement à Sarko, Royal apaise. Elle donne confiance. Elle n'effraie pas. Et l'équipe Sarko, de toute façon, doit bien être consciente de cela. Il faut donc s'attendre à un changement d'attitude du ministre de l'Intérieur. Il va être obligé de rétrograder pour paraître plus sympa.

 

Ségolène Royal : les vraies raisons de sa victoire

 

C'est avec un score de 61 % que Ségolène Royal remporte la primaire socialiste dépassant les dernières estimations et créant ainsi une nouvelle donne qui porte des messages importants sur les attentes de l'opinion.

La victoire de Ségolène Royal au 1er tour est un réel évènement historique.

C'est la consécration de 4 facteurs qui guident actuellement l'opinion publique.

# C'est d'abord le choix d'une personnalité et non pas d'un programme.

# C'est ensuite le choix d'une personnalité qui repose sur un carré magique de valeurs : authenticité, harmonie, courage, respect. Ces 4 mots sont la clef actuelle des succès.

# C'est ensuite l'enracinement régional qui a flatté le réflexe provincial et permis de capitaliser le traditionnel anti-parisianisme.

# C'est enfin l'échec de ses compétiteurs masculins symbolisant la classe politique masculine classique usée, dévalorisée, rejetée. Qu'elle le veuille ou pas, il est certain que Ségolène Royal bénéficie de son statut de femme qui répond au besoin de nouveauté et de différenciation.

Ces valeurs sont appelées à durer. Cette France culturelle va donner son empreinte à la France politique. Beaucoup de candidats doivent réajuster rapidement leurs projets de campagnes pour tirer toutes les conséquences du vote du 16/11/06 qui dépasse largement les seules frontières du parti socialiste.



Sources
Exprimeo

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 17 novembre 2006

Pluie de commentaires sur la victoire de Ségolène Royal en vidéo ici...

Raz-de-marée pour Ségolène Royal

par Isabelle Mandraud





Très vite dans la soirée du jeudi 16 novembre, les "sections-tests" sélectionnées par la direction du Parti socialiste dans sept départements, Alpes-de -Haute-Provence, Creuse, Yvelines, Maine-et-Loire, etc., ont donné la tendance. "Enorme pour SR", annonçaient les textos envoyés sur les téléphones portables par les scrutateurs. Dès le premier tour du vote des militants, Ségolène Royal a en effet gagné haut la main l'investiture du PS à l'élection présidentielle de 2007.

Le choix est net puisque seuls 1 121 bulletins blanc ou nuls (0,6 % des suffrages exprimés) ont été comptabilisés. La participation s'est révélée exceptionnelle : sur 216 969 adhérents inscrits, 178 632 (82,3 %) sont venus voter, selon les résultats fournis vendredi matin au Monde par les fédérations du PS. Seul le référendum interne au PS sur la Constitution européenne, le 1er décembre 2004, avait atteint un tel niveau de participation (83,13 %), mais avec beaucoup moins d'adhérents. Mme Royal avait lancé des appels à lui "donner un élan". Elle a été entendue au-delà de ses espérances.

Le choix, incertain jusque-là, des 70 000 nouveaux adhérents qui ont rejoint le PS au printemps, ne fait plus de doute. La première femme candidate dans l'histoire du PS a recueilli 107 743 voix (60,70 % des suffrages), loin devant ses rivaux. Dominique Strauss-Kahn arrive en deuxième position, avec 36 510 voix (20,57 %), suivi de Laurent Fabius (33 258 voix, 18,73 %).

Hormis la Seine-Maritime, la Haute-Corse et Mayotte, restées fidèles à M. Fabius, Mme Royal est arrivée en tête dans toutes les autres fédérations, y compris dans le Val-d'Oise, fief de M. Strauss-Kahn. Malgré un bon score à Paris (37,25 %), "DSK" n'arrive premier dans aucun département.

Pour les deux rivaux de Mme Royal qui ont, jusqu'au bout, tenté d'arracher un second tour après six semaines de campagne, trois débats télévisés et trois meetings communs en province, le coup est rude. Il l'est particulièrement pour M. Fabius, qui avait tout misé sur une ligne "résolument à gauche" et s'était fait le champion du projet du PS. Dans des fédérations acquises de longue date à sa cause, comme la Gironde ou la Seine Saint-Denis, il s'est effondré. Et, globalement, M. Fabius ne retrouve pas le niveau des suffrages (21,17 %) qu'il avait obtenus au congrès du Mans, en 2005.

La dernière polémique liée à la diffusion d'une vidéo montrant Mme Royal évoquant le temps de travail des enseignants n'a donc eu aucun effet. Elle pourrait même s'être retournée contre les amis de M. Strauss-Kahn, soupçonnés de l'avoir diffusée. Nulle part, l'ancien ministre de l'économie n'a imposé sa vision d'une social-démocratie à la française. Lui aussi a perdu des bastions supposés acquis comme le Puy-de-Dôme ou les Yvelines.

Mme Royal a réalisé ses plus gros scores à la Réunion, où elle s'était rendue pendant la campagne, et en Lozère - le département où elle avait prôné la réforme de la carte scolaire. La Corrèze, département cher à Jacques Chirac mais surtout attaché, côté socialiste, à François Hollande, constitue son troisième meilleur score devant son département électoral, les Deux-Sèvres.

Le raz-de-marée pro-Royal est particulièrement manifeste dans les fédérations rurales, où le vote prend parfois des allures de plébiscite. Par comparaison, Paris représente un mauvais score : elle arrive en tête, mais n'y obtient pas la majorité.

Autre enseignement : Mme Royal obtient de très bons résultats dans les sections des quartiers populaires, comme à Clichy-sous-Bois. Dans cette ville de Seine-Saint-Denis où avaient commencé les émeutes de banlieue, en novembre 2005, elle supplante le favori, Laurent Fabius.

Elle peut aussi se prévaloir de rassembler au-delà du oui et du non à la Consitution européenne. En Basse-Normandie, terre fabiusienne où le non l'avait emporté avec 55 % des voix lors du référendum interne du PS, personne n'avait imaginé que Mme Royal l'emporterait. "C'est un phénomène politique et sociétal majeur. Ici comme ailleurs, le vote a bouleversé les repères habituels ; nous n'avons pas fini d'en mesurer les conséquences", a commenté Philippe Duron, président du conseil général.

"Une histoire nouvelle au PS est en train de s'écrire. Le PS de Mitterrand-Jospin-Fabius est bien mort. Personne, absolument personne ne pouvait arrêter sa progression", assuraient des militants royalistes, adhérents à 20 euros. Mme Royal dépasse ainsi les scores du courant majoritaire emmené par François Hollande au congrès du Mans (53,63 %) avec le soutien, alors, de M. Strauss-Kahn...

Enfin, la condamnation par Mme Royal des propos racistes de Georges Frêche, figure dominante de l'Hérault ralliée à sa candidature, n'a pas eu de coût électoral. Dans cette fédération, près de trois socialistes sur quatre ont voté pour elle.


Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 17 novembre 2006

Les socialistes adoubent Ségolène Royal

Par Jean-Dominique MERCHET, Paul QUINIO, David REVAULT D'ALLONNES

 

 
La présidente de Poitou-Charentes sera la candidate du PS à l'Elysée en 2007. Elle a remporté la primaire au premier tour avec près de 60 % des voix des militants.
Elle a gagné haut la main. Avec un résultat qui pourrait «tangenter les 60 %», Ségolène Royal est depuis hier soir la candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2007. Très tôt dans la soirée, le résultat, appuyé sur une très forte participation (environ 80 %) des 218 771 adhérents, s'est imposé à tous comme une évidence. Et Ségolène Royal, dès 23 h 30, pouvait savourer sa victoire depuis sa circonscription de Melle, dans les Deux-Sèvres. Et vers 23 h 45, Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, flanqué de Patrick Mennucci et Jean-Louis Bianco, deux membres du staff de la présidente de la région Poitou-Charentes, officialisait depuis la rue de Solférino, siège parisien du PS, la victoire de Ségolène Royal, «d'ores et déjà candidate du PS». «Les militants ont fait un choix clair», avait indiqué quelques instants plus tôt Bruno Le Roux, secrétaire national aux élections du PS. Un autre partisan de la vainqueure, Gilles Savary, indiquait que le score définitif ne serait connu que très tard dans la nuit. A Marseille, alors qu'il venait de voter, Patrick Mennucci, l'un des principaux lieutenants de Ségolène Royal, a sans doute eu le mot du jour, celui de César franchissant le Rubicon : «Alea jacta est.», le sort en est jeté.

Sondages. Au vu de la participation très importante, les partisans de Ségolène Royal ont été rassurés tôt dans la soirée sur l'issue de cette primaire inédite dans l'histoire du PS, et qui porte pour la première fois dans l'histoire de la Ve République une femme en position de l'emporter. «Les militants ont voté comme les sympathisants, expliquait un proche de la présidente de Poitou-Charentes, comme pour souligner que les sondages, critiqués pendant la campagne interne, ne s'étaient pas trompés.

Selon les premiers résultats parvenus avant minuit, Ségolène Royal a obtenu plus de 73 % dans les Bouches-du-Rhône, 69 % dans le Lot, 65,4 % dans le Maine-et-Loire, 64 % dans le Loiret, 61 % dans le Nord, le Pas-de-Calais, la Loire, le Finistère et le Rhône. Et, surtout, 81,44 % dans son fief des Deux-Sèvres.

Fair play. Loin derrière elle, Dominique Strauss-Kahn était au coude à coude avec Laurent Fabius, avec un léger avantage au député du Val-d'Oise. Pour ces deux rivaux, c'était évidemment la soupe à la grimace, même si les lieutenants des deux battus ont très vite reconnu leur défaite. Au nom de DSK, Jean-Marie Le Guen, député de Paris, a indiqué que «la victoire de Ségolène Royal n'était pas contestable» . Fair play, Claude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis, a indiqué qu'il était «de la responsabilité des socialistes de se rassembler pour battre la droite» .

Battu, Laurent Fabius l'a été jusque dans un de ses fiefs, la Seine-Saint-Denis (32 % des voix). Et la consolation d'arriver en tête dans son QG de Seine-Maritime, avec 62 %, reste maigre. L'ancien «plus jeune Premier ministre de la France» que François Mitterrand a «donné» à la France en 1984, avait cru pouvoir profiter des leçons qu'il disait avoir tirées de l'échec de 2002 en effectuant un virage stratégique à gauche toute. C'est raté. S'il cherchera à peser sur la candidate pour que le PS retrouve son «ancrage populaire», la claque reçue hier est indéniable. Candidat dans sa tête depuis toujours, mais candidat pour la première fois dans les faits, Laurent Fabius n'aura pas réussi à vaincre la malédiction du mal-aimé du PS qui lui colle à la peau. Mais se serait mal le connaître de le voir céder à la tentation de... l'Ariège, où il possède une maison de campagne.

Equilibre. Dominique Strauss-Kahn, lui non plus, n'aura pas réussi son pari. Même dans son département du Val-d'Oise, avec 43 % des suffrages, il est derrière Ségolène Royal, qui a obtenu 45 %. Le candidat qui avait mené campagne sur une ligne social-démocrate pourra sans doute mieux tirer son épingle du jeu que Laurent Fabius. «Il y a énormément de points communs entre Dominique et Ségolène», a même dès hier soir déclaré Jean-Marie Le Guen. DSK, pendant la campagne interne, a toujours cherché à maintenir un savant équilibre entre sa position d'adversaire mais aussi de premier ministrable incontournable en cas de défaite. Sa convergence sur l'Europe avec Royal rendra aussi plus facile les relations avec la candidate désignée, malgré les coups fourrés de fin de campagne. Des deux vaincus, il est peut-être celui qui a le moins perdu.

La candidate, elle, tiendra dès ce matin sa première conférence de presse à Melle, sa circonscription. A 0 h 54, François Hollande n'avait lui pas encore réagi à la victoire de sa compagne.
Sources Libération

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 17 novembre 2006

Ségolène Royal : mission rassemblement

 




Ségolène Royal a reconnu l'ampleur de la tâche qui l'attend, évoquant la "montagne" qu'il va lui falloir encore "gravir" vers 2007.


Si ces six semaines de campagne interne ont été "trop longues" du propre aveu de Ségolène Royal, le plus dur commence pour la candidate officielle du PS à cinq mois de la présidentielle: elle va devoir rassembler un PS divisé, la gauche, et mener la bataille contre la droite. Sa victoire triomphale au premier tour constitue un atout majeur pour la première femme à avoir approché de si près l'Elysée.


Depuis Melle (Deux-Sèvres), où elle fêtait sa victoire, Ségolène Royal a reconnu l'ampleur de la tâche qui l'attend, évoquant la "montagne" qu'il va lui falloir encore "gravir" vers 2007. Les militants, qui sont "venus massivement voter" ne "seront pas déçus".

"Mouvement de fond"

Dans son entourage, on saluait l'ampleur d'une victoire qui conforte sa légitimité. Dès mercredi, elle s'était inquiétée d'une victoire à l'arrachée qui aurait permis à la droite de mener une "campagne sur la candidate minoritaire du PS". "C'est une procédure qui lui donne une force extraordinaire", a estimé Bruno Le Roux, membre de la direction du PS. "C'est un mouvement de fond" digne de la victoire de François Mitterrand en 1981, s'est réjoui son porte-parole Gilles Savary.

A peine la "gazelle" désignée, l'UMP a dégainé contre la candidate socialiste, accusée de ne pas avoir "une stature présidentielle".
Sans attendre, Ségolène Royal s'est attelée à sa première mission : panser les plaies du PS et rassembler des socialistes divisés par une âpre campagne qui avait tourné à l'aigre ces derniers jours entre vidéo pirate, soupçons de fraude et accusations de machisme. Elle a tendu la main à ses deux concurrents déçus, qu'elle comptait contacter dès vendredi, et à leurs partisans. "Je vais avoir comme tâche de les rassembler tous, y compris ceux qui n'ont pas voté pour moi", a-t-elle glissé. "Chaque militant socialiste va être utile dans cette bataille difficile".

Pas de dissidence

Beau joueur, Dominique Strauss-Kahn, arrivé deuxième, lui a tendu la main. Il "aidera à la victoire, évidemment", selon Jean-Christophe Cambadélis, un de ses proches, souhaitant à Mme Royal "bon vent, bon courage, bonne campagne". Durant la campagne, DSK a souvent été présenté comme le Premier ministre idéal d'une Ségolène Royal présidente. Le candidat "social-démocrate", fort de sa "fantastique percée", entend "faire entendre sa voix tout au long de la campagne pour battre Nicolas Sarkozy", selon Jean-Christophe Cambadélis. Ainsi celui-ci a-t-il déjà suggéré à Mme Royal d"'infléchir un petit peu sa campagne dans un domaine économique et social qu'elle n'a pas assez traité".
Du côté de Laurent Fabius, qui enregistre un sévère revers en étant relégué troisième, on était moins disert sur l'avenir. "On verra, on ne sait pas", a éludé son directeur de campagne Claude Bartolone.

"C'est à elle d'agir" et "de voir ce qu'elle veut faire des propositions" de ses compétiteurs, a-t-il ajouté. Partisan de M. Fabius, Jean-Luc Mélenchon avouait ne pas savoir de quoi demain serait fait, s'avouant "perplexe".
Mais pas question pour Laurent Fabius, malgré ses virulentes attaques contre Ségolène Royal durant la campagne du PS, de fragiliser la candidate investie. L'idée d'une candidature dissidente à la présidentielle était également formellement écartée.
"La seule chose qui compte, c'est que les socialistes doivent se réunir dans les meilleures conditions possibles" et "préparer déjà les affiches et la colle" pour 2007, a promis son lieutenant Claude Bartolone.
Le plus dur pour Ségolène Royal sera peut-être de rassembler la gauche autour de sa candidature et d'éviter l'éparpillement qui avait en partie conduit à la défaite de Lionel Jospin en 2002. Une gageure, tant certaines de ses positions ont pu heurter les partenaires du PS.

 

 

Sources Le Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 17 novembre 2006

Verbatim : le discours de Ségolène Royal








Voici le texte de la déclaration faite par Ségolène Royal jeudi soir 17 novembre dans sa circonscription de Melle, où elle est élue députée depuis 1988

"Je voudrais simplement vous dire tout le bonheur que je ressens. Je suis très heureuse et je vis intensément ce moment de bonheur. Je mesure l'honneur qui m'est fait aujourd'hui par tous les militants qui sont venus massivement voter. (...) Ils sont en train de me donner un élan et, ça, je veux les en remercier du fond du coeur.

"L'heure maintenant sera au rassemblement, je vous en reparlerez demain. Ce que je veux simplement faire, c'est méditer et vivre pleinement ce moment de bonheur.

"Je mesure aussi le fait de recevoir cet élan, d'être choisie de cette façon-là, c'est quelque chose d'extraordinaire. Je pense que le peuple français a écrit cette histoire. C'est le peuple qui s'est mis en mouvement, ce sont les militants de base qui se sont mis en mouvement et qui aujourd'hui me donnent cette force, me donnent cet élan.

"Je voudrais leur dire qu'ils ne seront pas déçus, que nous allons construire ensemble quelque chose d'extraordinaire, que la France va écrire une nouvelle page de cette histoire et que c'est le peuple français qui est en train d'écrire cette histoire.

"Et, fidèle aux valeurs qui sont les miennes, d'écoute, d'attention, de regard sur la réalité telle qu'elle est, je vais continuer de la même façon.

"Je vais rester moi-même pour que ceux qui aujourd'hui me font confiance, parce que je sais qu'autour des militants socialistes il y a eu plein de gens qui ont parlé aux militants socialistes, qui ont dit: 'il faut lui donner de la force, il faut lui donner du mouvement, il faut la mettre en situation d'aborder l'élection présidentielle dans les meilleurs conditions par rapport à l'aspiration profonde du pays qui a envie que ça change'.

"Je veux incarner ce changement, lui donner de la crédibilité, lui donner de la légitimité et je crois que ce soir cette légitimité m'est aujourd'hui apportée et j'en remercie du fond du coeur les militants socialistes. Parce que demain je vais avoir comme tâche de les rassembler tous, y compris ceux qui n'ont pas voté pour moi, je compte sur eux.

"Chaque militant socialiste va être utile dans cette bataille difficile, chaque militant socialiste doit être à son poste, si on veut autour des socialistes rassembler toutes les forces de gauche, un maximum de force de gauche dès le premier tour des élections.

"Nous avons six mois de travail devant nous. Ces six mois vont être utilisés de façon intensive, de façon participative. Je vais, avec les militants socialistes, remettre le peuple français au coeur du projet des socialistes pour le mettre en mouvement, pour apporter des précisions, pour dire dès aujourd'hui ce que nous ferons demain si les Français m'accordent leur confiance.

"Cette confiance, elle se mérite. Et aujourd'hui je repars de la base pour remonter la montagne et gravir cette montagne avec les militants socialistes qui m'apportent leur confiance, avec tous les Français qui ont envie que ça change et nous allons tous ensemble gravir cette montagne jusqu'en mai 2007". (AP)

Sources Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 17 novembre 2006

Et oui, les néo-socialos... c'est pour elle qu'ils se sont inscrits. Cet article date d'avant sa victoire...

 

Les "néo-socialos", clé du scrutin ?

 


L'heure de vérité a sonné au PS.

Elle a conquis le coeur des sympathisants. Ce soir, Ségolène Royal devra faire fondre celui des adhérents. Avec cette inconnue: le vote des nouveaux militants. Ils représentent un tiers des inscrits.

Elle a tout d'une championne. Et peut y croire: Ségolène Royal est la candidate préférée des sympathisants PS. En ce jour de vote, elle gagne même quatre points (66%), selon un dernier sondage IPSOS-Le Point. Favorite des sondages. Favorite sur le terrain. 59 des 105 secrétaires fédéraux ont pris position en sa faveur. Parmi eux, les patrons des cinq plus gros bastions: Paris, le Nord, les Bouches-du-Rhône et l'Hérault. La "gazelle" jouit d'un ultime avantage: la quasi-totalité de l'état-major du PS, à commencer par son numéro 2 François Rebsamen, a rallié sa candidature.


Oui mais voilà... le militant nouveau est arrivé. Et peut bouleverser le rapport de force. Ils sont près de 70 000 à avoir adhéré au PS entre mars et juin. Ce qui correspond à un tiers des troupes. Pour qui roulent ces petits nouveaux? Ils n'ont jamais été sondés. L'écurie Royal les juge tout acquis à sa cause, car ils se sont inscrits au moment où elle s'envolait dans les sondages. Les Fabusiens les pensent "moins royalistes" qu'on ne le dit. Et DSK de rêver que leurs voix se partagent entre lui et S.Royal.


Dernier point d'interrogation: les indécis. 1/4 des militants, nouveaux ou pas, n'auraient pas encore choisi. Suffisant pour inverser la vapeur? À quelques heures de l'issue du vote, la prudence est de mise. Chez Ségolène Royal, c'est sûr, on ouvrira le champagne ce soir. DSK et Laurent Fabius croient toujours possible un 2d tour. Les premières tendances ne devraient pas être connues avant minuit.

Sources AFP

Posté par Ségolène Royal

Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 17 novembre 2006

Victoire par KO de Ségolène Royal

 



Ségolène Royal appelle au rassemblement du PS

Ségolène Royal portera les couleurs du PS pour la présidentielle. Et c'est un véritable plébiscite: les militants l'ont désignée avec plus de 60% des suffrages. L'heure du rassemblement a sonné au PS.

Elle a remporté son pari: être élue dès le 1er tour. C’est même un raz-de-marée qu’a réalisé Ségolène Royal hier. La candidate a rallié 60,62% des voix des militants, selon les résultats définitifs communiqués ce matin. Dominique Strauss Kahn est relégué loin derrière avec 20,83% des voix. Laurent Fabius ferme la marche avec 18,54%. Près de 180 000 militants (82,04% des effectifs) se sont rendus aux urnes pour lui donner la victoire. Le nouveau visage des socialistes rafle le score le plus élevé en Lozère avec 83,77% des suffrages. Elle bat même Dominique Strauss-Kahn dans son fief du Val d'Oise avec 44,77% des voix. Dans les puissantes fédérations du Nord et du Pas-de-Calais, la candidate dépasse la barre des 60% des voix. A Paris, le plus gros bastion socialiste, elle frôle les 50%.

La grande gagnante a appelé aussitôt les Français à "gravir" la montagne présidentielle. Très vite, elle a fait part de son "bonheur", affirmant "mesurer l'honneur qui lui est fait". "Ils ne seront pas déçus", a-t-elle promis.

Le clan Royal a rapidement appelé au rassemblement du PS. Dans la foulée, le strauss-kahnien Pierre Moscovici a envoyé un message de ralliement à Ségolène Royal. Pour Claude Bartolone, directeur de campagne de L.Fabius, les socialistes "doivent se réunir" et "préparer déjà les affiches et la colle" pour 2007.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 17 novembre 2006

Primaires : le jour de victoire de Ségolène Royal



 



Ségolène Royal, qui a exprimé jeudi soir son "bonheur" d'avoir été désignée candidate du PS à la présidentielle, a passé une journée à battre la campagne, faisant mine de ne pas sacrifier à l'enjeu de la primaire socialiste son agenda de présidente de Poitou-Charentes.

- 11H00 -

A Poitiers, Mme Royal se dit "sereine" et "confiante" avant l'ouverture du vote des adhérents PS.

En tailleur gris, manteau noir et écharpe jaune, elle pose la première pierre du premier "lycée Kyoto" d'Europe, un établissement entièrement écologique.

- 14H00 -

A la "Maison de Région", baptisée ainsi depuis sa victoire aux régionales de 2004, la candidate, décontractée et souriante, plaisante et échange avec des journalistes. "J'ai fait ce qu'il fallait faire, maintenant j'attends le vote", glisse-t-elle.

- 15H00 -

La présidente de Poitou-Charentes rencontre des ouvrières du groupe de lingerie Aubade à Saint-Savin (Vienne), dont les emplois sont menacés par une délocalisation.

"Mon devoir, affirme-t-elle, est d'être à côté des salariées pour défendre les territoires de la région". En partant, elle ne souffle pas mot sur le scrutin du jour.

- 16H45 -

A Montamisé (Vienne), elle assiste à la cérémonie de remise de médaille de chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur à Jacques Barbier, président du pôle économie et industrie de la Région.

- 17H30 -

La prétendante à l'investiture PS reprend la route en direction de Melle (Deux-Sèvres), dans la circonscription dont elle est députée depuis 1988.

C'est dans ce bourg de 4.000 habitants qu'elle doit voter et attendre les résultats du scrutin au niveau national.

- 19H30 -

Dans la salle des fêtes de Melle tapissée d'affiches du PS, Ségolène Royal, tailleur clair et chemise blanche, vote sous les applaudissements et les vivats d'une trentaine d'adhérents.

Devant une soixantaine de journalistes, elle lance, solennelle: "c'est ce soir que va peut-être se déclencher le mouvement populaire attendu pour que ça change profondément dans la France d'aujourd'hui".

- 20H00 -

Suivie par une nuée de caméras et de micros, elle quitte la salle des fêtes pour passer la soirée à son domicile avec des proches.

- 23H20 -

Désormais candidate du PS à la présidentielle, Mme Royal, visiblement très émue, regagne la salle des fêtes pour une déclaration à la presse.

"Je voudrais dire tout le bonheur que je ressens, je vis intensément ce moment de bonheur", confie-t-elle.

"Les militants sont venus voter et sont en train de me donner un élan", ajoute-t-elle. Des adhérents réunis autour d'elle exultent: "Ségolène présidente!"

Vingt minutes plus tard, elle s'éclipse. Avant minuit, à Paris, le PS annonce officiellement sa victoire.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT
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